Elan bâtisseur à Besançon sur les technopoles Temis dédiées aux microtechniques et aux industries de la santé

Publié par Christiane Perruchot, le 21 septembre 2017

IMMOBILIER/BESANÇON. Sur les technopoles de Temis, les opérateurs immobiliers devraient livrer d’ici 2020, plus de 24.000 m2 de locaux pour des activités liées aux microtechniques et aux industries de la santé.

Cet élan bâtisseur répond en majorité à des déménagements d’entreprises locales qui ont besoin de prendre leurs aises et à l'hébergement de jeunes entreprises.

Revue des projets en cours et à venir.

 

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Projets à court et moyen terme sur Temis, côté Voie des Montboucons (rocade nord-ouest). © Temis.

 

Vingt après sa création dans les faubourgs de Besançon, sur 75 ha de prairies qui allaient rompre l’isolement de l'École des microtechniques (l’Ensmm), la technopole de Temis où est implantée une centaine d’entreprises (2.600 emplois) dispose encore d’une douzaine d’hectares constructibles (*).

 

Un long parcours que Bruno Favier, le directeur de Temis, expliquait mardi 19 septembre aux participants à un petit déjeuner qui attiré des acteurs comtois du développement économique et de l’immobilier d’entreprises.

 

« La vocation de Temis a toujours été d’accueillir des entreprises de l’environnement des microtechniques et nous n’avons jamais dérogé à la règle ». Le Grand Besançon qui en est à l’origine en 1996 avait prévu la complexité de la tâche. La ZAC (zone d’aménagement concerté) expire en 2024.

 

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En cette rentrée, trois chantiers tirent à leur fin dans la nouvelle rue Syamour, créée du côté de la rue de Vesoul. Usigep, spécialiste du prototype et de l’usinage en horlogerie et bijouterie se déplace de quelques rues pour prendre ses aises. Mi-octobre, le contractant général bisontin Batipro doit livrer un bâtiment de 800 m2 à la PME d’une dizaine de salariés.

 

Trendy, négociant en bijouterie-joaillerie, aujourd’hui installé rue Einstein, s’installera à côté D'Usigep début 2018. La SedD (société d’équipement du département du Doubs) fait bâtir 750 m2 de locaux industriels dont l’entreprise occupera la moitié. Elle devrait ajouter à son activité de négoce, un atelier d’assemblage de pièces horlogères.

 

Le 3ème chantier est la construction d’un village d’entreprises. Aktya, la filiale immobilier d’entreprises de la SedD réceptionne dans deux mois une 1ère tranche de 1.000 m2 (une seconde de même taille est prévue). Destinées à la location, ces cellules de 70m2 plus une mezzanine de 30 m2 pourront accueillir l’atelier et au-dessus, les bureaux de jeunes entreprises industrielles.

 

Des projets horlogers en vue

 

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Esquisse du bâtiment Innotech dont le rez-de-chaussée est réservé à une offre locative. © Philippe Donzé, architecte.

 

En novembre, un 4ème chantier doit démarrer rue Gérard-Mantion, à proximité des laboratoires universitaires de Femto-ST. Baptisé Innotech, le programme de 2.500 m2 utiles sur trois niveaux aura plusieurs occupants.

 

« Le demande d’une manufacture horlogère en phase d’avant projet sommaire nous a conduit à réorienter le cahier des charges », précise Gilles Petrement, chargé de projet à la SedD, qui en a confié la construction sa filiale Aktya. Le bâtiment sera alors doté de réserves spécifiques pour les fluides nécessaires à une salle blanche ou des laboratoires.

 

L’opération immobilière sera livrée en deux séquences, au 4ème trimestre 2018 et début 2019. Si deux entreprises (dont le nom n’a pas été révélé) occuperont les deux niveaux supérieurs à elles seules, le rez-de-chaussée est ouvert à la location en surfaces divisibles à de jeunes entreprises aujourd’hui installées dans les pépinières de l’agglomération.

 

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D’autres projets sont à l’étude sur le technopole Temis qui totalisent 122.000 m2. Dont un bâtiment de 5.000 m2 dédié une autre manufacture horlogère dont le nom devrait bientôt être connu, précise t-on.

 

Entre déménagement d’entreprises en développement ou nouvelles sociétés, les opérateurs de Temis chiffrent à 15.000 m2 les surfaces qui seront livrées en 2020 et jusqu’à 24.000 m2 si les projets industriels dans les tuyaux se concrétisent.

 

Pendant réservé aux entreprises médicales, Temis Santé, près du CHU, accueille aussi de nouvelles constructions. Bio Innovation, un bâtiment de 3.700 m2 sur trois niveaux a une vocation particulière : héberger des activités de transfert qui associent chercheurs, étudiants et industriels.

 

L'autre Temis, réservé aux activités de santé

 

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Esquisse de Bio Innovation sur Temis santé, dans le quartier Hauts du Chazal. © DRLW, architectes.

 

Plusieurs émaneront de la plateforme pharmaceutique de l’Etablissement Français du Sang, tout proche, qui aide les chercheurs à valoriser leurs inventions et à franchir le cap de la recherche fondamentale.

 

Parmi les travaux sur des médicaments de thérapie innovante, deux devraient déboucher sur une mini-entreprise, qui trouveront dans ces locaux un abri, mais aussi des services communs de gestion. La construction est annoncée pour novembre 2017 pour une livraison en janvier 2019.

 
La SedD a également dans ses cartons un bâtiment de 2.000 m2 dédié au tertiaire médical qui hébergerait des professions de santé, notamment des spécialistes ou des jeunes internes qui souhaitent développer leurs activités sur un site proche de l’hôpital.

 

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Le village des entreprises dont une 1ère tranche sera livrée avant la fin de l'année, abrite des locaux industriels de petite surface. © Apside.

 

L’incubateur Temis va renaître de ses cendres

 

Condamné à rembourser un million d’€ d’aides européennes - des subventions octroyées par erreur à des projets qui n’étaient pas éligibles - , l’incubateur Temis a jeté l’éponge.

Il avait été créé en 2000 sous l’égide de l’Université de Franche-Comté, de l’Université de technologie Belfort-Montbéliard (UTBM), l’École nationale supérieure de mécanique et des microtechniques (Ensmm) et de la Région Franche-Comté, pour accompagner de jeunes entreprises innovantes issus de la recherche.
Une nouvelle structure sera opérationnelle début 2018, avec la même mission.


(*) Les prix pratiqués s’étalent de 75 € HT/m2 pour les ateliers de production à 115 € HT pour les bâtiments aux normes horlogères ; à la vente, environ 1.200 à 1.300 € HT. Selon l’emplacement, le terrain est vendu entre 27 et à 39 € HT le m2.




Roger Martin BTP
Article classé dans : Territoires

Mots-clés : Sedd, Besançon, Batipro Concept, incubateur, Temis, Etablissement français du sang Bourgogne-Franche-Comté, Temis Santé, Bourgogne Franche-Comté, Usigep, Trendy

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