Le Dijonnais Curot Construction investit 2,5 millions d’euros dans ses propres murs

Publié par Christiane Perruchot, le 08 juin 2017

BÂTIMENT/CÔTE-D’OR. L’entreprise de gros oeuvre célèbre ce vendredi 9 juin plusieurs événements : les 30 ans de Curot Construction, l’entreprise qu’Yves Fermont a rachetée voilà 10 ans, et son déménagement dans ses propres locaux, sur la zone industrielle de Longvic, dans l’agglomération de Dijon.
Le maçon réalise aujourd’hui 30 à 40% de son activité de constructeur de bâtiments industriels et tertiaires en entreprise générale.

 

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L'entreprise inaugure aujourd'hui ses nouveaux locaux de 2000 m2 dont 800 m2 de bureaux et, tout à gauche, 1200 m2 d'entrepôts couverts. © Curot.

 

Depuis un moment déjà, Yves Fermont, le patron de Curot Construction, cherchait à s’installer dans ses propres locaux. L’opportunité s’est enfin présentée l’année dernière grâce à la cession par le fabricant d’emballages Tetrapak, d’une partie de ses vastes terrains. Pas très loin des locaux qu’il louait sur la zone industrielle de Longvic, dans l’agglomération de Dijon.


Les 2.000 m2 qu’il a fait construire par sa propre entreprise et un réseau d’entrepreneurs fidèles, lui offre une belle vitrine de son savoir-faire, au bout d’une impasse que tous les GPS n’identifient pas encore.

 

Avec la complicité de Pierre Tridon, architecte dijonnaise qui a habillé le bâtiment de larges baies vitrées, l’entreprise de gros oeuvre dispose de locaux spacieux et, à côté, d’un entrepôt de stockage de matériaux et matériels et d’un atelier de réparation de ses véhicules. L’investissement s’élève à 2,5 millions d’€ et est opérationnel depuis la fin de l’année dernière.

 

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L’inauguration ce vendredi 9 juin coïncide avec le dixième anniversaire du rachat de cette entreprise, implantée à Dijon depuis 1987 et qui porte le nom de son fondateur, Marc Curot.

 

Alors directeur régional d’Eiffage, Yves Fermont, actionnaire majoritaire (62%) avait décidé en 2008 de voler de ses propres ailes et s’était associé avec quatre cadres qui oeuvrent toujours à ses côtés : Stéphane Sigwalt, directeur d’exploitation, Claude Chervet, directeur technique, Philippe Cattaleo, directeur administratif et financier, et Nicolas Contant, responsable du bureau d’études prix.

 

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L'atelier de préfabrication de longrines. © Traces Ecrites.


Profitant de l’expérience acquise auprès du major chez lequel il avait construit toute sa carrière, Yves Fermont s’est appliqué à faire évoluer l’entreprise de gros oeuvre en entreprise générale.

 

La réalisation tous corps d’état représente aujourd’hui 30 à 40 % de son chiffre d’affaires qui s’est élevé à 20 millions d’€ l’an dernier - 26 millions les belles années, ajoute t-il. Un réseau d’entreprises de second oeuvre de la région dijonnaise essentiellement, - « des gens fiables », l’accompagne dans des projets qu’il livre clés en main.

 

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Le hall d'entrée vu depuis l'escalier d'acès à l'étage. © Curot.


La spécialité de Curot Construction, c’est l’immobilier industriel et tertiaire. Pas le logement qu’Yves Fermont aurait bien tenté lorsqu’il a racheté l’entreprise, mais la crise a arrêté ses ambitions. Sans regret : « Les prix sont tendus et pour les contenir, il faut une organisation horlogère », dit-il.

 

En revanche, Curot Construction s’est fait une spécialité des plateformes logistiques qu’il construit un peu partout dans l’Est et la région parisienne. « Les prix sont serrés aussi et les délais courts, mais une bonne organisation maintient une bonne compétitivité », explique t-il. FM Logistic est l'un de ses clients récurrents qu’il accompagne volontiers sur ses projets.

 

Deux à trois équipes mobiles partent à la semaine réaliser les chantiers. L'un d'entre eux se situe actuellement à Ludres, près de Nancy où le logisticien construit 60.000 m2 de surfaces d'entreprosage.

 

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Yves Fermont, dirigeant de Curot Construction. © Traces Ecrites.

Dans ce domaine, Curot Construction exerce uniquement son métier de maçon et utilise volontiers le petit atelier de préfabrication de longrines (poutres horizontales), installé à proximité de l’entrepôt du niveau site.

 

Sur le marché des bâtiments industriels dans lequel la PME a de belles références : Crossject à Dijon, les Moulins Dumay dans l’Yonne, le fabricant de plaquettes forestières JRS dans le Morvan, ou encore la tour de 40 mètres d’Euroserum en Haute-Saône -, l’entreprise générale est souvent la mieux adaptée, estime l’entrepreneur.

 

« L’industriel demande de la réactivité et des délais incompressibles pour mettre en place son process ».

 

Curot Construction s’essaie aussi à d’autres méthodes de travail comme la conception construction.

 

Ce sera le cas pour l’extension de 1.200 m2 qu’il va réaliser pour le liquoriste dijonnais Gabriel Boudier : associé à un architecte, l’entrepreneur se charge du projet de A à Z selon un programme fourni par le maître de l’ouvrage. La PME de 80 salariés et une quarantaine d’intérimaires va également expérimenter le contrat de promotion immobilière, associé cette fois à un promoteur.


La connaissance de la clientèle industrielle a par ailleurs donné naissance à une filiale baptisée Facility Service (2 millions d’€ de chiffre d’affaires). Elle réalise des petits travaux d’entretien, dans l’industrie, tous corps d’état. Stephane Venturini, un autre de ses anciens compagnons d’Eiffage, la pilote.

 

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L'une des réalisatons de Curot Construction en marchés publics : le gros oeuvre du Centre International de Graphisme à Chaumont, en Haute-Marne. Architecte Moatti-Rivière.

 

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Un chantier en cours, en tous corps d’état, le palais de justice de Lons-le-Saunier, Jura. Architectes : Vurpas à Lyon.


Roger Martin BTP
Article classé dans : Entreprises

Mots-clés : Dijon, bâtiment, Côte-d'Or, Investissement, bâtiments industriels, gros oeuvre, immobilier tertiaire, entreprise générale, Bourgogne Franche-Comté, Curot Construction, conception construction, contrat de promotion immobilière

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