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La Route-Centre-Europe-Atlantique est en bonne voie avec 209 millions d'euros de travaux

Publié par Christiane Perruchot, le 24 mars 2016

INFRASTRUCTURES/SAÔNE-ET-LOIRE. Annoncé par le ministre délégué en charge des Transports en juillet 2013, le programme d’accélération de la mise à deux fois de voies de la Route-Centre-Europe-Atlantique (RCEA), en Saône-et-Loire, a démarré.
Trois tranches de travaux, d’un coût cumulé de 209 millions d’€, s’enchaînent jusqu’en 2019.
Une enveloppe de près de 450 millions d’€ est encore nécessaire pour achever, dans ce département, la modernisation et la sécurisation de cette route qui traverse l’hexagone d’Est en Ouest.

 

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Elargissement d'un passage sous la RCEA, du côté de Blanzy. ©Traces Ecrites.

 

C’est une route dont la presse régionale parle toutes les semaines à la rubrique des faits divers. La Route-Centre-Europe-Atlantique (RCEA), en Saône-et-Loire, compte parmi les plus accidentogènes de l’hexagone. Un facteur renforcé par un fort trafic routier qui se mêle à une circulation de proximité soutenue.


Annoncé par le ministre délégué en charge des Transports en juillet 2013, le programme d’accélération de la mise à deux fois de voies de la RCEA, dans ce département, était donc très attendu. Le chantier de la première phase a démarré l’automne dernier. Trois tranches de travaux d’un coût cumulé de 209 millions d’€, s’enchaînent jusqu’en 2019.


C’est la DREAL de Bourgogne Franche-Comté qui conduit ce chantier avec la direction interrégionale des routes (DIR ) Centre-est pour les études. Avec comme fil conducteur, sinon de gagner du temps, du moins ne pas en perdre. Car la principale caractéristique de ce chantier est de se dérouler sans déviation de la circulation, à l’exception de quelques coupures ponctuelles, la nuit.


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« Aussi le calendrier est-il ajusté en permanence en fonction de la météo afin de limiter le plus possible la gêne à la circulation », explique Michel Quinet, directeur du service transport à la DREAL.


Pour commencer, le maître d’ouvrage a choisi de concentrer les travaux sur les sections les plus accidentogènes de cette route qui traverse la France d’Est en Ouest. Il s’agit de rajouter une voie de circulation dans chaque sens, sur un linéaire de 8,2 km et de construire une voie nouvelle de 5 km, dans trois secteurs différents : Paray-le-Monial, au sud, entre Blanzy et Montchanin, enfin l’intersection entre les RN70 et 80 à Montchanin.


Près de 660 millions d’€ pour la seule Saône-et-Loire

 

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Rougeot TP (Meursault) réalise en ce moment avec Roger Martin et Berthold, les piles du pont du Bois de Bretoux, parallèle à celui du TGV, à proximité de Montchanin. ©Traces Ecrites.

 

Partout, l’élargissement de la chaussée relève de la même méthode. Une nouvelle est construite à côté de l’existante, puis à la fin de l’année, la circulation sera basculée sur la chaussée neuve afin de rénover l’ancienne. Pour gagner du temps, la préfabrication des ouvrages d’art - une soixantaine - est préconisée.


Quatre groupements d’entreprises associant des majors et des PME régionales implantées en Bourgogne Franche-Comté réalisent cette première tranche : le groupe NGE avec Guinot TP ; Roger Martin, Rougeot TP et Berthoud ; SNCTP et Colas ; enfin, Eurovia avec Est Ouvrages, Thivent TP et DFC Battage.

 

Le maître d’ouvrage a pleinement profité de la pénurie de d’affaires dans les travaux publics : initialement chiffré à 88 millions d’€, les quatre marchés de la première tranche ont été adjugées à 75 millions d’€. Et il s’en réjoui : les 13 millions d’€ d’économies dégagées vont être affectés au raccordement à l’A6, du côté de Mâcon, indique t-il. Les études devraient démarrer dans l’année.

 

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Le nouveau pont des Champs Pascauds, à Saint-Vincent-Bragny, près de Paray-le-Monial. ©Traces Ecrites.

 

La consultation des entreprises de la seconde tranche de cette même phase est en cours. Evaluée à 74 millions d’€, elle concerne un tracé neuf de 8 km entre Paray-le-Monial et Charolles, un élargissement de 6 km à Génelard et un nouvel échangeur à Palinges.

 

Les entreprises seront choisies à l’automne pour un démarrage du chantier dans la foulée. Le même calendrier est prévu un an plus tard pour deux autres sections neuves de 8 km sur la RN 79 budgétées à 32 millions. La première phase sera alors achevée.


Puis, si les crédits - principalement en provenance de l’Etat - , suivent comme prévu, deux autres enveloppes vont clore la rénovation de la RCEA en Saône-et-Loire : 231 millions d’€ seront dépensés de 2020 à 2025 et 218 millions au-delà de 2015. Au total, ce sont près de 660 millions d’€ (valeur 2015) qui seront nécessaires pour moderniser et sécuriser cette route à grande circulation.


Plus à l’ouest, dans le département voisin de l’Allier, les travaux s’annoncent aussi. Mais cette fois, l’Etat a choisi une concession autoroutière. L’enquête publique est attendue pour ce printemps. Des travaux évalués à 361 millions d’€.



Roger Martin BTP
Article classé dans : Territoires

Mots-clés : Saône-et-Loire, RCEA, travaux publics, infrastructures, Roger Martin, Eurovia, Dreal, SNCTP, Rougeot TP, Pascal Guinot TP, Thivent, DFC Battage

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