Un concours d’idées d’urbanisme sur un vaste délaissé à Chenôve, dans Le Grand Dijon

Publié par Christiane Perruchot, le 16 février 2017

URBANISME/CÔTE-D’OR. Le terrain 4,5 hectares que le centre de maintenance des bus urbains a délaissé en 2013 à l’entrée sud de Chenôve, dans l’agglomération de Dijon, pour rejoindre celui du tramway, a donné lieu à un concours d’idées sur le devenir de ce site.
Trois projets ont été sélectionnés, destinés à inspirer la réflexion des élus et de la population, dans l’élaboration du futur quartier Les Verges du Sud, dans quelques années.

 

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La ligne haute tension Atelier Calc, architectes et Mayot & Toussaint, paysagistes.

 

Les lieux ne sont pas faciles à réinsérer dans la trame urbaine : un terrain de 4,5 hectares en lisière d’une zone commerciale et artisanale « remplie » au fil du temps selon les opportunités foncières et bordé par une avenue passante qui relie l'agglomération de Dijon à la côte viticole.


Avec deux écueils en plus. Les anciens entrepôts du réseau de bus urbains Divia, transférés en 2013 au centre de maintenance du tramway, quelques centaines de mètres plus loin, resteront in situ, car leur démolition est estimée trop onéreuse. Le site est par ailleurs traversé par une ligne à haute tension.

 

Le Grand Dijon, propriétaire du terrain et la ville de Chenôve qui trouve là l’occasion de diversifier massivement son parc de logements, principalement composés d’immeubles de grande hauteur, ont donc lancé un concours d’idées d’urbanisme. L’exercice auquel ont répondu une dizaine d’équipes d’architectes et d’urbanisme, était étendu au voisinage, sur près de 10 ha.

 

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Dans le cahier des charges, des logements et rien que des logements (200 à 250) et des espaces « favorisant l’appropriation et la commodité des futurs habitants » (parkings, espaces payagers), le quartier étant déjà suffisamment pourvu de commerces, de services et d’équipements publics.

 

Trois projets ont été retenus et sont exposés jusqu’au 26 février à la Maison du Projet (centre commercial Saint-Exupéry) et dans le hall de la salle de spectacles Le Cèdre. Les habitants sont invités à donner leur avis et faire à leur tour des suggestions, sur place grâce à une borne interactive ou par mail, à une adresse dédiée, lesvergersdusud@ville-chenove.fr

 

Le calendrier du projet n’est pas encore défini. Tout au plus la mairie de Chenove indique qu’il devra être achevé dans les 10 ans. Revue des trois projets.

 

• La Porte de Chenôve, par l’équipe dijonnaise Atelier Calc, architectes, Mayot & Toussaint, paysagistes.

 

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L’Atelier Calc (Dijon) surfe sur la renaissance des téléphériques dans les villes en utilisant la ligne haute tension comme prolongement du tramway, (voir plus haut) dont le terminus se situe au centre-ville, près de l’Hôtel de ville.

 

Les voyageurs sont transportés en télécabines avec un arrêt à la lisière des dernières habitations au pied des vignobles et jusqu’au plateau de Chenôve, en amont. Un parking silo de 280 places qui abrite la station des télécabines, forme le totem du quartier.


« Ainsi le site retrouve une vocation de transport en commun et la ligne haute tension acquiert une dimension plus poétique », commente l’Atelier Calc. L’ancien entrepôt est reconverti en commerces en lien avec l’activité touristique que les télécabines pourraient générer et son toit reçoit un équipement sportif de plein air.

 

• Le Park, par Studio Mustard (Dijon).

 

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Comme l’indique le nom du projet des architectes-urbanistes dijonnais, le projet est pensé comme un vaste parc qui s’immisce par une coulée verte jusqu’aux coteaux, en dehors du périmètre d’étude.


Des associations prennent possession des anciens entrepôts (esquisse ci-dessus), découpés en alcôves, où se déroulent des événements toute l’année. Un jardin partagé occupe le toit.


L’équipe de Dijon Mustard insiste sur sa méthodologie : organiser le projet avec les habitants, sous la forme d’ateliers de conception qui le renderaient évolutif au fur et à mesure de sa réalisation.

 

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• Le greffage dynamique, par ARscape (Italie).

 

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Francesca Serpa qui connaît déjà bien Dijon pour avoir fait la salle familiale La Colline à Quétigny, propose un quartier « agro-sportif » à prévalence piétonne où l’habitat, dense, enserre les anciens entrepôts. Ces derniers deviennent traversants avec de vastes baies vitrées.


Le projet se structure autour de nombreux espaces d’échanges (lieux récréatifs, connexions entre les îlots bâtis) et une omniprésence d’espaces publics végétalisés. Prairies fleuries, plantations de vignes, bosquets forment un fil conducteur depuis l’entrée sud de la ville vers le vieux bourg de Chenôve.

 

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Roger Martin BTP
Article classé dans : Territoires

Mots-clés : Côte-d'Or, urbanisme, Grand Dijon, Chenôve, Bourgogne Franche-Comté, Les Vergers du Sud, Studio Mustard, Atelier Calc, Mayot et Toussaint, ARscape, Divia

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