Témis Sciences: l'infiniment petit se rend visible

Publié par Christiane Perruchot, le 16 février 2011

Transfert de technologies. On connaît les sommités bisontines en microtechniques et nanotechnologies, directement héritées de la tradition horlogère comtoise.

En gestation depuis quelques années pour donner plus de visibilité aux spécialistes de l'infiniment petit, Témis Sciences aborde la phase concrète.

Il s'agit de réunir sous le même toit les 260 chercheurs des départements d'optique et de micro-nanosciences du laboratoire Femto-St (Franche-Comté Electronique Mécanique Thermique et Optiques- Sciences et technologies), aujourd'hui répartis sur quatre sites à Besançon.

Les équipes installées à Montbéliard et à Belfort restent en place.

L'Institut Femto-St est une unité mixte de recherche associée au CNRS, élargie en 2008 à des compétences dans l'automatisme, l'acoustique, l'optique et le temps fréquence et, en 2012, à l'informatique des systèmes complexes.

Chercheurs métamophosés en chefs d'entreprises

La technopole Témis implantée à l'orée du campus de La Bouloie accueille naturellement ces locaux de 5300 m2.

Y sont déjà installés l'Ecole Nationale Supérieure de Mécanique et des Microtechniques (ENSMM), la halle technologique Témis Innovation, dotée notamment d'un équipement dédié à la réalisation de micro-composants en quartz (des filtres pour la téléphonie et des capteurs sans fil), et le Centre régional d’innovation et de transfert de technologie Pierre Vernier qui implique plusieurs laboratoires de recherche de l'Université de Franche-Comté.

Témis Sciences complète le tableau, doublant les capacités de travaux de microfabrication en salles blanches (+ 850 m2), salles aseptisées permettant la fabrication d'éléments infiniment petits.

Piloté par le conseil régional de Franche-Comté, le projet de 33,42 millions d'€ financé pour près de la moitié par l'Europe, sera opérationnel au 1er trimestre 2014 (travaux au 1er trimestre 2012).

Rompu à l'essaimage, le centre de recherche Femto-St, a métamorphosé plusieurs chercheurs en chefs d'entreprises.

Par exemple, Mesurtek à Chaux (Territoire de Belfort) qui conçoit des appareils de détection, Aurea Technology à Besançon, inventeur d'un compteur de photons ou encore Photline Technology, également à Besançon, qui fabrique des modulateurs dans des cristaux de niobate de lithium, utilisés dans le transport de l'information à très grand débit.

Très actif aussi en transfert de technologie, l'institut réalise chaque année environ 250 contrats de recherche dont la moitié avec des PME, principalement de la région.

Cette intense coopération avec les milieux industriels lui a d'ailleurs valu le prix national INPI 2010.

Femto-St est aussi impliqué dans Robotex, un des projets retenus dans l'appel à projets grand emprunt, conduit par le CNRS, avec les régions Bourgogne et Franche-Comté dans le domaine de la robotique.

Lire aussi :

www.tracesecritesnews.fr/2010/09/13/la-bourgogne-et-la-franche-comte-veulent-capter-les-fonds-du-grand-emprunt/

Crédit photo : Groupe 6.



Roger Martin BTP
Article classé dans : Entreprises

Mots-clés : Besançon, Franche-Comté, recherche, transfert de technologies., microtechniques, université, Femto-St

Découvrez également les articles associés :

Le DFCO, vecteur d’affaires pour ses sponsors et de notoriété pour la métropole bourguignonneLe DFCO, vecteur d’affaires pour ses sponsors et de notoriété pour la métropole bourguignonne
A l'occasion de ses 60 ans, la société d'économie mixte Sedia trace sa feuille de route pour les trois ans à venirA l'occasion de ses 60 ans, la société d'économie mixte Sedia trace sa feuille de route pour les trois ans à venir
Le fabricant d'isolants Soprema investit 6 millions d'euros dans le recyclage des emballages plastiques à StrasbourgLe fabricant d'isolants Soprema investit 6 millions d'euros dans le recyclage des emballages plastiques à Strasbourg
A Besançon, dans les coulisses d’Usigep, un sous-traitant du luxe petit, mais costaud !A Besançon, dans les coulisses d’Usigep, un sous-traitant du luxe petit, mais costaud !

Commentez !


Combien font "2 plus 5" ?

Envoyer votre commentaire