Pourquoi le Dijonnais Vernet-Behringer existe encore

Publié par Didier Hugue, le 25 mars 2014
L’entreprise exporte 76% de ses équipements de sciage, cisaillage, découpe, perçage, poinçonnage, marquage, chargement et déchargement automatisé presque partout dans le monde.
L’entreprise exporte 76% de ses équipements de sciage, cisaillage, découpe, perçage, poinçonnage, marquage, chargement et déchargement automatisé presque partout dans le monde.

MACHINE-OUTIL. Le dernier fabricant français de machines-outils pour les charpentiers métalliques installe des usines clé en main presque partout dans le monde.

Sa recette :  s’organiser comme un grand groupe et réagir comme une PME.

La R&D atteint les 8% du chiffre d’affaires et mobilise près de 20% de l’effectif.

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La survie du Dijonnais Vernet-Behringer (20 millions d’euros de chiffre d’affaires attendu en 2014, en hausse de 11%) dans le secteur de la machine-outil pour charpentiers métalliques, ne doit rien au hasard.

Elle découle de la devise anglo-saxonne : «big enough to serve, small enough to care » soit, « assez grand pour vous servir, assez petit pour prendre soin ». Car, le dernier fabricant français du secteur doit sa survie, puis son développement, à un savant mélange entre l’organisation d’un grand groupe et la réactivité d’une PME.

La R&D de l’entreprise illustre cette stratégie. Pas moins de 8% du chiffre d’affaires y sont consacrés et près de 20% d’un effectif de 130 salariés.

« Nos trois bureaux d’études en mécanique, automatisme et informatique travaillent de conserve avec les trois ingénieurs projets et nous réunissons régulièrement des groupes de pilotage à parité entre le SAV, le marketing et la technique», explique Pascal Denis, le P-DG.

Bilan des courses, l’entreprise exporte 76% de ses équipements de sciage, cisaillage, découpe, perçage, poinçonnage, marquage, chargement et déchargement automatisé presque partout dans le monde. Au point, pour séduire une clientèle anglo-saxonne, d’avoir installé une filiale au Royaume-Uni.

Vernet-Behringer conçoit des équipements de plus en plus élaborés.
Vernet-Behringer conçoit des équipements de plus en plus élaborés.

Une intelligence collective

L’autre force du fabricant bourguignon tient à sa prospection atypique qui le fait aller là où personne ne songe même à se rendre.

Vernet-Behringer s’est ainsi offert un beau marché en Russie, loin des grandes métropoles, en visitant de nombreux prospects en Sibérie.

« De fil en aiguille, nous avons tissé notre toile dans ce vaste pays, non en cherchant à imposer nos produits, mais en tentant de répondre à des besoins spécifiques », argumente le P-DG.

Ajoutons en terme industriel, une diversification dans les matériels d’usinage de rails et de fabrication de pylônes, ainsi qu’un réinvestissement matériel de l’ordre de 500 000 € par an et la boucle serait presque bouclée.

Ne manque comme dernier atout qu’une offre globale permettant la création d’usines clé en main.

Il résulte notamment de l’association informelle de compétences, avec agents communs, des Allemands Rösler (traitement de surface, grenaillage et peinture), Behringer (scies industrielles) et Vernet-Behringer sous le vocable P4S, pour Partners for Steel.

Un management collectif. De gauche à droite, Pascal Denis, Lionel Robelin et François Rossignol.
Un management collectif. De gauche à droite, Pascal Denis, Lionel Robelin et François Rossignol.

« On pourrait également indiquer qu’en reprenant 57% de l’entreprise en 2004 avec mes associés François Rossignol et Lionel Robelin, nous formons un triumvirat très complémentaire qui évite un handicap majeur : la solitude du dirigeant lors de la prise d’une décision déterminante», assure Pascal Denis.

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Crédit photos : Vernet-Behringer.



Roger Martin BTP
Article classé dans : Entreprises
Innovation

Mots-clés : Dijon, exportation, Vernet-Behringer, Pascal Denis, Lionel Robelin, François Rossignol, machine-outil, charpente métallique

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2 réponse(s) à "Pourquoi le Dijonnais Vernet-Behringer existe encore "

  1. cordelier jacquesdit :

    Messieurs félicitations ! Mon père s'est installé en 1947, année de ma naissance à Chalon-sur-Saône j'ai conservé son matériel chargé de souvenirs : la cisaille à tôles, le combiné cisaille à fers, la poinçonneuse et aussi la grugeuse à tourelle 3 postes. Aujourd'hui, toute la mouvance moderne s'en fout. Encore bravo, e suis resté dans le métier. Vous me rajeunissez et acceptez mes encouragements. J.Cordelier

  2. Jérôme Hubertdit :

    Bravo à cette belle équipe ! Derrière ces succès se cachent l'énergie et la rigueur de ses dirigeants et de ses collaborateurs . Entrepreneurs, il n'hésitent pas à s'associer à d'autres PME internationales pour chasser en meute, même si ce mode de fonctionnement existe encore peu en France. Technologie, International, Partenariat ... les PME d'équipements industriels et de machines ont un avenir en France et méritent d'être soutenues.

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