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Le DFCO, vecteur d’affaires pour ses sponsors et de notoriété pour la métropole bourguignonne

Publié par Didier Hugue, le 13 juillet 2018

SPORT ET BUSINESS/DIJON. L'équipe bourguignonne de ligue 1 de football, classée onzième cette dernière saison, attire nombre d’amateurs de ballon rond par son jeu vif et souvent tranchant.

Les dix-neuf soirs de match à domicile, le stade du Dijon Football Côte-d'Or (DFCO) est aussi devenu un rendez-vous obligé pour un parterre de chefs d'entreprise et leurs nombreux invités.

 

La coupe du monde de football et les Bleus pour la seconde fois champions du monde nous invitaient à ce clin d'oeil pour le ballon rond joué au pied. Cet article sur l'équipe de Dijon clôt une "saison" de Traces Ecrites News qui procure à ses éditeurs et journalistes un peu de repos, mais aussi un temps fructueux d'entraînement aux reportages pour revenir en forme le 3 septembre. Bonnes vacances à toutes et tous.

 

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© DFCO.

 

Une anecdote ne trompe pas. Quand cite-t-on le plus souvent le nom de la ville de Dijon ? Réponse : durant la présentation de la météo…, sans doute, mais bien plus certainement à l’occasion des résultats de football. Ceux de ligue 1, où évolue et s’est classé à la onzième place cette dernière saison, le Dijon Football Côte-d’Or, plus connu par son acronyme DFCO.

 

Le club a quelque part remplacé l’AJ Auxerre de la belle époque - aujourd’hui hélas onzième de ligue 2 - dans le cœur des supporters bourguignons. Sans avoir encore décroché son palmarès, son beau jeu vif ponctué d’attaques successives en fait la cinquième meilleure attaque du championnat.

 

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Si le spectacle est sur le terrain, il est aussi dans les tribunes, les vastes salons d’accueil et les nombreuses loges. Car le DFCO évolue maintenant dans un stade refait presque à neuf qui ravit un public fidèle, familial et surtout bon enfant.

 

Il accueille pas moins de 12.500 supporters en moyenne pour une capacité totale de 16.000 places. Dijon Métropole a transfiguré l’ancien complexe sportif polyvalent Gaston Gérard en une enceinte moderne et dédiée qui aura peut-être tout bientôt un nouveau nom sponsorisé.

 

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La dernière des tribunes réalisée aura nécessité 19 millions d'€ d'investissement, financés par Dijon Métropole, propriétaire des installations © DFCO.

 

Le montant investi sur plusieurs années avoisine une cinquantaine de millions d’€ « Il était nécessaire de le faire en raison des normes drastiques imposées à ce niveau de compétition, mais nous amortissons notre dépense avec déjà quatre saisons en ligue 1 », se félicite François Rebsamen, ancien ministre, président de Dijon Métropole et maire de la capitale de Bourgogne-Franche-Comté.

 

Un budget modeste pour la ligue 1

 

L’élu est plus que fusionnel avec son équipe et ne rate aucun match à domicile. « Il a joué jusqu’en 1981 à un très bon niveau, numéro 8 ou 10, et le foot est sa respiration », évoque Olivier Delcourt, le président du club qui le connaît bien.

 

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Pour clouer le bec aux mauvaises langues qui se plaisent à distiller que tout est foot à Dijon, le premier magistrat rétorque qu’il s’agit du seul sport professionnel à ne pas lui coûter d’argent public.

 

« Nous acquittons un droit d’occupation du stade, équivalent à la subvention allouée soit environ 900.000 € », précise Olivier Delcourt. Seizième budget de ligue 1, le club dijonnais bénéficie de 32 millions d’€ - sans doute 35 ou 36 cette saison -, emploie plus de 45 personnes avec les joueurs. Il serait l’un des mieux gérés pour verser un « très bel » IS, note un habitué des loges, ajoutant que le club pourrait même se passer de cette subvention publique au vu des efforts de la collectivité pour remettre le stade à neuf.

