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Fin de vendanges en Champagne : l'histoire de Fa’Bulleuses vigneronnes

Publié par Christiane Perruchot, le 20 septembre 2017

VIN/MARNE. Sept vigneronnes champenoises se sont réunies pour commercialiser autrement leur vin. Depuis deux ans, elles rassemblent un échantillon de leur production dans un packaging : un coffret en bois pour commencer, puis un seau à champagne qui se reconvertit en tabouret.
Explications par l’une de ces Fa’Bulleuses : Charlotte De Sousa, de la maison Champagne De Sousa, à Avize.

 

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Le groupe des "Fa'Bulleuses" exploitent sept villages différents. © Michel Boudot.


 

Elles sont sept vigneronnes champenoises, filles de vigneron ou gérantes de leur propre entreprise, sont âgées de 26 à 47 ans et ont créé en mai 2013, l’association Les Fa’Bulleuses.


Fédérer la gent féminine de leur profession était à l’époque, une idée novatrice. Depuis, tous les vignobles peuvent revendiquer une association de vigneronnes qui pour la plupart se retrouvent dans le Cercle Femmes de Vin.


Les Champenoises s’appellent Laureen Baillette, de la maison de Champagne Baillette-Prudhomme ; Hélène Beaugrand, Champagne Beaugrand ; Claire Blin, Champagne Mary-Sessile ; Florence Duchêne, Champagne Florence Duchêne ; Sophie Milesi, Champagne Guy Méa, Mathilde Bonnevie, Champagne Rochet-Bocart et Charlotte De Sousa, Champagne De Sousa. A elles sept, elles exploitent environ 35 hectares de vignes dans la Marne et l'Aube, et emploient entre 2 et 12 salariés.


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Les Fa’Bulleuses ne sont pas une simple association de copines heureuses de se retrouver. Elles partagent leurs expériences et leurs bonnes pratiques. Et surtout, elles travaillent ensemble à développer la notoriété respective de leurs maisons et trouver de nouveaux débouchés commerciaux auprès des restaurants et des cavistes, notamment en participant à des dégustations dans leur région et à Paris.


Leur dernière trouvaille, lancée pour la fêtes des mères 2017, est un seau à champagne qui se reconvertit en tabouret recouvert d’un coussin qu’a réalisé le tapissier champenois Pascal Vithe. A l’intérieur, sept cuvées, une de chaque vigneronne.

 

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Charlotte De Sousa présente le dernier packaging des Fa'Bulleuses : un seau à champagne qui se transforme en tabouret et qui contient sept cuvées de l'association des vigneronnes. © Traces Ecrites.

 

Pour ce packaging original, les Fa’Bulleuses sont fières d’avoir remporté face à grandes maisons qui ont plus de moyens, les Trophées Champenois dans la catégorie Packaging de l’année.


Elles avaient commencé en 2016 avec un coffret en bois vendu à plus de 300 exemplaires. D’autres projets sont dans les cartons : l’œnotourisme et sensibiliser les jeunes au métier de vigneron.

 

Sept villages différents

 

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Dans certaines maisons, le remuage des bouteilles qui permet de détacher la lie se fait en partie manuellement. © Traces Ecrites.

 

« Chacune de nous vient d’un village différent et nous exerçons notre métier de vigneronne dans son intégralité : nous sommes dans les vignes, au bureau, dans les salons et en cave et surtout nous sommes convaincues que l’union fait la force », résume Charlotte De Sousa, l’une des membres.


Revenue au domaine familial d’Avize, au sud d’Epernay, en 2011, un master Organisation Internationale du Vin en poche et après un tour du monde d’une année avec Florence Duchêne - une autre Fa’Bulleuse - , Charlotte De Sousa, 27 ans, fait partie de la relève du domaine familial que son père, Erick, avait racheté en 1986 à ses parents.

 

Charlotte occupe les fonctions de responsable responsable marketing et communication. Son frère Valentin a rejoint l’entreprise en septembre 2017 comme commercial. Sa soeur Julie est étudiante en oenologie.

 

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Un foudre ovoïde trône dans la cave de la maison De Sousa à Avize. ©Traces Ecrites.

 

La famille exploite dans la Côte des Blancs, 10 hectares de parcelles d’un vignoble très morcelé composé à 70% de Chardonnay, 20% de Pinot Noir et 10% de Pinot Meunier, dont plusieurs classés Grands Crus de Chardonnay. Elle fut l’une des premières de Champagne à travailler en biodynamie, assure Charlotte, dès 1999 et obtint en 2010 le label Agriculture biologique.

 

« Une partie du vignoble est labouré avec un cheval de trait ce qui permet de moins tasser la terre et certaines parcelles sont vieilles de 60 à 80 ans, ce qui permet de faire des cuvées d’une grande richesse aromatique », explique la jeune femme en faisant visiter la cuverie et la cave, située au coeur du village.


Là, elle invite à remarquer le foudre ovoïde, création de la tonnellerie Taransaud qui reprend les proportions du fameux nombre d’or et qui évite le batonnage (remuage des lies qui se déposent au fond du tonneau lors de la vinification). Charlotte veut aussi croire aux bénéfices antioxydants d’un gigantesque quartz qui trône dans la cuverie. 

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Le résultat, ce sont 3 à 4 années de stock et 100.000 cols vendus par an qui génèrent un chiffre d’affaires d’environ 1,5 million d’€.  Des ventes réalisées à 60% à l’export, jusqu’en Corée du Sud, en Australie, à Singapour…

 

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© Traces Ecrites.


LE VIN DE CHAMPAGNE EN CHIFFRES

 

33.805 hectares : surface du vignoble champenois dont 22,454 dans la Marne
268 millions : récolte annuelle en bouteilles
306.000 : nombre de bouteilles vendues en 2016
4,7 milliards : chiffres d’affaires total
2,6 milliards : chiffre d’affaires à l’export

 

9 164 kg : rendement moyen à l’hectare (10.300 en 2017)
80% : la part du négoce
15.800 : nombre de vignerons
5.000 : nombre de vignerons qui produisent leurs propres vins.
300 : nombre de maisons de champagne


1% : part du bio
34 millions : en bouteilles, le plus gros producteur , Moët et Chandon
31 millions : en bouteilles, le premier marché, le Royaume Uni

 

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La Côte des Blancs où est implantée la maison De Sousa s'étend au sud d'Epernay sur environ 20 km et produit des champagnes avec majoritairement le cépage Chardonnay. © Traces Ecrites.

 

 

 

 

 



Roger Martin BTP
Article classé dans : Entreprises

Mots-clés : Grand Est, vendanges, marketing, Marne, vin de Champagne, Champagne De Sousa, Les Fa’Bulleuses

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2 réponse(s) à "Fin de vendanges en Champagne : l'histoire de Fa’Bulleuses vigneronnes "

  1. Kaaren Palmerdit :

    Félicitations aux Fa'Bulleuses pour votre prix de packaging !

  2. Sésédit :

    Bravo à toutes ces entrepreneuses car il faut beaucoup d'énergie, de passion et de ténacité pour developper voire isser son entreprise au plus haut niveau. Très bonne idée cette association de talents et de sourires ! Bonne continuation. Stéphane Sésé Champagne Boërl & Kroff

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