La scierie Fruytier dans la dernière ligne droite

Publié par Christiane Perruchot, le 18 janvier 2011

Recrutement. Le belge Fruytier, l'un des principaux opérateurs du bois en Europe, démarre en février sa campagne de recrutement pour sa scierie de La Roche-en-Brenil (Côte-d'Or), aux portes du Parc Naturel régional du Morvan.

Il prévoit d'embaucher progressivement 80 personnes : manutentionnaires pour le parc de grumes, agents de maintenance des machines avec des compétences dans l'électricité et les automatismes, et des opérateurs polyvalents.

Opérationnelle en juin prochain, la scierie industrielle sera, à ce jour, la plus grosse en France spécialisée dans le douglas.

Egalement appelé pin d'Oregon en raison de ses origines nord-américaines, ce résineux a reboisé une grande partie du Morvan dans les années 60, suppléant l'épicéa. Aujourd'hui une grande partie des 23 240 ha plantés, arrivent à maturité (40 ans).

Equipée de deux lignes automatisées de sciage dans un imposant bâtiment construit le long de la RN6, la scierie industrielle pourra débiter jusqu'à 2000 m3 de planches par jour.

Son marché : la construction, l'emballage industriel et les grandes surfaces de bricolage.

«Les embauches se feront d'abord sur le bassin d'emploi, à l'exception de quelques postes à compétences spécifiques, ensuite il faudra faire venir des gens et de les inciter à s'installer dans la région, ce qui n'est pas forcément facile à cause d'une pénurie de logements correspondant à leurs attentes», expose le dirigeant.

D'ores et déjà, des électriciens sont en formation pour être opérationnels ces prochains mois.

Le parc à grumes est déjà opérationnel depuis l'été dernier, avec une trentaine d'opérateurs.

Les planches débitées alimentent pour l'instant l'usine de Fruytier Group à Marloie-Marche, dans les Ardennes belges.

Etape 2 : une centrale de cogénération

La scierie dont l'investissement annoncé s'élève à 18 millions d'euros, est la pièce maîtresse d'un projet plus ambitieux d'éco-pôle bois de la Roche-en-Brénil porté par la communauté de communes de Saulieu.

En juin 2012, la scierie sera complétée par un complexe comprenant dix séchoirs et une rabotterie. Ils alimenteront une centrale thermoélectrique en cogénération de 5 mégawatts, l'un des 32 projets retenus en début d'année dernière par l’appel à projet gouvernemental biomasse 3.

D'autres entreprises doivent s'implanter dans cette «Wood Valley», selon les termes du dirigeant de Fruytier Bourgogne.

Pour l'heure est confirmée l'installation de Brenil Pellets (objectif: 15 000 tonnes par an) qui produira des granulés et des bûchettes de bois à partir de sciure en provenance de la scierie Fruytier et des chutes de bois de l'entreprise Douglas du Morvan, fabricant de clôtures, palissades et palplanches à La Roche-en-Brenil.

Avec quatre sites de production dotés de neuf lignes de découpe, en Belgique, en Allemagne (sous le nom de Karl Decker) et en Pologne, le groupe familial Fruytier annonce un chiffre d’affaires consolidé de 150 millions d’euros et une production journalière de 8000 mètres cubes en bois de charpente, bois reconstitués et profilés.

Lire aussi un projet concurrent et similaire dans la Nièvre :

www.tracesecritesnews.fr/2010/07/21/un-complexe-de-cogeneration-dans-la-nievre/

Crédit photo: communauté de communes de Saulieu.



Roger Martin BTP
Article classé dans : Entreprises
Emploi - Formation

Mots-clés : Bourgogne, Côte-d'Or, bois, Fruytier

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5 réponse(s) à "La scierie Fruytier dans la dernière ligne droite"

  1. takam tchoula xavierdit :

    Bonjour, je suis un jeune camerounais de 28ans. Je suis èlectricien de scierie, et je suis actuellement au serervice de la Cameroun United Forests. Cependant je voudrais postuler pour le recrutement de technicien de la maintenance paru sur votre site et je voudrais entre autres autre savoir qu'elles sont les conditions à remplir pour être recruté. Cordialement.

  2. calypso21dit :

    Bonjour, Je ne disais pas que le salaire SMIC est inadapté. Je suis d'accord pour que mon mari ne gagne que le SMIC pour ce genre de travail. Ce qui me choque, ce sont les méthodes de recrutement pour un tel salaire. Ces méthodes seraient plus adaptées pour des personnes diplômées et rémunérées. On ne peut demander d'être "ingénieur" et si peu payé. C'est indécent. Bonne année à tous.

  3. Luisdit :

    À l'heure ou les entreprises fuient la France pour s'enrichir, d'autres s'implantent. Trouver du travail dans le Morvan est difficile. Il faudrait déjà que dans la région ceux qui sont proches se bougent pour travailler. Être payer au Smic c'est peux, mais il faut bien commencer par un début de carrière . Certains veulent déjà banquer 2000 euros par moi pour 35h par semaines. Pour moi, c'est 2000 euros pour 230h par mois. Chercher l'erreur !!!

  4. calypso21dit :

    Les méthodes de recrutement utilisées pour des postes d'agents de production (payés au SMIC) sont inadaptées à ces profils de poste. C'est sûr que le recrutement sera difficile. C'est facile de se donner bonne conscience, en faisant paraître une offre de 80 (ou plus) embauches et dire qu'il n'y a pas de candidat faisant l'affaire. On ne donne aucune chance à ces candidats, même ceux du métier du bois. Le recrutement par la simulation demande une moyenne de 14/20 aux tests.... Cela laisse perplexe... Merci de m'avoir lu.

  5. jpdit :

    Je me délecte à vous lire tous les matins moi qui ne dispose que de très peu de temps pour appréhender l'économie ou/et les évènements de la Région.

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