La Bourgogne et la Franche-Comté veulent capter les fonds du grand emprunt

Publié par Traces Ecrites News, le 13 septembre 2010

Transfert de technologies. Vendredi 10 septembre, la Bourgogne et la Franche-Comté ont déposé une candidature commune à l'appel à projets d'instituts de recherche technologique (IRT) lancé par le ministère de l'Industrie et dont le financement proviendra du grand emprunt.

Le PRES Bourgogne-Franche-Comté (Pôle de Recherche et d'Enseignement Supérieur) formé par les deux universités de Dijon et Besançon porte ce projet sur les "structures intelligentes et sécurisées (SIS)", autrement dit les capteurs.

Ce champ d'activité est plus large que les nanotechnologies, thème initial abandonné cet été en raison de la  concurrence d'autres régions.

On trouve des capteurs partout où il y a de l'électronique : dans les process industriels en particulier des activités à risque (nucléaire, chimie), les véhicules, les chambres froides, les bâtiments dits intelligents, les instruments médicaux ….

«Différents selon leur application, les capteurs ont un point commun : l'encapsulation», expose Michel de Labachelerie, pilote du projet et directeur du laboratoire bisontin Femto-ST (Franche-Comté Electronique, Mécanique, Thermique et Optique).

L'encapsulation est l'ensemble des technologies qui protègent les composants et les circuits.

L'idée est de fédérer la matière grise des laboratoires de recherche, des ingénieurs des grandes écoles (UTBM Belfort-Montbéliard, Ensmm -microtechniques-, Agrosup Dijon) et celle des industriels pour améliorer les processus d'intégration des capteurs, quelle que soit leur utilisation finale.

«Nous souhaitons aussi fédérer les PME locales qui travaillent déjà dans le domaine, de façon à ne pas réinventer ce qui a déjà été fait», précise Michel de Labachelerie.

Plusieurs grands comptes

L'agence nationale de la recherche (ANR) qui gère l'appel à projets pour le ministère de l'industrie sélectionnera 4 à 6 instituts de recherche en début d'année prochaine.

La moitié du fonctionnement proviendra du grand emprunt. L'appel à projets souhaite «une part significative de financement privés».

La candidature de la Bourgogne-Franche-Comté est soutenue par plusieurs grands comptes présents dans les deux régions : PSA, Alstom, Seb, Areva.

Le projet est évalué à 50 millions d'euros sur 10 ans.

«S'il n'est pas retenu, je suis persuadé qu'il y a quelque chose à faire, même s'il faut réduire la voilure», affirme Michel de Labachelerie.

Crédits photos : PRES, Femto-ST



Roger Martin BTP
Article classé dans : Entreprises

Mots-clés : Besançon, Franche-Comté, Bourgogne, recherche, transfert de technologies.

Découvrez également les articles associés :

En Alsace, le plasturgiste EMI démontre les capacités d'une PME à réaliser une usine 4.0 En Alsace, le plasturgiste EMI démontre les capacités d'une PME à réaliser une usine 4.0
Pourquoi Suez et Engie investissent 18 millions d’euros sur le site régional d'enfouissement des déchets de Drambon, en Côte-d'OrPourquoi Suez et Engie investissent 18 millions d’euros sur le site régional d'enfouissement des déchets de Drambon, en Côte-d'Or
Les frères Allemandou inaugurent avec Frapak leur seconde usine de plasturgie à Sens en association avec Marjolein PutterLes frères Allemandou inaugurent avec Frapak leur seconde usine de plasturgie à Sens en association avec Marjolein Putter
En Moselle, Laboratoires Lehning inaugure un investissement de 12,4 millions d’€En Moselle, Laboratoires Lehning inaugure un investissement de 12,4 millions d’€

1 réponse(s) à "La Bourgogne et la Franche-Comté veulent capter les fonds du grand emprunt"

  1. Daugedit :

    Bravo pour cette nouvelle façon de communiquer une information "Grand Est" relative à l'économie. J'aurai plaisir à vous lire et à vous faire lire... Bizzz

Commentez !


Combien font "4 plus 3" ?

Envoyer votre commentaire