Vin : production et consommation mondiales en baisse

Publié par Traces Ecrites News, le 09 novembre 2010

Conjoncture. On produira moins de vin et 2010 et on en boira aussi beaucoup moins.

Selon l’Organisation Internationale de la Vigne et du Vin (OIV), structure intergouvernementale présidée par le français Yves Bénard qui tenait récemment l’une de ses réunions annuelles à Beaune (Côte-d’Or), le secteur viticole vit une conjoncture difficile.

Côté production, la récolte 2010 risque d’atteindre l’un de ses plus bas niveaux, comme en 2002 (257 millions d’hectolitres), et s’établir autour de 258 à 259 millions d’hectolitres.

Voire moins si l’Allemagne, gros producteur, révise encore à la baisse ses prévisions.

Plusieurs facteurs expliquent cette situation. En Europe des problèmes de floraison ont affecté la vigne. L’Australie souffre toujours d’un manque d’eau. Le Chili subit le contrecoup du récent tremblement de terre et l’Afrique du Sud s’enfonce dans une très dure crise économique.

Seule l’Argentine fait office d’exception avec une récolte de 16 millions d’hectolitres en hausse de 33%.

À titre de comparaison, la production mondiale atteignait 266 millions d’hectolitres en 2007, récolte qui était déjà en retrait de 6,1% par rapport à 2006.

La consommation mondiale de vin ne se porte pas mieux. Deux scenari s’offrent aux analystes. En cas de sortie de crise, elle se situerait entre 240 et 245 millions d’hectolitres. Dans le cas contraire, ce qui paraît vraisemblable : entre 230 et 235 millions.

D’autres pays vont s’éduquer au vin

Toujours à titre de comparaison, elle dépassait les 249 millions d’hectolitres en 2007.

Comment comprendre cette désaffection ? Les politiques de prévention contre l’alcoolisme n’expliquent pas tout. Le consommateur arbitre aujourd’hui entre de nombreux produits alcoolisés. L’AOC viticole n’est plus, surtout pour les Européens un critère de différentiation, en dehors des premiers et grands crus, encore appelés ailleurs crus classés…

Note d’espoir : sur le long terme toutefois, la consommation de vin va augmenter.

Seulement sept pays dans le monde concentrent 60% de la production. D’autres régions vont s’ouvrir à la viticulture, apprendre à leur population a bien et mieux consommer.

Reste à ne pas faire un produit élitiste et trop cher pour une clientèle de niche, mais raisonner en fonction du seul rapport qualité/prix pour toucher un public le plus large possible.

Et peut-être méditer cette affirmation de l’écrivain Jacques Lacarrière : «Le vin est un bien divin !».

Crédit Photo: BIVB/ Drouin



Roger Martin BTP
Article classé dans : Agenda

Mots-clés : Vin, OIV, consommation, production

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