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Publié par Traces Ecrites News, le 21 octobre 2015

ECO)BREF. Areva supprime 300 emplois en Saône-et-Loire. Galilé étoffe son pôle industrie. Commandes en berne pour les industries de carrière. Le Rafale fait décoller l'activité de Realmeca. Création de l’UIMM Grand Est. Besançon vend ses plus anciens bains douches. Olivier Gérard, nouveau directeur d’Agefos PME Alsace.

 

- Areva supprime 300 postes en Saône-et-Loire et reprend la fonderie d’Industeel au Creusot.

 

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Une cuve de réacteur de centrale nucléaire dans les ateliers d'Areva à Saint-Marcel. ©Alexandra Quatrain.

 

Le groupe Areva, fortement implanté en Bourgogne, avec deux sites à Chalon-sur-Saône et une forge au Creusot (Saône-et-Loire) qui emploient 2300 emplois, va en perdre 327 postes. Au total, le constructeur de centrales nucléaires en supprime 2700 en France.

Ce printemps, le groupe avait annoncé son intention de tailler dans les effectifs suite à la révélation de grosses difficultés financières qui ont conduit l’Etat, actionnaire, à inviter EDF, principal donneur d’ordre, à prendre la majorité du capital (51%) de la filiale Areva NP qui construit les réacteurs.

La seule usine du groupe à fabriquer les gros composants qui forment le cœur d'une centrale nucléaire est située à Saint-Marcel, dans la périphérie de Chalon-sur-Saône. 175 postes sont supprimés dans tous les métiers, bureaux et ateliers. 81 emplois disparaissent à Chalon Services qui assure l’entretien des centrales et 71 chez Creusot Forge (sur un total de 300).

Dans un communiqué, la direction précise que 91 postes d’intervenants en centrales nucléaires seraient rattachés à l’unité de services de Chalon-sur-Saône. Ce qui réduirait le différentiel sur le bassin d'emploi du nord de la Saône-et-Loire à 236 postes.

Le plan détaillé de la réorganisation des sites de Saône-et-Loire est présenté ce mercredi par la direction et les syndicats doivent se retrouver au Creusot pour décider des actions à venir.

Dans le même temps, Areva annonce l’intégration de l’activité fonderie de son voisin Industeel, filiale du groupe ArcelorMittal implantée au Creusot. Industeel fournira l’acier liquide indispensable à la réalisation des pièces de fonderie.

Pour les non-spécialistes, la fonderie est un procédé de mise en forme des métaux qui consiste à couler un métal ou un alliage liquide dans un moule pour reproduire, après refroidissement, une pièce donnée.

Dans le cas présent, Industeel intervient dans la fabrication des volutes des groupes motopompes primaires qu’Areva installe au cœur des centrales nucléaires.   

 

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- Le Bourguignon Galilé reprend l’entreprise vosgienne M A Industrie.

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Le groupe Galilé de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), présidé par Éric Michoux et spécialisé dans la reprise d’entreprise développant des savoir-faire très pointus, rachète l’entreprise vosgienne M A Industrie de Saint-Etienne-Lès-Remiremont.

Il renforce ainsi sa présence dans le Grand Est avec un spécialiste de la conception-réalisation de machines spéciales et d’outillages, de l’intégration de robots polyarticulés, de la sous-traitance mécanique et de la rénovation de centrales hydroélectriques. M A Industrie atteint les 4,6 millions d’€ de chiffre d’affaires et emploie 38 personnes.

« Ce rachat permet à Galilé de renforcer les compétences techniques de son pôle industrie (*) dans les domaines de la robotique et de l’automatisation, tout en dotant les autres entités du groupe d’une composante essentielle en matière de sous-traitance d’usinage et mécano soudure », indique Éric Michoux.

Galilé se compose de 3 pôles d’activités : industrie, énergie et manutention. Il représente 16 entreprises, 400 emplois et affiche un chiffre d’affaires de 57 millions d’€. Le groupe table à court terme sur le rachat de deux nouvelles sociétés qui porteraient son effectif de 650 salariés en 2016.

(*) Qui comprend déjà les sociétés Farman, Escofier, Provéa, ManuSystems et PI System Automation.

 

- Niveau de commandes au plus bas pour les industries de carrière.

