Moulin Decollogne accueille Nicot Meunerie dans son capital. APL construit pour DTiX un data center de colocation dans l'agglomération de Dijon. 2.000 embauches dans les métiers des travaux publics en Bourgogne-Franche-Comté. Le jambon sec du Morvan de Fernand Dussert (Salaisons Sabatier), Prix d’excellence au Concours Général Agricole. Bordet et Bois Rousseau entrent en négociation exclusive. Element Logic s’implante à Chalon-sur-Saône. Samuel Mercier, nouveau directeur de l’IAE Dijon. L’Inra devient INRAE.

 
• Moulin Decollogne accueille Nicot Meunerie dans son capital

À l’occasion d’une augmentation de capital de 2 millions d’€, Nicot Meunerie à Chagny (Saône-et-Loire), plus connu dans cette ville où est née l’entreprise, sous le nom, Les Moulins Joseph Nicot, prend 49% du capital de Moulin Decollogne qui produit des farines bio à Aiserey (Côte-d’Or). Les Coopératives de Bourgogne-Franche-Comté qui réunissent des céréaliers, propriétaires, conservent la majorité, 51% du capital. Jean-Philippe Nicot, président de Nicot Meunerie, a pris la présidence le 1er janvier 2020 et assure la direction générale.
Nicot Meunerie, fondateur de la marque Banette, ajoute ainsi un huitième moulin à son groupe de 70 millions d’€ de chiffre d’affaires (200 salariés) situé en Bourgogne-Franche-Comté (dont celui de Parcey dans le Jura), Auvergne-Rhine-Alpes et PACA. Il engage un investissement de 1,5 million d’€ à Aiserey dans la capacité de stockage de blé, l’aménagement du laboratoire, la conduite des analyses à réception et pour améliorer la productivité.
Moulin Decollogne (chiffre d’affaires de 11,08 millions d’€) qui possède historiquement un moulin à Précy-sur-Marne (Seine-et-Marne), s’est rapproché de Dijon Céréales en 2011 à l’occasion de la réindustrialisation de l’ancienne sucrerie d’Aiserey (Côte-d’Or) qui produisait du sucre de betterave. Le moulin qui y a été installé s’est spécialisé dans les farines bio. Près de 20.000 tonnes de blés ont été écrasés en 2019 (16.000 tonnes de farines), en provenance d’un millier d’exploitations agricoles. C.P.

 

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• APL construit pour DTiX un data center de colocation dans l’agglomération de Dijon

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Esquisse du data center de Chevigny-saint-Sauveur @DTiX et CAPLA Architecture

Le cabinet de conseil et d’ingénierie APL, spécialisé dans les data centers, se voit confier la conception et la réalisation clé en main du premier site de colocation de DTiX, hébergeur, à Chevigny-Saint-Sauveur, dans l’agglomération de Dijon. Baptisé DTiX ITcenter, ce centre de données d’une superficie de 450 m2  sera livré au deuxième trimestre 2020. Une première tranche disposera d’une capacité d’hébergement de 120 baies informatiques. 
Le serveur accueillera les besoins d’externalisation de systèmes informatiques des entreprises, et d’hébergement des professionnels de l’informatique.
Il sera doté d’un très haut niveau de performance énergétique, précise le constructeur, grâce au système de « free cooling » qui permet de rafraîchir les serveurs par la simple différence de température entre la chaleur générée par leur fonctionnement et la température extérieure. Il sera aussi équipé d’une architecture Tier III qui garantit une très haute disponibilité des matériels informatiques hébergés (taux de disponibilité de 99,98%). Le site sera protégé par un système d’authentification biométrique, un sas d’accès unipersonnel et une supervision vidéo continue et prétendra à la norme de management de la sécurité ISO 27001.
Dans l’Est, APL (chiffre d’affaires de 12,4 millions d’€) avait déjà réalisé clé en main en 2018, le premier data center de colocation et d’hébergement informatique de Moselle, sous la marque Advanced Mediomatrix, dans la ZAC de Mercy, près de Metz. C.P.

