Pourquoi le fabricant dijonnais de machines-outils Vernet-Behringer séduit une si large clientèle dans la région Grand Est

Publié par Didier Hugue, le 11 décembre 2017

MACHINE-OUTILS/DIJON. Les « EVOpen Days », pour évolution industrielle ouverte, organisés les 6 et 7 décembre dernier chez ce concepteur et fabricant dijonnais de machines-outils pour charpentiers métalliques et métalliers, ont rencontré une large audience, tant prospects et clients sont venus du monde entier voir les dernières nouveautés, 4.0  ou pas.

Pascal Denis, François Rossignol et Lionel Robelin, les co-dirigeants de Vernet Behringer, sont aussi maîtres chez-eux, en Bourgogne Franche-Comté, bien sûr, mais également dans le Grand Est. Témoignages d'industriels...

 

vernetbehringer
© Traces Ecrites.

 

  Vernet Behringer est le dernier des Mohicans dans sa spécialité en France : la machine-outils pour charpentier du fer et métalliers. Reprise en mauvaise santé il y a 13 ans par un triumvirat composé de Pascal Denis, Lionel Robelin et François Rossignol, elle compte aujourd’hui parmi les quatre principaux industriels du genre dans le monde. Son chiffre d’affaires atteint les 20 millions d’€, avec un effectif de 140 personnes. 10% de l’activité est dédiée à l’innovation, et l’international représente plus de 70% du chiffre d’affaires.

 

L'Alsacien Samson

 

A Ensisheim, entre Colmar et Mulhouse (Haut-Rhin), la quatrième génération aux commandes de l’entreprise Samson, Maximilien et Ferdinand Zagula regardent, tournent et virent, s’informent, ce jeudi 7 décembre, dans l’un des vastes ateliers où sont exposés les dernières nouveautés qui coupent, scient, poinçonnent, perforent, plient au besoin : tôles, poutres et poutrelles...

 

Ce constructeur métallique alsacien, tôlier et menuisier aluminium, peut ici faire son marché d’équipement. Sont-ils au moins équipés en Vernet-Behringer ? Oui, répond Roland Zagula, leur père, épicurien dans l’âme et président du directoire de cette entreprise de 40 personnes et 8 millions d’€ de chiffre d’affaires attendus sur l’exercice.

 

« Nous avons une poinçonneuse vieille de 45 ans. Je vous l’accorde, elle a été rétrofitée (*) deux fois, mais demeure toujours sans aucun besoin de maintenance », souligne-t-il.  « Nous étudions la possibilité d’acquérir une machine combinée : scieuse, perçeuse et autres fonctionnalités », indique Maximilien.

 

samson
De gauche à droite, Ferdinand Zagula, son père Roland et son frère Maximilien. © Traces Ecrites.

 

cetimdecembre 

 

Le Haut-Marnais Auer

 

Michel Auer, président du conseil de surveillance de l’entreprise de Haute-Marne qui porte son nom, n’aurait pas raté le rendez-vous pour un empire, dit-il Ce constructeur métallique qui passe la main à son fils Emmanuel, est un fidèle de la marque pour ses équipements.

 

Il est même très fidèle et se souvient avec le dynamique retraité Alain Germain - 44 ans chez Vernet et, en fin de carrière, associé du temps des anciens propriétaires - d’une anecdote lors d’un salon à Lyon il y a un quart de siècle. « Sur la nappe d’un restaurant, nous avons fait le croquis d’une machine de poinçonnage et perçage dont j’avais besoin et, quelques mois après, il me la livrait », évoque Michel Auer, venu lui aussi faire son marché.

 

Spécialisée dans les bâtiments industriels, les surfaces commerciales ou salles de spectacles - l'entreprise a refait ainsi tous les gradins de L'AccorHotels Arena Bercy -, Auer réalise 30 millions d’€ de chiffre d’affaires et emploie 120 personnes.

 

auer
Michel Auer. © Traces Ecrites.

 

pub_TP_longue

 

Le Meusien Berthold BTP

 

Cet autre charpentier métallique (50% de l’activité), installée à Dieue-sur-Meuse (Meuse), à 12 km de Verdun, est aussi un spécialiste des ouvrages d’art et notamment de ponts pour lesquels il conçoit et produit des pièces de structure gigantesques.

 

Trois machines Vernet-Behringer fonctionnent déjà dans ses ateliers. « Nous envisageons une ligne de perçage et de sciage », note Marc Pasquin, le responsable des ateliers. Bientôt à la retraite, il passera la main à Pierre Anselin, venu l’accompagner.

 

Berthold BTP, qui selon les appels d’offres, se transforme régulièrement en entreprise générale, emploie 145 salariés et affiche un chiffre d’affaires de l’ordre de 40 millions d’€.

