Sograydis usine à plein régime

Publié par Didier Hugue, le 27 février 2015

sograydis 

 

MÉTALLURGIE/FRANCHE-COMTÉ. La société sœur de Sahgev, également propriété de la famille Guivogne, s’assure une indépendance de plus en plus marquée.

Sograydis étoffe un joli portefeuille de clients propres, investit et accroît sa valeur ajoutée.

 

Pierre-Antoine Quivogne a eu la main heureuse en rachetant courant 2005 son sous-traitant Sograydis, implanté à Langres (Haute-Marne). Mais il ne le suspectait pas encore. Pire, la crise de 2008-2009, qui a longtemps fait stagner le chiffre d’affaires de cet usineur, lui a même donné quelques sueurs froides.

 

« Pour des raisons de proximité géographique, nous l’avons déménagé en 2008 à Gevigney-et-Mercey, tout près de notre société Saghev, spécialiste des vérins hydrauliques, à qui elle livrait presque exclusivement des têtes et des pistons de vérins », explique le dirigeant. Il l’abrite alors dans un bâtiment racheté de 6 000 m2 et n’hésite pas à investir un million d’€ dans l’opération.

 

Lorsque l’irresponsabilité de quelques financiers mondiaux, créateurs d’emprunts pourris et cannibales de la moindre plus-value, plombe l’économie mondiale, Sograydis n’échappe pas aux années de vaches maigres. L’activité reste longtemps atone autour des 2 millions d’€ pour ne décoller vraiment qu’en 2011 à 4,7 millions et dépasser vraisemblablement les 5 millions cette année.

 

piecesusineessograydisForte concurrence de pays à bas coût de main d'oeuvre

 

Quelles sont les raisons de ce rebond ? « Nous avons mis les bouchées doubles commercialement et participé à des salons comme le Midest, pour nous constituer un portefeuille de clients propres », indique Pierre-Antoine Quivogne.

 

Les efforts portent leurs fruits. Sograydis (29 salariés organisés en deux fois huit) travaille dorénavant à 40% pour des industriels comme les constructeurs d’engins agricoles John Deere ou Kuhn et d’autres dans le secteur de la Défense et du BTP.

 

Elle ne se contente pas non plus de fournir des pièces basiques, mais réalise de véritables ensembles mécano-soudés, peints et assemblés. « Nous avons dû nous équiper en conséquence en injectant jusqu’à 10% de notre chiffre d’affaires dans l’outil de production : tour à commandes numériques, robots… », indique l’usineur.

 

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Le parc d’équipements est ainsi passé de 8 unités à 30 en six ans, le tournage peut se faire sur des pièces jusqu’à 3 mètres de long et un opérateur veille sur quatre à sept machines robotisées différentes.

 

« C’était la seule solution pour affronter la concurrence de pays à bas coût d’Europe de l’Est, de Chine et d’Inde », justifie le président de Sograydis.

 

pierreantoinequivogne
Pierre-antoine Quivogne (au centre) en pleine explication auprès de clients de différentes nationalités.

 

Qui est Pierre-Antoine Quivogne ?

 

Le vice-président de Saghev et président de Sograydis est un jeune entrepreneur de 32 ans. Titulaire d’un DUT génie mécanique et productique, diplômé de l’ESTA de Belfort, il décroche ensuite un MBA de l’INSEEC Bordeaux, avec pour spécialité le management de projets.

 

Il passera lors de ses études deux années fructueuses à l’étranger : Angleterre et Australie et intègrera ensuite le groupe Toshiba Ligthing (lampes infrarouges pour l’industrie) avant de rejoindre l’entreprise familiale.

 

Photos fournies par l'entreprise Saghev.



Roger Martin BTP
Article classé dans : Entreprises

Mots-clés : Franche-Comté, Haute-Saône, usinage, Sahgev, machinisme agricole, Pierre-Antoine Quivogne, vérin hydraulique, Sograydis

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