 

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• Les travaux publics chiffrent ses embauches à 2.000 en Bourgogne-Franche-Comté

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Vincent Martin, président de la Fédération Régionale des Travaux Pubics de Bourgogne-Franche-Comté (au micro) et une partie des administrateurs et employés de la fédération professionnelle et François rebsamen, maire de Dijon (à droite). © Traces Ecrites

C’est une opération-séduction que François Rebsamen, maire de Dijon et candidat à sa succession, a fait auprès des entrepreneurs des travaux publics, réunis au sein de la Fédération Régionale des Travaux Publics (FRTP) de Bourgogne-Franche-Comté, qui l’avaient invité pour leurs voeux lundi 27 janvier. Leur rappelant qu’il avait permis l’installation à la rentrée 2019 de l’École Spéciale des Travaux Publics (ESTP) à Dijon où ils pourront recruter leurs cadres, Vincent Martin, président de la FRTP réélu pour 3 ans en décembre dernier, a acquiescé, convaincu qu’un établissement supérieur « change le regard des jeunes vers nos métiers. » La profession est toujours en recherche de main d’oeuvre à tous niveaux de qualification, malgré ses efforts de formation et de recrutement.
Ses deux CFA de Dijon et Besançon, rebaptisés « école des Travaux Publics de Bourgogne-Franche-Comté » comptaient 10% d’apprentis en plus à la rentrée 2019 et une licence avec pour débouché le profil de conducteur de travaux, a été créée dans le prolongement du DUT Conduite de projet à Auxerre (Yonne), porte à 300 le nombre de jeunes qui se forment actuellement aux métiers des travaux publics. La profession puise aussi dans le vivier des réfugiés qu’elle forme. Au total, elle estime à 2.000 ses besoins d’embauche en 2020.
Tandis que Vincent Martin regrette que les projets du Grand Paris ne profitent pas autant qu’espéré aux entreprises en région, il a reçu avec satisfaction la nouvelle d’un budget d’investissement de 100 millions d’€ pour 2020, en provenance de Dijon Métropole et de la ville de Dijon. Toutefois, note t-il, l’année des élections municipales n'est pas favorable à l’élan qu’avait pris l'activité de la profession ces trois dernières années. Les besoins de la collectivité pourtant ne manquent pas, entre l’installation de la fibre optique, la rénovation des réseaux d’eau et l’entretien des routes. C.P.

 

Batifrancdeux

 
• Le jambon sec du Morvan de Fernand Dussert (Salaisons Sabatier), Prix d’excellence au Concours Général Agricole

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Arnaud Sabatier (à droite), PDG de Salaisons Sabatier et de la charcuterie Fernand Dussert en compagnie du Présidenet de la République. © MAA / Xavier Remongin

Vendredi 17 janvier, Arnaud Sabatier a reçu des mains du Président de la République, Emmanuel Macron, le Prix d’excellence au Concours Général Agricole dans la catégorie Charcuteries, pour le jambon sec du Morvan que fabrique l’une de ses sociétés, Fernand Dussert à Arleuf (Nièvre). « Avec mes collaborateurs, nous sommes très fiers de cette distinction récompensant la régularité de notre savoir-faire », commente le chef d’entreprise, PDG des Salaisons qui portent son nom et dont le siège est à Dijon.
Le ministère de l’Agriculture qui organise ce concours a voulu souligner la démarche de la petite entreprise de 9 salariés pour améliorer la qualité de ses produits. Arnaud Sabatier a reconstitué un réseau d’approvisionnement de porcs élevés en plein air dans le Morvan, doublé d’une technique de séchage des jambons visant à « reproduire le produit tel qu’il l'était au début du XXème siècle. »
Le séchage dure 9 à 24 mois en fonction du poids, de la taille de chaque pièce et du degré d’humidité ambiante « pour que le sel pénètre jusqu’au coeur du jambon. » Le chef d'entreprise entame maintenant la longue route vers une IG (Indication Géographique) Jambon sec du Morvan. Dernièrement, il a investi dans une trancheuse très performante pour le marché des boutiques spécialisées et de la distribution haut de gamme.
Fernand Dussert du nom de l’artisan qui avait créé cette charcuterie en 1906, et que Salaisons Sabatier a racheté en 2004, avait déjà obtenu, pour le même produit, la médaille d’argent en 2017, puis de bronze en 2018 et 2019. C.P.

