INNOVATION. Installée dans le tout récent Bioparc, sur la zone de Témis Santé à Besançon (Doubs), Alcis se structure en filiales pour développer de nouveaux produits et élargir son assise commerciale.

Le coactionnariat de la société d'ingénierie spécialisée dans le matériel médico-chirurgical avec d'autres acteurs de la filière fait émerger une gamme de matériels médicaux, tous basés sur le savoir-faire microtechnique bisontin.

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L'union fait la force. Jean-François Delforge a fait sien ce proverbe. Mieux, il est le fil conducteur de sa stratégie d'entreprise.

Dix ans après la création d'Alcis, société d'ingénierie spécialisée dans le matériel médico-chirurgical, cet ingénieur des Arts et Métiers (Gadzart) multiplie les partenariats et capitaux croisés pour développer et commercialiser des outils de diagnostic médical.

Structuré depuis peu en quatre filiales (*), chacune dédiée à un produit, le holding emploie 25 salariés. «Avec le réseau de nos partenaires, ce sont 200 personnes qui travaillent ensemble», précise t-il.

Statice Santé, la doyenne des entreprises biomédicales de Besançon compte parmi les partenaires d'Alcis.

On trouve aussi d'autres noms établis dans le domaine de la santé, comme le lorrain MS Technic, spécialiste de l'extrusion des polymères, l'italien Sorin Ela Médical, fabricant de défibrillateurs, le roboticien BioTom.

Alcis s'entoure aussi de matière grise universitaire. L'institut supérieur d'ingénieurs de Franche-Comté (ISIFC) qui forme à Besançon des ingénieurs dans le secteur médical, fournit recrues et stagiaires.

En quête de marchés à l'export

Le coactionnariat a fait émerger une gamme de matériels médicaux tous basés sur le savoir-faire microtechnique bisontin.

Les fils des électrodes qui entrent dans la composition des matériels sont plus fins qu'un cheveu !

Tout premier produit mis au point par l'entreprise, les implants intracérébraux qui servent au diagnostic de l'épilepsie, se vendent maintenant en Chine.

«Un marché de niche et de pointe», modère le dirigeant, mais qui peut prendre des proportions significatives dans une quête de marchés à l'export.

Depuis deux ans, Alcis développe une gamme d'endovasculaires. Là aussi un marché mondial se profile. L'outil est en cours d'homologation aux Etats-Unis.

Un cathéter électrophysiologique (qui enregistre les signaux du cœur) et des outils de transplantation cardiaque complètent le portefeuille d'Alcis et de ses filiales.

La PME n'abandonne pas pour autant le travail à façon de ses origines. Son expérience de prestataire d'industriels de la santé, tant au niveau technique que réglementaire, reste un fonds de commerce stratégique.

«C'est un moyen incontournable d'apporter les capacités financières au développement de nouveaux produits», affirme Jean-François Delforge.

(*) Les filiales d'Alcis : Alcis (prestations d'ingénierie), Alseal (matériels endovasculaires), Alcis + (cathéters électrophysiologiques), Atom (outils de transplantation d'organes)

Photos : Traces Ecrites.

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