 

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12.500 supporters sont accueillis en moyenne lors des 19 rencontres à domicile. © DFCO.

 

Au-delà des droits télé (18 millions d'€), le seconde recette provient du sponsoring et du tourisme d’affaires, le stade étant devenu un lieu couru pour des réceptions et autres séminaires hors match (près de 7 millions au global). Ce sont toutefois lors de ces 19 soirées sportives à domicile qu’il faut être, surtout en loge ou en tribune d’honneur.

 

Le fin du fin du réseautage

 

On constate alors la présence nombreuses de dirigeants d’entreprise du BTP notamment, Vincent Martin (Roger Martin) ou encore Christophe Rougeot (Hubert Rougeot Meursault) qui se paient, le premier le « naming » du maillot , le second celui d'une des quatre tribunes.

 

« J’exprime ainsi mon attachement à ce territoire que j’aime, en m’offrant une belle visibilité et le plaisir d’être avec clients et prospects dans un cadre plus que convivial », argumente Vincent Martin, patron du premier.

 

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Olivier Delcourt, président du DFCO depuis 2011, au centre en costume. © DFCO.

 

« Je fais plaisir à mes salariés et entretient des contacts, car tous mes donneurs d’ordres y sont », glisse Christophe Rougeot, à la tête du second et sponsor aussi du centre de formation.

 

Et puis, il y a les fameuses loges - 45.000 € à la saison -, les salons de réceptions et les espaces privatisés. Une autre anecdote est révélatrice : « ne l’appelle pas, tu le verras bien au match ce soir. »

 

Le fin du fin du réseautage concerne les loges, communicantes entre elles par une terrasse. Pierre-Yves Scheer, membre du directoire de la Caisse d’Épargne de Bourgogne-Franche-Comté qui donne son nom à la dernière des tribunes reconstruite pour 19 millions, y fait un marathon, allant de l’une à l’autre.

 

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« On ne fait pas d’affaires, on engrange des contacts dans une ambiance qui déconnecte du bureau et casse certains codes. » Pour Fabrice Fombonne, dirigeant de Sigec, spécialisée en bureautique dans tout l’Est, c’est un moment privilégié par la qualité des prestations intégrées : service traiteur impeccable, mets raffinés et vins fins de Bourgogne.

 

« Pendant deux ou trois heures, les étiquettes tombent et l’on crée ou renforce des liens. » Philibert du Reau, associé dans un important cabinet de courtage en assurances d’entreprise ne dit pas autre chose. « Nous utilisons aussi la loge pour des soirées privées, des rendez-vous professionnels ou simplement pour travailler au calme car nous la possédons à l’année », confesse-t-il.

 

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© DFCO.

 

Le DFCO c’est aussi, côté stade, 1.800 sièges VIP, dont 1.300 occupés en moyenne et 1.100 m2 de salons de réception. Les tribunes accueillent deux clubs de supporters : les Lingon’s Boys (tribune nord) et les Téméraires (tribune sud). Le club s’implique aussi pour sa région. « Nos joueurs vont dans les écoles, dans les quartiers rencontrer les jeunes et puis nous délocalisons certains entraînements comme récemment à Montceau, Montbard et Besançon », explique Olivier Delcourt.

Le DFCO c’est par ailleurs un nouveau centre de formation qui vient de signer deux futurs talents et un futur centre d’entraînement pour les joueurs professionnels qui coûtera entre 7 et 8 millions d’€.

C’est enfin une équipe féminine qui jouera en D1 cette saison. Ajoutons pour finir que le DFCO ne serait pas là où il en est sans son ancien président, Bernard Gnecchi qui a fait que le club a pu accéder à l'élite et séduire sponsors et supporters.



Roger Martin BTP
Article classé dans : Entreprises
Territoires

Mots-clés : Dijon, François Rebsamen, football, DFCO, Olivier Delcourt, Vincent Martin, Dijon Métropole, Christophe Rougeot, Philibert du Reau, Fabrice Fombonne

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