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•  Qui entre les carbonisateurs Bordet et Bois Rousseau rachètera l’autre ?

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Le site de Bordet, à Leuglay (Côte-d'Or) et des délignures ou croûtes de bois, des chutes courtes de scierie et des rondins de taillis sous futaie, prêts à la carbonisation. © Bordet.

D’un côté, nous avons le carbonisateur bourguignon Bordet, implanté à Leuglay (Côte-d’Or). L’entreprise de Cyril Flores et Ivan Girardot pèse 3 millions d’€ d’activité et emploie 23 personnes. De l’autre, il y a Bois Rousseau qui officie sur 40.000 m2 à Dussac (Dordogne).
Également carbonisateur, mais aussi fabricant de clôtures et piquets en bois de châtaignier, il affiche près de 15 millions d’€ au compteur, génère 1,509 million de résultat et emploie 50 salariés. Un communiqué commun annonce une entrée en négociation exclusive pour…, là est toute la question.
Les deux industriels vont-ils fusionner, effectuer une simple participation au capital ou l'un va t-il racheter l'autre? Il faudra attendre le résultat des négociations en cours, sachant qu’ils sont sur le même créneau qualitatif, de respect de l’environnement, et ambitionnent d’être dans le peloton de tête des producteurs de charbon végétal. D.H.

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• Element Logic s’implante à Chalon-sur-Saône, « terre » logistique

Pour sa première implantation en France, le spécialiste de l’intégration de solutions de stockage automatisées pour les entrepôts Element Logic choisit Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) où sont implantées plusieurs entreprises de logistique et notamment de e-commerce, telle Amazon. 
Sa direction générale a été confiée à Isabelle Bion, jusqu’alors chargée du développement commercial et des ventes pour le territoire français de cette société norvégienne. Element Logic commercialise une solution automatisée de stockage et de collecte : les robots vont chercher les bacs dans lesquels sont stockés les produits et les livrent à l’opérateur pour préparer sa commande, selon le principe du " Goods to person".
Element Logic considère le marché français mûr avec 47 millions de consommateurs en ligne en 2019 (3ème rang des marchés européens). Son dernier exercice s’est clos fin octobre 2019 à près de 79 millions d’€ de chiffre d’affaires. C.P.

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iaemercier• Samuel Mercier, nouveau directeur de l’IAE Dijon


Samuel Mercier est élu directeur de l’École Universitaire de Management, l’IAE Dijon (1.125 étudiants en 2019-2020). Professeur en Sciences de Gestion en poste à l’Université de Bourgogne depuis 2005, il succède à Fabrice Hervé qui a occupé la fonction de janvier 2015 à janvier 2020.
Il est aussi responsable du Master Gestion des Ressources Humaines de l’IAE Dijon depuis 2002. Ses recherches portent sur l’institutionnalisation de l’éthique et de la responsabilité sociale dans la gouvernance des entreprises. Sur sa feuille de route : le développement des partenariats à l’international et le renforcement de la visibilité de l’école à l’échelle régionale.
Directeur adjoint, son prédécesseur Fabrice Hervé va poursuivre le développement du Master Double Compétence accessible en alternance sur 24 mois, qu’il a mis en place durant sa présidence.  C.P.

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• L’Inra devient INRAE

Ne dites plus Inra pour cet Institut de recherche en agronomie, mais INRAE qui veut dire Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement. C’est le résultat de la fusion entre l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) et le moins connu, Institut national de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l’agriculture (IRSTEA).
Le centre de recherche de Bourgogne-Franche-Comté que préside Nathalie Munier-Jolain est l’un des 18 en région. Il concentre ses recherches sur 3 thématiques scientifiques : l’agroécologie qui comprend la biodiversité et les systèmes de culture, l’alimentation en particulier le goût, ainsi que l’économie et la sociologie du développement des territoires ruraux et périurbains.
Il compte près de 800 personnes à Dijon et Besançon, dont 40% issus de partenaires : l’école d’ingénieurs AgroSup Dijon, le CNRS, les universités de Bourgogne et de Franche-Comté et le CHU de Dijon, et gère un budget de 29 millions d’€. C.P.

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