MOBILIER. Du travail des métaux pour les biens d'équipement au mobilier : David Baumer, dirigeant de C.Tech à Besançon (Doubs) n'a pas hésité à faire le grand écart.

La crise de 2009, particulièrement aigüe pour les sous-traitants de l'industrie, l'a mené à une diversification très singulière à partir de ce que l'entreprise connaît le mieux : l'acier.

Citysigner, la société qu'il a créée avec son frère, devrait enrichir son catalogue grâce à l'imagination d'un jeune designer, ancien étudiant de l'UTBM à Montbéliard, mais aussi grâce à un appel lancé à toutes les bonnes volontés : ce que le patron appelle le "consommateur designer".

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Depuis 12 ans, C. Tech (chiffre d'affaires d'environ 3 millions d'€), implanté à Besançon, (Doubs) réalise de grosses pièces en acier pour le monde de l'industrie, du ferroviaire au naval en passant par les robots, le nucléaire et l'aéroportuaire.

De l'usinage à la découpe, la fabrication est toute sous-traitée, selon le produit, en Pologne, en Italie, en Espagne. Nées du rapprochement avec des industriels locaux, ces filiales techniques et commerciales tissent un réseau de 300 collaborateurs aux savoir-faire complémentaires.

Après l'ouverture d'une filiale espagnole au Pays basque en 2011, C. Tech s'installe cette année en Allemagne.

Entre temps, 2009 est passée par là. Cette crise où chaque chef d'entreprise a appris à se remettre en question.

C'est le cas de David Baumer, le dirigeant de C. Tech., qui avait aussi une autre corde à son arc : la passion du design.

Il y a un an, il a créé Citysigner, une nouvelle société où l'a rejoint son frère Cédric. Une diversification très singulière à partir de ce que l'entreprise connaît le mieux : l'acier.

Le consommateur s'improvise designer

Depuis le début de l'année, la PME qui emploie sept salariés, propose uniquement en ligne, des meubles, objets de décoration, à des prix somme toute modiques : une trentaine d'€ pour un 'trophée tête de bull-dog ou de cerf, environ 600 € pour une solide table à boulons et au style industriel, une horloge comtoise métallique et en couleur pour quelque 100 €.

«Ce sont nos fournisseurs habituels qui fabriquent ces meubles. Et forcément, notre logique de coûts industriels s'applique ici» dit le chef d'entreprise.

Il a fini par embaucher un designer, Simon Bernard, un ex de l'Université de technologie de Belfort-Montbéliard (UTBM).

Une première gamme est déjà présentée au catalogue. Elle devrait continuer à s'enrichir, au fil des mois, grâce à l'imagination du jeune designer mais aussi, grâce à un appel lancé à toutes les bonnes volontés.

Cette démarche pour le moins originale invite toute personne qui se sent l'âme créative à proposer un projet. Après étude et validation, il pourra être commercialisé.

Pas besoin de s'y connaître vraiment en conception d'objet ou ergonomie : l'idée la plus folle peut être retravaillée et adaptée par le designer de la maison et une équipe d'ingénieurs. C'est ce que David Baumer appelle «le consommateur designer».

Si son projet est commercialisé, le concepteur se verra verser quelques bénéfices.

Cherchez les talents qui sont en vous !

www.citysigner.com

Photos : Citysigner

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