TSPC veut faire « travailler des Bourguignons »

Publié par Didier Hugue, le 11 juin 2015

MÉTALLURGIE/BOURGOGNE. L’entreprise dijonnaise de tuyauterie, serrurerie et chaudronnerie illustre la volonté de son nouveau patron de transmettre un métier en formant et embauchant des jeunes.

Elle reçoit aujourd’hui 11 juin 2015, Éric Delzant, le préfet de Côte-d’Or qui signera dans ses locaux, onze contrats d’apprentissage, dont le sien dédié à la conception et réalisation en chaudronnerie industrielle.

 

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Le représentant de l’État en Côte-d’Or a été bien inspiré de choisir TSPC pour parler de l’apprentissage, vanter ses mérites d’intégration professionnelle et détailler les nouvelles mesures mise en place (*) pour enfin favoriser son développement.

 

Ce spécialiste en tuyauterie, serrurerie, chaudronnerie et un peu de plomberie, implanté à Longvic, dans l'agglomération de Dijon, a décidé d’intégrer un apprenti qui arrivera le 7 juillet pour suivre en alternance un BTS conception et réalisation en chaudronnerie industrielle (CRCI).

 

Fondée en 1994 par Yves Collette, l’entreprise qui frise le million d’€ de chiffre d’affaires et emploie 9 personnes, a été rachetée en janvier dernier par Marc Vincent. « Je voulais depuis 2007 entrer dans la vraie vie, celle qui consiste à voler de ses propres ailes, au point de repousser des offres de promotion de la boîte américaine qui m'employait », explique ce dernier.

 

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L’arrivée de cette recrue doit permettre à Alain Rostaing, le directeur commercial, d’être en partie déchargé du suivi de la production et de l’établissement des petits devis. « Le but étant de décrocher des marchés plus importants », précise Marc Vincent.

 

Rôle économique et social de l’entreprise

 

Car actuellement, TSPC qui rayonne principalement en région dijonnaise et sur Clamecy (Nièvre), grâce à une des unités du groupe Solvay installée sur place, entend augmenter son volume moyen de commande. Pointue dans la réalisation d’ensembles mécano-soudés en tuyauterie, aménagement de postes de travail ou encore dans la mise en sécurité d’escaliers, de passerelles et de garde-corps, l’industriel souhaite séduire de plus gros donneurs d’ordres.

 

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« Je vais par exemple prospecter pour intervenir dans les cuveries viticoles qui se montent ou se rénovent et en Bourgogne, elles ne manquent pas », indique le dirigeant. Quand on lui demande pourquoi avoir choisi d’embaucher par la voie de l’apprentissage, sa réponse tombe comme un couperet. « Parce que je veux faire travailler et donner les moyens de vivre à des Bourguignons ; j’aime cette région et je crois autant au rôle social qu’économique de l’entreprise qui est là pour transmettre des valeurs. »

 

Alors à l’écoute des beaux discours sur les aides en tout genre, Marc Vincent tique. « Vous savez la baisse des charges ne donne pas des contrats et l’assistanat permanent ne procure pas la fierté d’exister ». Ce qu’il espère des politiques est une relance par l’investissement à grande échelle : routes, voies ferroviaires, chantiers culturels... Un « new deal » à la française en somme.

 

(*) Aide TPE jeunes apprentis, qui permet la gratuité du contrat d’apprentissage la 1ère année pour les entreprises de moins de 11 salariés qui recrutent un jeune de moins de 18 ans ; versement d’une aide au recrutement d’un premier apprenti ou d’un apprenti supplémentaire dans les entreprises de moins de 250 salariés et simplification des démarches pour les entreprises et les jeunes.

 

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Marc Vincent, à droite, et Alain Rostaing, le directeur commercial de TSPC.

 

Qui est Marc Vincent ?

Ce chalonnais de 52 ans aurait voulu être pilote de chasse. Il est devenu officier de marine marchande, du moins par sa formation initiale car il ne navigua pas longtemps sur les mers. Après avoir passé un DESS de gestion, il intègre le groupe Framatome, aujourd’hui Areva, au Creusot (Saône-et-Loire).

Responsable des services techniques, puis directeur de production, Marc Vincent rejoint au bout de cinq ans Thermodyn dans la même ville, filiale de Framatome à l’époque et passée ensuite dans le giron de l’Américain General Electric (GE Oil & Gas).

Il y reste jusqu’en septembre dernier et négocie son départ. « J’en avais marre, reste que tout ce parcours professionnel fut une bonne école, spécialement en termes de management, pour m’installer à mon compte aujourd'hui », confesse-t-il.

 

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Crédits photos : Traces Écrites.



Roger Martin BTP
Article classé dans : Entreprises

Mots-clés : Dijon, Bourgogne, Côte-d'Or, Métallurgie, apprentissage, TSPC, Marc Vincent

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