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Les Préleveurs indépendants s'installent dans une niche de proximité

Publié par Christian Robischon, le 12 juin 2013
L'équipe alsacienne de LPI.
L'équipe alsacienne de LPI.

ENVIRONNEMENT. Eau, air, sols, amiante, aliments : rien n’échappe aux flacons des Préleveurs indépendants (LPI).

Depuis que l’activité de prélèvement s’est ouverte à de nouveaux acteurs, LPI arpente l’Alsace avec succès depuis bientôt un an.

Le fondateur Francis Stadelmann n’a pas eu besoin de longues études de marché pour se rendre compte de l’évolution : il l’a vécue de l’intérieur, chez son précédent employeur…

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LPI, pour Les Préleveurs indépendants, est né de la restructuration du groupe Eurofins qui l'a conduit à fermer son site de Colmar-Nambsheim, que dirigeait Francis Stadelmann où il y avait fait sa carrière.

« La restructuration en question se traduisait par le recentrage du groupe sur l’analyse et l’abandon de l’activité de prélèvement. J’ai donc décidé d’investir ce créneau », relate Francis Stadelmann, dirigeant de LPI.

Simple logique : avant d’analyser, il faut bien que quelqu’un récupère les échantillons sur place.

LPI se créé ainsi en septembre 2012 autour d'une offre de proximité. Le terme si souvent galvaudé prend tout son sens dans le cas présent.

« Cette proximité n’est plus assurée par les laboratoires publics départementaux qui ont été secoués par la libéralisation du marché. Du coup, le marché s’est concentré entre une poignée d’opérateurs nationaux. Les échantillons voyagent vers de grandes plates-formes, alors que le prélèvement, lui, par définition, ne change pas de lieu », expose Francis Stadelmann.

LPI propose ce service avec des personnes qui résident dans un rayon de 60 km environ autour de son siège d'Aspach-le-Bas (Haut-Rhin) au pied de la vallée de la Thur. Ces salariés travaillent dans les environs de leur domicile dans le Sundgau, la région de Colmar ou le Piémont des Vosges, entre Sélestat et Strasbourg.

Le client garde la liberté du choix du laboratoire d’analyse vers lequel envoyer les échantillons. « Notre concept, novateur, est celui du préleveur local multi-labos », ajoute le dirigeant.

Dès lors, LPI fonctionne en mode décentralisé : des Sarl se créent, territoire par territoire. Après l’Alsace, Francis Stadelmann a donné naissance à LPI Moselle en mars dernier et il prévoit d’ici à la fin de l’année la constitution  de deux nouvelles sociétés pour le sud de la Lorraine et la Champagne.

Il compte ainsi étendre son concept de proche en proche. La Bourgogne et la Franche-Comté fait logiquement partie des prochaines cibles.

« Potentiellement, le développement est national et nous avons des touches à l’Ouest, au Sud, autour de Lyon. Mais nous veillons à ne pas brûler les étapes ».

Francis Stadelmann se déclare d’ailleurs prêt à travailler en réseau avec des confrères indépendants qui se seraient constitués plus loin en France, par suite de la mutation de ce marché observé un peu partout.

Francis Stadelmann, dirigeant de LPI.
Francis Stadelmann, dirigeant de LPI, s'intéresse aussi à la Bourgogne et à la Franche-Comté.

Des cadres opérationnels à terme indépendants

Les Sarl LPI fonctionnent sous le chapeau d’un holding. « Chacune est conçue pour que le cadre opérationnel en reprenne un jour la propriété », précise le dirigeant âgé de 58 ans.

Les deux premières sociétés déjà en activité emploient 7 salariés au total. LPI Alsace devrait réaliser un chiffre d’affaires de 400 000 € pour son premier exercice, au vu de son rythme d’activité mensuel.

Les objets des prélèvements sont variés, ce qui constitue aussi un gage de croissance. LPI est très actif dans les eaux, qu’elles soient souterraines (la surveillance de la fragile nappe phréatique alsacienne) ou de surface, les légionnelles.

Les sols aussi, notamment agricoles pour leur teneur en azote, l’air intérieur, l’amiante des établissements recevant du public (ERP), les aliments en cantines, établissements de santé, grandes et moyennes surfaces.

Et pour une fois, voici une entreprise qui ne se plaindra pas - trop - d’une tendance de l’administration à se montrer de plus en plus tatillonne : tout porte à croire que les contrôles au nom de l’environnement, de l’hygiène et de la santé ne vont pas cesser de s’étendre.

Crédit photos : Christian Robischon



Roger Martin BTP
Article classé dans : Entreprises
Environnement

Mots-clés : Alsace, Haut-Rhin, Santé, hygiène, Les Préleveurs Indépendants

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