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Myral parie sur l’innovation pour prendre toute sa place sur le vaste marché de la rénovation thermique.

Publié par Christiane Perruchot, le 08 juin 2018

BÂTIMENT/CÔTE-D’OR. Il fait partie des 60 entreprises sélectionnées pour figurer dans le Best of 2018 de Traces Ecrites News dont le lancement a eu lieu hier 7 juin au Grand Hôtel de la Cloche à Dijon.

Le petit groupe d’Is-sur-Tille qui a fêté ses 30 ans en 2017, innove pour asseoir sa solution d’isolation par l’extérieur des immeubles de logements et des équipements publics. Et lance un réseau de franchisés : le premier, dans la Meuse.

Son ambition ? Rien moins que « devenir pour l’isolation ce que le Velux est pour le toit ».


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Pour une fois, voilà un industriel qui n’a pas à se plaindre de nouvelles normes. Bien au contraire, celles que la loi de transition énergique régit désormais pour toute nouvelle construction de logements, sourient au fabricant de revêtement de façades installé à Is-sur-Tille (Côte-d'Or).


Il faut dire que la famille Bonnot a eu le nez creux. Lorsqu’en 1987, Daniel Bonnot, le fondateur de Myral et père du dirigeant actuel, Sylvain, choisit de distribuer un produit d’isolation par l’extérieur fabriqué en Allemagne, il ne se doutait pas que le concept deviendrait un sujet brûlant d’actualité au moment du 30e anniversaire de l’entreprise, célébré en 2017.


Les vêtures que Myral fabrique désormais ouvrent un marché certes concurrentiel, mais gigantesque. « Le logement étant l'un des principaux gisements d’économies d’énergie, les propriétaires particuliers comme les bailleurs recherchent des solutions pratiques », estime Sylvain Bonnot.

 

 

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Face à la multitude de produits du marché, l’entreprise d’Is-sur-Tille pense se distinguer par la facilité de la pose du sien. Ses vêtures prennent la forme de panneaux qui s’emboîtent et se vissent directement sur la façade, sans ossature. L’isolant – un polyuréthane de haute densité – est serti en usine entre un parement en aluminium (la partie visible de la façade) et un pare-vapeur (installé, lui, côté mur pour éviter la condensation).


Myral a fait un pas de géant en 2015 en s’équipant pour 4,3 millions d’€ d’une ligne automatisée de grande capacité (200.000 m2 par an) couplée à une extrudeuse – une seconde est arrivée en février 2018 – qui fabrique les profilés PVC utilisés comme jointure entre l'isolant et la surface d’habillage.


Sylvain Bonnot poursuit l’amélioration de la fluidité de son outil de production. Il s’emploie maintenant à dématérialiser les flux en amont. « Le progiciel de gestion intégré (ERP) dont nous venons de nous doter est un très gros projet stratégique », commente le dirigeant. Du devis jusqu’à l’expédition, l’outil informatique gère les achats, la comptabilité clients et fournisseurs, le stock, la planification de la production.

 

 

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La ligne de fabrication installée en 2015 pour 4,3 millions d'€ , à laquelle s'ajoute cette année une 2e ligne d'extrusion pour 400.000 €, permet de réaliser en même temps le revêtement et son isolant.

 

Artisan à ses débuts, Myral est passé d’abord au statut de l’industriel, puis de groupe. Le chiffre d’affaires atteint 22 millions d’euros avec 80 salariés. Son marché se divise en deux grandes catégories de même niveau d’activité : un réseau d’artisans poseurs, et plusieurs filiales en Bourgogne, en Bretagne et en Île-de-France qui réalisent la pose. Pour étendre sa toile, Sylvain Bonnot est en train de créer un réseau de franchisés, des artisans qui vendront et installeront ses solutions d’isolation. Le premier est installé dans la Meuse.


A son actif, l’entreprise compte chaque année environ 2.000 pavillons et une centaine d’immeubles collectifs. Les donneurs d’ordre publics ne sont pas en reste, à l’instar de l’Université de Lorraine sur le technopôle de Metz tout habillée d'or en 2017. Et Sylvain Bonnot n’est pas peu fier de compter parmi ses réalisations l’une des premières maisons certifiée « Passivhaus » (qui consomme très peu d’énergie grâce à une enveloppe très performante) dans l’ouest de la France.

 

Un réseau de franchisés en constitution

 

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Sylvain Bonnot, le dirigeant de Myral.

 

« Dans notre métier, il faut sans cesse innover pour garder le cap », constate le chef d’entreprise qui consacre 3% du chiffre d’affaires à la R&D avec un bureau d’études de quatre personnes. Plusieurs brevets ont été déposés.

 

Pour le procédé d’emboîtement des panneaux, et pour une cloche d’aspiration des poussières d’amiante utilisée en rénovation des façades. Dernièrement, la technique à joint debout traditionnellement utilisée pour les couvertures en zinc a été réactualisée en ajoutant une bande métallique à la jonction des panneaux.

 

 

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L’innovation se niche jusqu’à une adaptation des produits aux conditions des aides au financement des travaux de rénovation ; pour les bâtiments publics, la PME a conclu un système de vêture mince, de 85 millimètres. Et en prévision de la réglementation thermique 2020 pour l’habitat, elle planche sur une plus grande épaisseur, jusqu’à 240 millimètres au lieu d’un maximum de 182 aujourd’hui.

 

« Nous sommes en recherche permanente pour optimiser le mode constructif », commente le dirigeant. Sa persévérance a été grandement récompensée cette année. Ses revêtements de façade isolants ont subi avec succès les épreuves de résistance au feu sur un échantillon de façade grandeur nature selon le protocole d'essais Lepir 2 (Local expérimental pour incendie réel à deux niveaux).

 

Une solide arme pour assouvir son ambition : « Devenir pour l’isolation ce que le Velux est pour le toit ».

 

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L’isolant – un polyuréthane de haute densité – est serti en usine entre un parement en aluminium (la partie visible de la façade) et un pare-vapeur (installé, lui, côté mur pour éviter la condensation).

 

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Les bâtiments de l’UFR Sciences de l’Université de Metz recouverts de lames verticales de 3 à 10 mètres de hauteur dans une déclinaison de trois teintes or. Le faible coût de l’entretien de cette solution a prévalu dans le choix d’Eiffage Est qui a la charge de l'entretien du bâtiment pendant 25 ans dans le cadre d’un PPP (partenariat public privé).© Cabinet Lehoux-Phily-Samaha Architectes.

 

 



Roger Martin BTP
Article classé dans : Entreprises

Mots-clés : bâtiment, Côte-d'Or, franchise, Myral, isolation thermique des bâtiments

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