Les Canalous (*) : de sacrés marins d’eau douce

Publié par Didier Hugue, le 07 septembre 2011

PLAISANCE. Devenu en l’espace de trente ans, le troisième loueur européen de bateaux de plaisance, la société Les Canalous, implantée à Digoin (Saône-et-Loire), multiplie les formules touristiques originales.

Du mini palace flottant au simple bateau couchettes, prétexte à la découverte au fil de l’eau, il y a en pour tous les goûts et toutes les bourses. En attendant un concept encore plus novateur et 100% écologique en cours de développement.

Dans la famille Carignant, que vous demandiez Diane, la mère, Claude, le père ou Alfred, le fils, vous parlerez inévitablement bateaux et tout spécialement plaisance. Chez ces marins d’eau douce par atavisme autant que par passion, on a su développer depuis 1982 une activité de loueur très porteuse.

Au point de faire de leur société Les Canalous, implantée à Digoin (Saône-et-Loire), le numéro trois européen derrière le Boat (groupe TUI) et Locaboat Holidays - Cardinal Boating, avec un chiffre d’affaires qui atteint les 9 millions d’€ et un effectif qui dépasse les 200 personnes en comptant les saisonniers.

«Nous exploitons en propre 15 bases en France et une trentaine au total en Europe, soit une flotte de 300 bateaux, car nous fédérons d’autres loueurs à l’étranger qui nous ont acheté des bateaux et que France Passion Plaisance, notre agence de voyages, commercialise», explique Alfred Carignant.

Grâce à son chantier naval, baptisé Polyester du Centre, l’entreprise conçoit et fabrique ses propres gammes de bateaux aux marques Tarpon, Triton, Espade ou encore Fred, à raison d’une unité par mois.

Un nouveau type de bateau 100% écologique (propulsion électrique par captation des énergies renouvelables, traitement des déchets...) est en cours de développement sur le modèle du «Toue Canabée» qui naviguait jadis sur la Loire pour le transport de fret et que l’on démontait à l’arrivée. «Nous allons investir ces trois prochaines années, sur ce projet et quelques autres que nous gardons encore confidentiels, entre 600 000 et 800 000 € en recherche et développement», précise Claude Carignant.

Une forte segmentation de la demande

Comme tous les secteurs d’activité, la plaisance ne peut faire l’impasse d’une innovation constante dans ces produits.

«La clientèle nous oblige dorénavant à segmenter de plus en plus notre offre vers le très haut de gamme, en proposant des mini palaces flottants, équipés de télé satellite, de connexion Internet, de lave-vaisselle, de climatisation ou, à l’inverse, de simples bateaux camping sur l’eau dotés d’un minimum de confort», argumente Alfred Carignant.

Cette clientèle, aux deux tiers étrangère : allemande, suisse, belge, italienne principalement, mériterait d’être plus nationale. Non pas qu’il soit question ici d’un chauvinisme bon teint, mais la plaisance procure une sensation de dépaysement et de liberté quasi-unique.

Nous aurons très prochainement le plaisir de vous raconter notre périple entre Seille et Saône durant une semaine, avec la complicité des Canalous.

Et puis cassons une idée préconçue ! Ce mode de vacances n’est pas plus onéreux que bien d’autres, voire moins. Suivant le type de bateau choisi, il en coûtera entre 150 et 400 € par personne et par semaine, auquel il convient toutefois de rajouter le prix de la nourriture et du carburant.

(*) Appellation familière des mariniers de la Loire.

Crédit photo : Les Canalous



Roger Martin BTP
Article classé dans : Entreprises

Mots-clés : Bourgogne, Saône-et-Loire, tourisme, Les Canalous, Plaisance

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