Sur la route : le retour de la Vierge à l'enfant Jésus de la chapelle de Notre-Dame d'Etang

Publié par Christiane Perruchot, le 06 mars 2015

rougeot_1PATRIMOINE/BOURGOGNE. Deux ans après avoir quitté son perchoir, au sommet de la chapelle Notre-Dame d'Etang, à Velars-sur-Ouche (Côte-d'Or), la statue de la Vierge à l'enfant Jésus va reprendre sa place la semaine prochaine. Toute d'or vêtue.

 

Avant l'épilogue de cette phase de restauration, le public est invité aujourd'hui et jusqu'à dimanche à partager les derniers jours de son séjour terrestre.

 

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La statue, avant (à gauche) et après.

 

Au printemps 2013, une partie de la population de Velars-sur-Ouche, village de la région de Dijon, s'était rassemblée pour voir l'opération spectaculaire de la dépose de la statue en fonte qui trône depuis le 19ème siècle au sommet du dôme de la chapelle Notre-Dame d'Etang. Pendant de longues heures, un camion-grue avait descendu un à un, les sept éléments qui la constituent : une masse de 10 tonnes.

 

La semaine prochaine, le moment est aussi attendu. Cette fois, la statue de la Vierge à l'enfant Jésus va regagner son perchoir à 545 mètres d'altitude. Toute d'or vêtue. L'ascension aura lieu à priori mercredi 11 mars, sauf météo contrariante. L'entreprise Gresset Mediaco utilisera les mêmes moyens : un camion grue doté d'une flèche télescopique de 45 mètres reposera un à un les parties de la statue, avant que des ouvriers acrobates ne les refixent entre elles.

 

Dorure originelle

 

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L'enfant Jésus a lui aussi retrouvé sa dorure originelle.

 

Pour retrouver une nouvelle jeunesse, la statue a voyagé jusqu'à Marsac, en Dordogne où l'entreprise Socra lui a pansé ses blessures : consolidation des parties fissurées et réparation des pièces cassées, et fait une grosse toilette : décapage ainsi que bain anticorrosion.

 

Puis elle s'est refaite une beauté aux ateliers Robert Gohard, restaurateur reconnu des Monuments historiques qui compte par ses signatures l'embellissement du Dôme des Invalides, ou encore le pont Alexandre III à Paris. Ils lui ont redonné sa dorure originelle, estompée par les intempéries.

 

3 millions d'€

 

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Coffrage du dôme.

 

Pendant son absence, des ouvriers se sont occupés de son petit nid, dans sa Bourgogne natale. Le but était d'installer un système de contreforts pour consolider le noyau de la chapelle qui s'affaissait et menaçait l'édifice tout entier.

 

Michel Berthenet, vice-président de l’association Les amis de Notre-Dame d’Etang, souligne le travail de précision des Charpentiers de Bourgogne qui ont réalisé le coffrage en bois pour couler en béton armé, la forme de la coupole, avant que l'entreprise Jacquet de Chenôve, ne prenne le relais pour remplacer les pierres de la tour de la lanterne et n'installe les tirants qui donnent à l'édifice sa stabilité.

 

Avant le retour de la statue à la chapelle, le public est convié à partir d'aujourd'hui 6 mars et jusqu'à dimanche (14h-18h) à voir de près le travail des restaurateurs, au cœur du village au lieu-dit Montagne d’Etang (face à l’ancien sanatorium des mineurs).

 

Cette première phase de restauration en appelle une seconde, plus simple techniquement, mais aussi lourde financièrement. Il s'agira de refaire toute la maçonnerie du corps de la chapelle.

 

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Restauration de la tour de la Lanterne qui porte la statue.

La facture finale approche les 3 millions d'€. C'est pourquoi l'association lance tout un programme de collecte de dons auprès de particuliers et de mécènes qui complèteront les subventions publiques espérées.

 

Déjà, précise Michel Berthenet, Lyonnaise des Eaux, Les Salaisons Sabatier, le Crédit Agricole Champagne-Bourgogne ainsi que la Fondation du Patrimoine renouvellent leur partenariat financier.

 

Une soirée, le 12 mai 2015 à l'école supérieure de commerce de Dijon, tentera d'attirer d'autres généreux donateurs.

 

Photos fournies par l'association Notre Dame d'Etang.



Roger Martin BTP
Article classé dans : Evasion

Mots-clés : Bourgogne, Côte-d'Or, patrimoine, Les Charpentiers de Bourgogne, Notre Dame d'Etang, Monuments historiques, Robert Gohard, Jacquet, Socra

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