Traces Ecrites News, le club
  • Brassserie de Vézelay
  • DVF
  • Roch Constructeur Bois
  • Club Affaire Aire Urbaine

Les transformateurs Meng investissent 2 millions d’euros dans une nouvelle usine en Alsace

Publié par Mathieu Noyer, le 19 janvier 2017

BIENS D’ÉQUIPEMENTS/ HAUT-RHIN. Le fabricant de transformateurs électriques pour  les machines-outils et les climatisateurs industriels de Rixheim double sa capacité de production à 3.000 m.

Et ce pour fabriquer des équipements anticipateurs de la future règlementation européenne.
La nouvelle usine devance de nouveaux développements par croissance externe. C’est déjà ainsi que Richard Grangladen a bâti un petit groupe de PME au-delà de l’Alsace.
Le dirigeant a pris en fin d’année dernière, la présidence de la CPME (ex-CGPME) du Haut-Rhin.

 

mengproduction
Meng va doubler sa surface de producton dans une nouvelle usine, tout près de l'actuelle, à Rixheim. © Traces Ecrites.

 

Pour gonfler en chiffre d’affaires, Meng a besoin de grandir en surface. Fabricante de transformateurs électriques à Rixheim (Haut-Rhin), la PME de 42 salariés prépare son déménagement dans une nouvelle usine, qui sera localisée dans cette même commune qui l’a vu naître il y a bientôt 70 ans.

 

Opérationnel à l’été prochain, le site mobilise un investissement de 2 millions d’€ - les deux tiers en immobilier, un tiers en équipements - pour doubler la surface bâtie à 3.000 m2, moderniser l’outil de production et développer des produits écoconçus, plus ergonomiques et anticipateurs de la future règlementation européenne.

 

Sur le terrain d’1 hectare, la réserve foncière est suffisante pour accueillir de nouveaux développements. « Ceux-ci passeront aussi par la croissance externe », annonce Richard Grangladen, le P-DG. D’ici à 2020, le chiffre d’affaires entend croître de ses actuels 8 millions d’€ à 13 ou 14 millions, pour l’ensemble formé avec une autre société d’équipement électrique, Merot-Sodex à Loches (Indre-et-Loire).

 

Bannière Traces Ecrites Lancement Site LCR_ ac fond

 

Depuis 2013 en effet, l’histoire se conjugue au pluriel. Déjà repreneur de Meng aux héritiers du fondateur familial neuf ans plus tôt, Richard Grangladen a alors acquis la PME de Touraine, une ancienne filiale de Schneider Electric rachetée par ses cadres et qui s’était retrouvée en liquidation judiciaire.

 

« C’était une opportunité à saisir car elle apportait un parfait complément d’activité : tandis que Meng est dédié aux petits transformateurs, Merot-Sodex est un spécialiste des gros. La réunion des deux a créé le premier fabricant français de transformateurs secs indépendant des groupes », décrit le dirigeant.

 

Des lignes de production aux paquebots de croisières

 

mengmaintenance
L'activité de maintenance des moteurs électriques. © Traces Ecrites

 

L’effectif cumulé de 80 salariés inclut la petite société Weber Lubrifiants, spécialisée dans les lubrifiants industriels, également rachetée par Richard Grangladen. Positionnée notamment sur les huiles biodégradables, elle s’efforce de convaincre industries et collectivités de les adopter.

 

Dans l’activité principale, l’unité de Rixheim fabrique des transformateurs dont la puissance n’excède pas 250 KVA (kilovolts-ampères). Ils s’écoulent dans l’industrie pour la sécurisation de lignes de production, ou encore dans les bornes de poinçonnage de tickets de transports en commun.

 

Les fabricants de machines-outils et de climatisateurs industriels constituent le socle d’un portefeuille client bien diversifié. « Nous avons aussi développé une spécialisation dans les applications pour le médical. De façon générale, nous sommes des acteurs du sur-mesure. Nombre de nos fabrications ne dépassent pas les 3 ou 4 unités », ajoute Richard Grangladen.

