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Le Jurassien Dadaux boucle un investissement de 3,5 millions d'euros pour le bonheur des bouchers et charcutiers de 67 pays

Publié par Didier Hugue, le 30 janvier 2018

MÉCANIQUE/JURA. Comment devenir le numéro un européen et l’un des tout premiers opérateurs mondiaux de son secteur en à peu plus de 30 ans ?

Le Jurassien Dadaux, fabricant d’une large gamme de matériels de transformation et de découpe de viande, fournit la réponse. Les ressorts à son développement se résument en trois points : de l'innovation, un SAV très réactif et une fabrication 100% française.

Il boucle un programme de 3,5 millions d’€ d'investissement sur ses trois sites industriels.

 

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Ligne de montage des poussoirs à viande dans l'usine de Bersaillin. © Traces Ecrites.

 

Pour un peu, on raterait presque la petite route qui conduit aux établissements Dadaux de Bersaillin (Jura), tant le site se fait discret. Personne non plus ne soupçonnerait l’existence derrière une façade modeste de l’une des plus belles réussites industrielles franc-comtoises au plan international.

 

Dadaux, premier fabricant européen de machines de transformation et découpe de viande, exporte dans 67 pays (*) pas moins de la moitié d’un chiffre d’affaires qui s’élève à 30 millions d’€. Ses atouts : l’innovation en lien avec les besoins exprimés des bouchers et charcutiers, une fabrication 100% française, auxquels s’ajoute un SAV de proximité très réactif.

 

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« On peut compléter nos points forts par une gamme d’équipements la plus étendue au monde. Depuis 2012, nous réalisons même une machine à couper les fromages à pâtes dures, comme, région oblige, le Comté », indique Laure Richard, la directrice export.  Les résultats de cette stratégie en font par ailleurs le fournisseur attitré de 80% des grandes surfaces alimentaires (GMS).

 

Pour se maintenir en tête, Dadaux n’hésite pas à investir : il boucle actuellement un programme de 3,5 millions d’€ sur ses trois sites industriels, dans le Jura et en Tunisie. L’unité de Bersaillin (70 salariés) bénéficie d’une extension de 1.500 m2 pour atteindre une surface totale de près de 10.000 m2. Elle est consacrée à désengorger certaines opérations de montage afin de mieux optimiser les flux de production.

 

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Atelier de montage des mélangeurs, également à Bersaillin. © Traces Ecrites.

 

D’ici sortent par milliers des hachoirs réfrigérés – la première innovation maison datant de 1988 –, des hachoirs poussoirs et mélangeurs, des scies à os, des cutters (découpe de charcuterie), des trancheurs à côtelettes et des coupe meules de fromages.

 

Une nouvelle usine en Tunisie

 

Sur l’autre site jurassien (18 salariés), spécialisé dans les cubeuses et trancheurs à jambons et mis en service à Poligny en septembre 2008, ville distante d’une dizaine de km, le fabricant procède à une extension de 750 m2, dans le but de muscler l’assemblage et étendre le stockage. Ces deux investissements s’élèvent à 1,5 million d’€.

 

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Montage des trancheurs, toujours à Bersaillin. © Traces Ecrites.

 

Franchissons la Méditerranée pour accoster à Bizerte en Tunisie. Là, Dadaux s’est offert une toute nouvelle usine opérationnelle en février 2017 pour 2 millions d’€. Cet outil industriel, qui en remplace un moins performant, permet de souder et polir les plaques d’inox ensuite découpées et pliées à Bersaillin. Il emploie 80 personnes.

 

Dadaux a un peu plus de 30 ans. Fondée en 1975 par Michel et Cécile Dadaux, l’entreprise,  à ses débuts, ne fait que de l’installation et de la réparation de matériel de boucherie et charcuterie d’autres fabricants.

 

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Il faut attendre les années 1980 pour voir apparaître les premières créations. « Nous avons commencé par du mobilier de cuisine, des tables de travail, des chariots des rayonnages, tout déjà en inox », explique Michel Dadaux dans un livre qui retrace l’histoire de l’entreprise.

 

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Le fameux hachoir réfrigéré, produit phare de l'entreprise, ici dans sa dernière version. © Dadaux.

 

Son fils Jean-Claude, l’actuel dirigeant, met ensuite au point tous les équipements, dont ce fameux hachoir réfrigéré pour mouler les steaks hachés, dont le premier exemplaire a été vendu à une boucherie de Chalon-sur-Saône.

 

« Nos concurrents ne nous ont as fait de cadeau. Certains nous ignoraient, d’autres se moquaient…, sauf que par la suite, beaucoup ont tenté de nous copier sans trop y parvenir », raconte un rien amusé le fondateur. Le service R&D - quatre ingénieurs à Bersaillin et deux à Poligny -, ne chôme plus depuis, inventant par exemple une machine à tartare viande et poisson, ou encore une machine à brochettes.

 

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Ateliers d'assemblage des scies à os, de nouveau à Bersaillin. © Traces Ecrites.

 

Va-t-il pour autant imaginer demain des produits connectés ? « Nous automatisons évidemment, intégrons de la programmation, mais il nous reste auparavant encore beaucoup d’améliorations techniques à apporter, sur les trancheurs à côtelettes notamment », argumente Jean-Claude Dadaux.

 

(*) Le premier marché est outre-Rhin. Viennent ensuite la Chine et l’Amérique du Nord.

 

Qui sont Jean-Claude et Albin Dadaux ?

 

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Jean-Claude (à gauche) et Albin Dadaux. © Dadaux.

 

Le premier (56 ans) fait l’admiration de son management tant il ne ménage pas sa peine. Toujours sur les routes ou en avion, il visite ses clients, les écoute, cherche la bonne idée applicable, trouve presque toujours.

Jean-Claude  Dadaux entre dans l’entreprise familiale en 1982 après une formation en électromécanique et un court séjour chez un électricien industriel.

Albin, son fils de 29 ans, dirige l’unité de Poligny. Titulaire d’un bagage en productique et en mécanique, il est destiné à reprendre progressivement le flambeau pour écrire son chapitre à cette aventure économique jurassienne.

 

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Laure Richard, la directrice export, ici dans le showroom du site Dadaux à Bersaillin. © Traces Ecrites.


Roger Martin BTP
Article classé dans : Entreprises

Mots-clés : Jura, mécanique, Bourgogne Franche-Comté, Dadaux, Jean-Claude Dadaux, Michel Dadaux, matériel pour découpe et transformation de viande, boucher, charcutier, Albin Dadaux

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