Une maison qui ne coûte qu'un peu d'eau

Publié par Christiane Perruchot, le 15 février 2011

Autoproduction. Une maison reliée uniquement au réseau d'eau potable, qui produit son électricité et se passe de raccordement à l'assainissement collectif …, c'est le chantier que viennent de signer deux jeunes architectes de Nuits-saint-Georges, dans le village de Chassagne-Montrachet (Côte-d'Or).

Plus écolo, tu meurs !

Une éolienne d'une hauteur de 18 mètres installée dans le jardin et des panneaux photovoltaïques sur le toit fournissent l'électricité.

Les eaux ménagères sont épurées dans un système individuel d'assainissement par les plantes.

Les toilettes sont sèches : elles n'utilisent pas d'eau. Les matières organiques mêlées à un broyat végétal servent à fabriquer du compost.

«Ce type de maison n'est pas forcément utilisable par tout le monde, l'occupant devra avoir plaisir à s'adapter en fonction de l'énergie produite», exposent Marine Jacques Leflaive et Emmanuel Dupont, architectes du cabinet Atelier0Carbone.

L'habiter pourra même s'apparenter à un jeu ou à un séjour pas comme les autres, puisque La Maison du Pot de Fer abrite des chambres d'hôtes.

La quantité d'électricité dépendant de la fantaisie du vent et du soleil, les résidents devront adapter leurs activités quotidiennes à la production journalière.

Par exemple, il faudra peut-être attendre que le soleil perce les nuages pour faire tourner une machine à laver ou faire une séance de repassage !

L'autoproduction suppose une sobriété en énergie que lui confère sa conception architecturale selon les principes de la construction bioclimatique.

Celle-ci tend à trouver le juste équilibre entre le mode constructif, l'orientation de la maison, le climat des lieux et le confort de l'habitant pour réduire au maximum les besoins de chauffer.

Coûts d'exploitation quasi nuls

L'ossature bois a semblé la plus propice aux concepteurs pour obtenir ce résultat.

Mis en œuvre par l'entreprise Charpente Pro de Verdun-sur-le-Doubs (Saône-et-Loire), les panneaux de bois préfabriqués sont renforcés d'une isolation de trois couches de fibre de bois.

Faite de trois volumes en alignement, la façade sud est largement vitrée pour profiter du soleil et de la lumière naturelle.

En théorie, cette maison de 150 m2 n’a pas besoin de plus de 15 kilowatteurs par m2 et par an.

Une construction de ce type coûte au minimum 20% de plus qu'une maison traditionnelle. En revanche, les coûts d'exploitation sont quasi nuls.

C'est au cabinet d'architectes londonien Zedfactory, auteur du fameux écoquartier Bedzeb, au sud de Londres, que Marine Jacques Leflaive et Emmanuel Dupont ont fait leurs armes pendant quatre ans.



Roger Martin BTP
Article classé dans : Entreprises

Mots-clés : construction bois, Bourgogne, Côte-d'Or, énergie éolienne, photovoltaïque, architecture

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