Studio Pixmix mélange nouvelles technologies, jeu et pédagogie

Publié par Christian Robischon, le 15 septembre 2015

NUMÉRIQUE/ALSACE. La rencontre entre un développeur informatique et une régisseuse son/vidéo, cela donne une petite pépite : Studio Pixmix à Strasbourg.

La jeune entreprise créée en juin 2014 semble partir sur des bases solides et prépare la levée de 220 000 €, avant la fin de cette année, espère t-elle.

 

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Capture d'écran de l'application Debout Ludo, jeu cognitif pour jeunes enfants.

 

Branchés jeux vidéo, Damien Dessagne et Laura Fort ont trouvé l’occasion d’assouvir leur passion avec tact. Leur société Studio Pixmix investit le créneau du jeu cognitif pour jeunes enfants. C’est l’adjectif qui est important : les histoires qu’ils conçoivent n’ont pas seulement vocation à divertir mais elles poursuivent le but de stimuler la connaissance à l’âge de la maternelle.

 

« Nous travaillons pour cela avec des chercheurs en neurosciences et en sciences de l’éducation de l’université de Strasbourg, de l’école d’ingénieurs Insa Strasbourg, du groupement entre la Fondation Rotschild  et du CNRS. Notre créneau, c’est la prévention des troubles de l’apprentissage », décrit Laura Fort.

 

Dans un espace dédié et sécurisé sur les applications, à l’issue du jeu, les parents ont la possibilité d’évaluer les points faibles de leurs enfants sur la reconnaissance des formes, la motricité fine, etc.  

 

Laura Fort a puisé son inspiration dans des contes du monde entier : elle a déniché des bouts d’histoire en Australie, en Chine ou ailleurs en Asie pour mettre au point  « Debout Ludo », une sorte de bibliothèque virtuelle qui regroupe plusieurs contes de fées interactifs dont le joueur s’identifie au héros, Ludo. Dans « Le pays sans fleurs » par exemple, la mission consiste à récupérer les fleurs volées par un méchant sorcier.

 

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Le modèle économique mis en place consiste à proposer un premier jeu gratuit qui donne envie, puis à passer au(x) payant(s). Pour s’adapter à la culture « zapping » des nouvelles générations, les histoires se limitent à 10 ou 20 minutes environ chacune.  Elles sont  téléchargeables sur l’Apple Store et sur Google Play.

 

Au bout de la première année d’activité, le chiffre d’affaires atteint 115 000 d'€ et les effectifs ont été portés à 4 personnes, les 2 associés fondateurs et 2 CDI.

 

Studio Pixmix poursuit ainsi une route qui a été plutôt dégagée dès ses débuts. On parle souvent du parcours du combattant du créateur d’entreprise, or dans le cas présent les choses se sont passées de façon plutôt fluide.

 

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Branchés jeux vidéo, Damien Dessagne et Laura Fort ont trouvé l’occasion d’assouvir leur passion. ©Christian Robischon.

 

Les deux associés ont apporté 10 000 € au capital de leur SAS, puis ils ont perçu 27 000 € de prêt auprès de la BNP avec la garantie - précieuse - d’Alsace Active. Après des aides à l’embauche de la Région Alsace et un premier prêt d’honneur de 5 000 € du dispositif d’Etat Nacre (Nouvel accompagnement à la création et à la reprise d’entreprise), le statut de lauréat du Réseau Entreprendre Alsace a été un vrai déclic.

 

Il a déclenché un autre prêt d’honneur de 11 000 €, et surtout l’accompagnement par un chef d’entreprise : Maurice Bérenger, fondateur de Protip Médical qui exerce une « tutelle » bienveillante très appréciée.

 

Avec le Réseau Entreprendre

 

« On se voit au moins une fois par mois, il apporte son expertise de la gestion et plus encore de la levée de fonds, notre prochain cap à franchir », souligne Laura Fort.

 

Studio Pixmix négocie en effet la levée de 220 000 € qu’il espère concrétiser avant la fin de cette année pour répondre à son objectif de 700 000 € de chiffre d’affaires en 2017.

 

La jeune société bénéficie en outre de plusieurs des avantages de la pépinière d’entreprises de Hautepierre, de l’Eurométropole Strasbourg qui l’héberge pendant 23 mois : loyer modique, services mutualisés. Sous conditions (non remplies par Studio Pixmix), le site de 1 850 m2 peut également octroyer des exonérations fiscales au titre de sa localisation en zone franche urbaine. Il est bien rempli : actuellement 22 de ses 28 cellules sont occupées.  

 

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Roger Martin BTP
Article classé dans : Entreprises

Mots-clés : Alsace, numérique, Strasbourg, CNRS, informatique, réseau Entreprendre Alsace, université de Strasbourg, Insa Strasbourg, Fondation Rotschild, Studio Pixmix, Alsace Active, pépinière d’entreprises de Hautepierre

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