 

berthold
Marc Pasquin, à droite, avec son successeur Pierre Ancelin. © Traces Ecrites.

 

En savoir plus sur les activités de mécanique en Côte-d'Or, cliquez sur le logo.

 

invest

 

L’Algérien Batimétal

 

Abderkader Boubekeur, P-DG de l’entreprise algérienne Batimétal, installée à Ain Defla (l'ouest Algérois) est un bon client du fabricant français. Très bon même.

 

A preuve, en 2013, sur une consultation internationale, Vernet Behringer a décroché un contrat de 2 millions d’€ pour équiper ce charpentier métallique et chaudronnier méditérranéen.

 

« Les structures portantes en métal prennent de l’ampleur en raison d’une certaine instabilité sismique dans certaines de nos régions », assure le dirigeant qui s’appuie sur un effectif de 300 personnes.

 

abdelkader
Abderkader Boubekeur, P-DG de l’entreprise algérienne Batimétal. © Traces Ecrites.

 

 kremerpub

 

Les partenaires : Spaleck Industries, Jean Perrot (groupe Pinette)

et le Québecois Machitech Automation

 

Les « EVOpen Days de Vernet Behringer, exposaient certes les machines du fabricant, mais accueillaient aussi un certain nombre de partenaires industriels. Spaleck Industries, à Pierrefontaine-les-Varans (Doubs) y montrait l’un de ses tonneaux d’ébavurage (nettoyage des pièces).

La PME en a récemment conçu un pour accueillir des pièces de 6 mètres à destination du secteur aéronautique.

Spaleck Industries ( chiffre d’affaires de près de 2 millions d’€) se fait actuellement construire un site à Brognard, tout près de Métalhom sur la ZI Technoland 2, pour 1,5 million d’€. 

 

spaleck
© Traces Ecrites.

 

Banniere-Fondation-TracesEcrites

 

Venus de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), Jérôme Hubert, président du groupe Pinette et Erick Rousseau, directeur général de Jean Perrot ( la marque de Pinette réservée aux équipements de transformation des métaux à feuilles) témoignent également d’un fort attachement à l’entreprise dijonnaise.

« Nous engageons des collaborations dont la première est déjà l’échange d’idées », se félicite Jérôme Hubert.

« Nous voyons aussi à élaborer des synergies commerciales, aller sur des salons ensemble, conduire pour certaines choses une politique d’achat, voire de SAV commune », ajoute Erick Rousseau.

 

hubertdenisrousseau
Pascal Denis, P-DG de Vernet Behringer, entouré à gauche de Jérôme Hubert et d'Erick Rousseau. © Traces Ecrites.

 

Il a traversé l'Atlantique pour être présent : Patrick Salois est Canadien français, en un mot le représentant de la " belle province ".

L'accent ne trompe pas. Il travaille pour l'entreprise Machitech Automation, implantée à Saint-Marc-des-Carrières, qui rayonne dans le secteur des solutions de découpe automatisées.

« Nos équipements sont parfaitement complémentaires avec ceux de Vernet et nous partageons, en plus, des valeurs », argumente Patrick Salois.

 

pm
Emmanuel Chevasson, P-DG du groupe PM, à droite, avec Julien Soulard, son directeur des opérations, est venu en voisin. Le site de ce menuisier industriel (portes et fenêtres) n'étant distant que de quelques centaines de mètres. © Traces Ecrites.

 

vernetbehringeroutils
© Traces Ecrites.

 

(*) Remise en état, mise aux normes ou adaptation à un besoin nouveau d'une installation industrielle existante.



Roger Martin BTP
Article classé dans : Entreprises

Mots-clés : Dijon, Côte-d'Or, Alsace, Vernet-Behringer, Pascal Denis, Lionel Robelin, François Rossignol, construction métallique, tôlerie, Spaleck Industries, Groupe PM, Bourgogne Franche-Comté, machines-outils, Samson, Auer

Découvrez également les articles associés :

Le fabricant de lingerie Triumph investit 11 millions d'euros dans la logistique à ObernaiLe fabricant de lingerie Triumph investit 11 millions d'euros dans la logistique à Obernai
Leader des diagnostics rapides en France, Biosynex met le cap sur l’exportLeader des diagnostics rapides en France, Biosynex met le cap sur l’export
A l’approche de son 30ème anniversaire, Imasonic s’engage dans une transmission familiale en douceurA l’approche de son 30ème anniversaire, Imasonic s’engage dans une transmission familiale en douceur
A Nuits-Saint-Georges, la maison de vins Faiveley fait de sa nouvelle cuverie de 8 millions d'euros, une oeuvre architecturaleA Nuits-Saint-Georges, la maison de vins Faiveley fait de sa nouvelle cuverie de 8 millions d'euros, une oeuvre architecturale

Commentez !


Combien font "9 plus 10" ?

Envoyer votre commentaire