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La Dijonnaise de Voies Ferrées bien soudée sur ses rails

Publié par Didier Hugue, le 30 avril 2013
Dijonnaise de Voies Ferrées évolue sur le marché porteur de la rénovation de l'infrastructure ferroviaire.
Dijonnaise de Voies Ferrées évolue sur le marché porteur de la rénovation de l'infrastructure ferroviaire.

TRAVAUX FERROVIAIRES. L’entreprise que dirige Olivier Delcourt investit  10 millions d’€ dans du nouveau matériel pour faire face aux importantes prévisions de travaux ferroviaires programmés par Réseau Ferré de France (RFF).

Elle s’offre également un nouveau site pour 2 millions d'€ afin de mieux entretenir son important parc de matériel.

Ses personnels, dont aucun ne pointe au Smic, bénéficient de nombreuses heures de formation.

Cliquez sur les photos pour les agrandir.

On est jamais déçu avec Olivier Delcourt. Lorsque le président de la Dijonnaise de Voies Ferrés (DVF) accepte de vous recevoir, le jeu en vaut toujours la chandelle.

Cet opérateur en travaux ferroviaires (13 millions d’€ de chiffre d’affaires, 48 salariés et jusqu’à 80 avec la sous-traitance), plus spécialement axé sur le renouvellement des rails, des traverses et du ballast (*), engage un important programme d’investissement sur les deux prochaines années.

« Nous allons acheter sur 2014 et 2015 quatre nouvelles locomotives (**) pour être plus réactif sur nos différents chantiers », indique Olivier Delcourt.

La facture globale atteint la modique somme de 10 millions d’€ et le dirigeant confesse qu’il n’a aucun souci pour trouver les bons financements.

Comme tous les spécialistes du genre, DVF bénéficie d’un marché très porteur. Réseau Ferré de France, propriétaire de l’infrastructure ferroviaire, dépense chaque année entre un et deux milliards d’€ en travaux de rénovation, parfois très lourds.

Olivier Delcourt, président de Dijonnaise de Voies Ferrées (DVF).
Olivier Delcourt, président de Dijonnaise de Voies Ferrées (DVF).

Tombé tout petit sur les rails

L’entreprise va aussi déménager de la zone d’activités Est de Chevigny-Saint-Sauveur pour s’installer à Longvic, autre commune de l’agglomération dijonnaise, sur un site embranché fer.

Un premier terrain de 20 000 m2 accueillera un bâtiment de 2 000 m2 dédié aux bureaux et au stockage.

Sur un second, d’une surface d’un hectare, sera édifié un atelier, également de 2 000 m2, équipé de fosses pour réparer le matériel notamment roulant. L’investissement s’élève à deux millions d’€.

Car DVF possède un parc de matériel impressionnant. Outre les locomotives, il comprend des pelles rail-route, des chargeuses, des portiques de manutention et une foultitude d’autres outillages agrées par SNCF Infra.

Cet inventaire ne doit pas faire oublier les bourreuses (***), autres gros engins ferroviaires achetés dans le cadre de la société commune BDVF (10 salariés), créée en 2009 avec Bonandrini, spécialiste également dijonnais de travaux ferroviaires.

« Nous avons prévu d’en commander deux autres à livrer sur 2013 et 2014 pour un billet de 6 millions d’€ », précise Olivier Delcourt pour qui le rail est forcément l’avenir.

Tombé dedans avec un grand-père et un père du métier, ce Ch'ti a su faire son trou dans la capitale bourguignonne. Il rachète la Dijonnaise de Voies Ferrées en 1992 avec deux autres personnes, puis reprend seul les commandes en 2000.

Depuis, la croissance va bon train. Olivier Delcourt mise sur ses équipes, dont la plupart des cadres se sont faits comme lui à la force du poignet. « Aucun de nos salariés n’est au Smic et pas moins de 20% de la masse salariale sont dépensés en formation », assure t-il.

On croit sur parole ce passionné de foot qui préside depuis un an aux destinées de l’équipe professionnelle du Dijon Football Côte-d’Or (DFCO), classée en ligue 2.

D’autant qu’avec lui, ni esbroufe ni vantardise, mais l’envie naturelle de rester simple, discret et redoutablement efficace.

L'opérateur en travaux ferroviaires possède un parc de matériel impressionnant. Ici une chargeuse en action.
L'opérateur en travaux ferroviaires possède un parc de matériel impressionnant. Ici une chargeuse en action.

(*) Lit de gros graviers, en général du granit, destiné à maintenir la voie.

(**) Elles acheminent les matériaux et évacuent les déblais.

(***) Le terme exact est bourreuse-dresseuse-auto niveleuse, (car les machines actuelles remplissent ces trois fonctions, ce qui n'était pas le cas des premières). Cet engin sert au positionnement de la voie et au compactage du ballast sous les traverses.

Crédit photos : Dijonnaise de Voies Ferrées et Traces Ecrites



Roger Martin BTP
Article classé dans : Entreprises

Mots-clés : Dijon, Investissement, DFCO, Dijonnaise de Voies Ferrées, Olivier Delcourt, travaux ferroviaires, DVF

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