 

Les transformateurs ont alors pour fonction, notamment, de garantir une parfaite isolation électrique entre des salles d’opération. Meng conserve, en parallèle, la maintenance de pompes et de moteurs électriques. Concernant ces derniers, leur fabrication a formé l’activité d’origine de la PME, elle l’a abandonnée à la fin des années 1960 lorsque le créneau a pris le virage de la grande série qu’elle ne pouvait suivre.

 

banniere-635x102

 

Des pièces d’un tout autre calibre sortent des ateliers de Loches. Leur puissance monte jusqu’à 3000 kilovoltampères (KVA). De tels transformateurs se retrouveront dans les paquebots de croisière, les bateaux militaires et de commerce, ou le ferroviaire.

 

Cette activité lourde justifie d’ailleurs l’implantation d’une plate-forme de proximité à Marseille pour la marine et le nucléaire avec le centre de recherche voisin de Cadarache. Elle fournit des ensembliers (Socomec, Veolia, Clemessy, Sermès…) qui installent une offre plus large.

 

Du petit groupe de PME ainsi constitué, Richard Grangladen estime avoir parachevé la réorganisation. A présent, vient le temps de la conquête de nouveaux marchés qui explique les ambitions de chiffre d’affaires à court ou moyen terme. Six embauches doivent accompagner ce mouvement à Rixheim dès cette année.

 

mengdirigeant
© Traces Ecrites.

Qui est Richard Grangladen ?


On devrait entendre reparler assez souvent de ce dirigeant d’entreprise, car il a pris fin novembre la présidence de la CPME (nouveau nom de baptême de la CGPME) du Haut-Rhin.
Ce mandat, Richard Grangladen le voit comme le prolongement logique d’un engagement dans les instances professionnelles… qui ne manquerait pas d’interpeller son défunt père, leader cégétiste des mineurs du bassin potassique proche de Mulhouse !
« Ma mère m’a simplement dit : tu vois, les temps ont changé ». Mais l’homme de 57 ans, qui réfute le terme de patron qu’il trouve dépassé, affirme avec force ne pas renier les valeurs inculquées dans sa jeunesse, celles qui mettaient le travail sur le piédestal.
« Pour moi, Meng, ce ne sont pas que 42 salariés, ce sont 160 âmes avec leur famille. Le dirigeant d’entreprise a le devoir de les écouter ». L’obsession de comprendre de Richard Grangladen l’a même amené à devenir un temps conseiller prud’homal… après avoir perdu un procès devant cette juridiction.
Le monde de la PME n’a pas imprégné toute sa carrière professionnelle, loin s’en faut. Le dirigeant fait partie de la catégorie de ceux qui ont éprouvé le besoin de se poser - mais pas de se reposer ! - en revenant près de leur chez-soi après avoir joué les globe-trotter.
L’intéressé a passé 15 années dans des groupes industriels à capitaux britanniques et américains, à occuper des postes de responsabilité internationale.
Stimulé par ses employeurs, l’ingénieur en électronique/automatisme a décroché des diplômes complémentaires en contrôle de gestion et en droit des affaires (Master 2). Il était alors fin prêt pour franchir le cap de la direction d’entreprise.



Roger Martin BTP
Article classé dans : Entreprises

Mots-clés : Haut-Rhin, Grand Est, investissements, électricité, Rixheim, machines-outils, Meng, Richard Grangladen , CPME du Haut-Rhin, Merot-Sodex , transformateurs électriques, lubrifiants industriels

Découvrez également les articles associés :

En Alsace, SES-Sterling investit 2 millions d’euros dans la logistique de son site Lauwplast En Alsace, SES-Sterling investit 2 millions d’euros dans la logistique de son site Lauwplast
Dans les Vosges, Le Jacquard Français fête ses 130 ans avec du beau lingeDans les Vosges, Le Jacquard Français fête ses 130 ans avec du beau linge
Le maroquinier SIS ouvrira début 2019 une manufacture de sous-traitance à VesoulLe maroquinier SIS ouvrira début 2019 une manufacture de sous-traitance à Vesoul
En croissance exponentielle, la Brasserie de Vézelay investit 1,5 million d’euros pour augmenter ses capacités de productionEn croissance exponentielle, la Brasserie de Vézelay investit 1,5 million d’euros pour augmenter ses capacités de production

Commentez !


Combien font "4 plus 5" ?

Envoyer votre commentaire