La SNOP devient «La Référence» de PSA

Publié par Didier Hugue, le 31 janvier 2011

Automobile. Bardé de conseillers en communication, l’attention aux aguets et l’œil rivé compulsivement sur la montre, Yannick Bézard, directeur des achats du groupe PSA Peugeot Citroën, tenait le 20 janvier dernier à Sochaux (Doubs) une conférence de presse sur la nouvelle stratégie du constructeur automobile vis à vis de ses sous-traitants.

Qu’en retenir, au-delà des mots savamment choisis et lourdement martelés : «consolidation de la filière française, excellence de la relation fournisseurs, entreprises référentes, code de performances, bonnes pratiques…» ?

Un fait majeur : la réduction à terme (dans les cinq à dix ans) du nombre d’équipementiers qui travailleront pour les deux marques françaises, soit une centaine de moins sur les 450 qui livrent actuellement le groupe en Europe.

Il y aura donc «Jean qui rit et Jean qui pleure».

La société SNOP (630 millions d’euros de chiffre d’affaires, 23 unités de production, 4 000 personnes, dont 1 400 employées à l’étranger), fort heureusement, fait partie de la première catégorie et se même voit auréolée du label de premier «fournisseur majeur».

À juste titre !

Spécialisée dans l’emboutissage de pièces de structures : traverses, renforts de portes, montants latéraux…, l’entreprise, dirigée par la famille Pinaire, ne ménage pas ses efforts pour séduire les constructeurs de véhicules.

150 millions d’investissements dans les 5 ans

À une expansion organique de par le monde - une nouvelle usine se construisant en Tunisie - elle intègre une politique de croissance externe qui l’a vue reprendre en 2009 les actifs de Wagon Automotive avec l’aide du Fonds de Modernisation des Équipementiers Automobiles (FMEA).

Ce qui lui permet dorénavant de s'appuyer sur sept sites supplémentaires et 1250 salariés, dédiés à des activités de profilage, de cintrage, de fabrication de mécanismes et de traitement de surface.

Pour moderniser son outil industriel, SNOP prévoit, en outre, d’investir au total pas moins de 150 millions d’euros dans les cinq prochaines années.

Les quatre sites francs-comtois (*), qui nous intéressent plus particulièrement, bénéficieront de 10% de cette enveloppe pour rénover leurs équipements et accroître leur capacité, en prévision de l’arrivée de nouveaux modèles, comme la remplaçante de la 308, connue sous le code de T9.

«Chacune de nos unités est organisée par process et obéit à la culture bien connue des donneurs d’ordres : coût, qualité et délais», rappelle Jean-Luc Eloy, directeur de la zone Est chez SNOP.

La visite des vastes ateliers de l’unité d’Étupes (51 millions d’euros de chiffre d’affaires, 240 salariés à 55% féminins), l’illustre.

Sur plus de 26 000 m2 d’ateliers, l’imposant parc de presses et d’îlots de soudure robotisés débite sans discontinuer des milliers de pièces.

Si pour l’instant, il ne tourne qu’à 60-70% de sa pleine charge, il devrait atteindre les 90% début 2012 et même fonctionner en 3x8 courant 2013, avec la future T9.

(*) Étupes et Besançon (Doubs), Cousance (Jura) et Fontaine (Territoire de Belfort) emploient en ce moment 545 personnes et 40 intérimaires.

Crédit Photo: Pays de Montbéliard Agglomération.



Roger Martin BTP
Article classé dans : Entreprises

Mots-clés : Franche-Comté, automobile, PSA, SNOP, équipementiers

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