STCE se bâtit un avenir interrégional

Publié par Christiane Perruchot, le 12 juin 2012

BÂTIMENT. Avec l'acquisition récente de l'entreprise de plomberie Monbat, Société de Travaux du Centre Est, plus connue sous le nom de STCE, poursuit la diversification sectorielle et géographique annoncée par Pascal Devroe, le P-DG, lors de son rachat en 2004.

L'entreprise de Saint-Apollinaire, près de Dijon(Côte-d'Or), a rassemblé sous son toit trois corps d'état majeurs de l'acte de construire.

La plomberie rejoint l'électricité et le gros oeuvre, le métier d'origine.

Désormais tout autant implantée en Franche-Comté qu'en Bourgogne, la PME lorgne maintenant vers Rhône-Alpes. Probablement par croissance externe.

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«Nous pouvons ainsi nous positionner comme un ensemblier, sur les marchés en entreprise générale ou en conception-réalisation, adoptés de plus en souvent par les bailleurs sociaux», affirme Pascal Devroe. Les trois métiers de STCE trouvent aussi un écho en marchés publics.

«La mutualisation des moyens, notamment administratifs, débouche sur des offres concurrentielles sans pénaliser la qualité technique», ajoute le patron de l'entreprise dijonnaise, désormais bicéphale. En 2011, il a signé autant d'affaires à Besançon qu'à Dijon.

Avec cette configuration toute récente, la PME veut également séduire une clientèle de particuliers, rassurés d'avoir un seul interlocuteur. «L'électricité et la plomberie sont deux métiers à forte interférence avec des phases de travail simultanées», indique le P-DG.

C'est en début d'année que STCE a repris l'entreprise Monbat de Chevigny-Saint-Sauveur (Côte-d'Or) et douze de ses salariés, à la barre du tribunal de commerce de Dijon. Comme l'électricien Colombet, racheté en 2006, cette activité génératrice de 500 000 € de chiffre d'affaires en 2011, devient une filiale de la holding STCE.

Direction le sud

En phase de consolidation, l'activité électricité s'enrichit - réglementation thermique 2012 aidant-, d'une activité de ventilation.

Avec le gros œuvre qui a lui seul génère 19 millions d'€ de chiffre d'affaires, le groupe devrait peser environ 22 millions cette année et emploie 120 salariés. Bénéficiaire, l'entreprise distribue 30% de ses résultats avant impôt à ses salariés.

Depuis la construction des laboratoires de la société de biotechnologies Oncodesign, sur le parc d’activités Mazen-Sully à Dijon - l'un de ses premiers gros chantiers -, les grues de STCE  font partie de l'environnement familier de la capitale bourguignonne et, désormais, de sa voisine franc-comtoise.

Assisté de Stéphane Brenot, directeur d'exploitation, Pascal Devroe a su, en quelques années, séduire les constructeurs bisontins : promoteurs privés, organismes HLM et collectivités locales. Non sans quelques grincements de dents de ses collègues comtois, se souvient-il.

Le poids d'un parc de dix grues - dont la moitié en propre - l'incite, en ces temps difficiles pour le bâtiment, de pousser un peu plus loin ses frontières. Direction le sud, cette fois. Le patron dijonnais amorce une veille en région Rhône-Alpes. Cette incursion pourrait prendre la forme d'une croissance externe.

Pascal Devroe préfère cette diversification géographique à l'ajout d'autres métiers. «Je ne suis pas mégalo», dit-il. Même s'il fait partie de ces entrepreneurs toujours à l'affût d'opportunités.

Photos : Traces Ecrites et STCE.



Roger Martin BTP
Article classé dans : Entreprises

Mots-clés : Besançon, Dijon, Bourgogne, bâtiment, Franche, Rhône-Alpes, électricité, plomberie, gros oeuvre, STCE

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