Née il y a tout juste un an sur les fondements du groupe Rafaut, l’entreprise aéronautique française Aresia investit 5 millions d’€ dans la modernisation de ses deux usines situées dans le Grand Est. Baccarat (Meurthe-et-Moselle) et Witry-lès-Reims (Marne) emploient au total une centaine de personnes dans l’assemblage de roues, freins et réservoirs pour l’aviation civile et militaire.
Les bassins de Reims, dans la Marne, et de Baccarat, en Meurthe-et-Moselle, sont bien identifiés dans le secteur du luxe, moins dans celui de l’industrie aéronautique. Deux usines rattachées au sous-traitant français de l’aviation Aresia y prospèrent pourtant depuis plusieurs décennies, la première à Witry-lès-Reims, non loin des grandes maisons de champagnes, la seconde à Baccarat, commune mondialement célèbre pour sa manufacture de cristal.
Les besoins croissants des géants français Safran et Dassault Aviation poussent aujourd’hui ces deux filiales, qui emploient au total une centaine de salariés, à donner un coup d’accélérateur à leur activité.
C’est ainsi qu’Aresia-Baccarat bénéfice d’un investissement de 1,5 million d’€ sur deux ans en vue d’augmenter son parc de machines d’usinage de pièces hydrauliques. « Nous nous donnons les moyens de répondre à l’accroissement de la demande sur notre marché des roues et freins pour l’aviation civile et militaire. Notre site est en plein développement (chiffre d’affaires de 14,5 millions d’€ en 2022), il est tiré notamment par l’activité de notre client principal, Safran Landing Systems à Molsheim (Bas-Rhin) », résume Nathalie Souchet, la directrice à Baccarat. Nommée en mars dernier, l’ancienne patronne de l’usine General Electric de Champigneulles (Meurthe-et-Moselle) prévoit le franchissement prochain de la barre des 20 millions d’€ de chiffre d’affaires annuel, à la faveur d’un contrat sur cinq ans signé dernièrement avec Safran.
Anciennement Baccarat Précision, l’usine de 50 salariés se trouvait dans le giron d’AEDS (Aerospace Distribution Service) jusqu’au rachat de ce groupe en 2019 par un autre Français, Rafaut. La volonté du nouveau président de Rafaut, Bruno Berthet, de bâtir une entreprise de taille intermédiaire (ETI) a généré une salve d’acquisitions à partir de 2018, avec le soutien d’investisseurs (*). L’entreprise de Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine), rebaptisée il y a un an Aresia, est passée de 2 à 14 sites en quatre ans, augmentant ses effectifs de 200 à 650 salariés et son chiffre d’affaires de 50 à 180 millions d’€.
Procédés de tôlerie internalisés

A Witry-lès-Reims (Marne), le second site du Grand Est est reconnu comme un fleuron du secteur. Il emploie 58 personnes (chiffre d’affaires de 10,3 millions d’€ en 2022) à la fabrication de réservoirs de carburants pour les avions de chasse, d’une capacité de 1.250 ou 2.000 litres susceptibles d’être relâchés en vol par le pilote. Son directeur, Mathieu Detante, estime que « l’industrie aéronautique a besoin de réduire sa dépendance vis-à-vis des supply chain internationales. Cela implique d’internaliser certaines étapes de fabrication, ce qui n’est pas forcément à la portée des plus petits acteurs. D’où l’intérêt d’atteindre une taille critique. »
Dans ce contexte, le site investit 3,5 millions d’€ afin d’agrandir ses ateliers et reprendre en interne des procédés de tôlerie à l’horizon 2025. L’enveloppe va également permettre à l’usine de se diversifier via l’acquisition d’un robot de soudure.
En effet, les deux filiales d’Aresia demeurent très dépendantes de leurs principaux clients, Safran pour Baccarat et Dassault Aviation pour Witry-lès-Reims. « L’avantage de compter de tels importants donneurs d’ordres est de disposer d’une visibilité jusqu’en 2030 sur nos carnets de commande. Dassault Aviation nous demande de doubler notre capacité de production actuelle. Nous devons ainsi être en mesure de fabriquer 160 réservoirs neufs par an à l’horizon 2025 », détaille le directeur du site de Witry-lès-Reims.
L’entreprise entraîne dans son sillage d’autres acteurs régionaux, à l’instar de la société Preci 3D à Ennery (Moselle) au nord de Metz qui fournit la totalité des renforts indispensables à ces réservoirs.
Mais le décollage d’Aresia-Witry ne peut se faire sans davantage de moyens humains, d’où le recrutement en cours de 12 salariés en production et 4 en réparation.

Photos fournies par l'entreprise.
(*) HLD Europe, Tikehau ACE Capital, Etoile Capital et BNP Paribas Développement

























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Entreprise dans laquelle j ai fais mon stage en 2eme année lors de ma formation comme chaudronnier au lycée professionnel neufchâtel de Reims. C était en 1989 et depuis cette année et l obtention de mon cap et BEP j ai toujours travaillé dans l Aero comme chaudronnier. Bientôt 37 ans de métier et peut être que je postulerais pour une petite année avant la retraite!!