 

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Réunies en assemblée générale le 16 octobre à Dijon, les industries de carrière et de construction de Bourgogne et Franche-Comté, fédérées au sein de l’Unicem (250 entreprises, 600 millions d’€ de chiffre d'affaires, 3500 emplois directs), ont manifesté leur impatience face à la réforme territoriale.

« Nous osons espérer que la réorganisation des régions générera enfin des infrastructures et des grands projets », a plaidé Laurent Delafond, le président de l’Unicem Bourgogne Franche-Comté.

Car la filière « n’a jamais connu n'a jamais connu de niveaux si faibles de commandes et les perspectives 2016 sont assez pessimistes ». Les chiffres en attestent : moins 20% pour les granulats et moins 23% pour les roches meubles en Bourgogne, ainsi que moins 18% béton prêt à l'emploi sur les 2 régions. Ce qui conduit à une forte baisse des emplois intérimaires (- 22% en Bourgogne et - 6% en Franche-Comté) et une réduction des effectifs salariés de 4%.

Convié à éclairer les professionnels, Michel Neugnot, actuel 1er vice-président de la Région Bourgogne, a convenu que les projets resteraient en suspens pendant un certain temps, le temps d’organiser la fusion. Mais il a cité des projets : la RCEA, le ferroviaire en Franche-Comté, une partie de la voie ferrée Paray-le-Monial-Lyon, des travaux importants dans les lycées, ainsi que la Cité de la gastronomie à Dijon.

 

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- Le Rafale fait décoller l’activité de Realmeca.

 

Les contrats de vente de Rafale signés par Dassault Aviation avec le Qatar, l’Inde et l’Egypte font décoller l’activité de la PME meusienne Realmeca à Clermont-en-Argonne (140 salariés, 25 millions d’€ de chiffre d'affaires).

Installée aux portes de la Marne, l’entreprise lorraine fournit à Thalès [en charge de tout l’électronique de l’avion de combat, Ndlr.] une pièce essentielle : le châssis du radar à antenne active.

La cadence de production de ce système nécessitant un millier d’heures de travail, devrait passer d’un équipement par mois à 2,5 voire 3. Une extension du parc machines et plusieurs dizaines d’embauches sont d’ores et déjà programmées.

 

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Bruno Russo vient d'être élu président de l’UIMM Alsace et vice-président-secrétaire de l'UIMM Grand Est.

- Création de l’UIMM Grand Est.

 

Issue de la volonté des UIMM Alsace, Champagne-Ardenne et Lorraine de se doter d’une structure régionale de coordination de leurs actions en cohérence avec le nouveau périmètre des grandes régions, l’Union des Industries et Métiers de la Métallurgie (UIMM) Grand Est est née le 5 octobre. 

Elle réunit 4 400 entreprises et 150 000 salariés et a son siège à la maison des industries technologiques à Metz.

Jean Arnould, président de l’UIMM Lorraine en est le président.

Tout récemment élu président de l’UIMM Alsace, Bruno Russo est le vice-président-secrétaire. Dirigeant de la société de composants électriques Fels SAS à Illkirch Graffenstaden (Bas-Rhin), il succède à Henri Baumert, qui tenait  cette fonction en Alsace depuis la régionalisation des deux UIMM Bas-Rhin et Haut Rhin le 1er janvier 2013.

Le président de Champagne-Ardenne, Christian Brethon, est vice-président-trésorier de l’UIMM Grand Est qui pèse désormais 4 associations de formation professionnelle de l’industrie, 3 CFAI (centres de formation des apprentis de l’industrie) et 3 ITII (instituts des techniques de l’ingénieur de l’industrie), ainsi que 3 associations de développement des formations des industries de la métallurgie dédiée au financement des formations.

 

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- Besançon vend les plus anciens bains douches de la ville.

 

La ville de Besançon met en vente les anciens bains douches de la rue Proudhon, qui furent les premiers bains populaires, construits et financés par les œuvres sociales de la Caisse d’Epargne locale. La cession est organisée dans le cadre d’un appel à candidature avec mise en concurrence, sur la base de l’estimation des domaines, à 130 000 €. D’une surface de 119 m2, l’immeuble que la commune avait racheté après-guerre est aujourd’hui inoccupé.

Les candidats ont jusqu’au 4 janvier 2016 pour faire une offre. Des visites sont organisées sur rendez-vous auprès des services municipaux, et notamment messieurs Alain Ganze ou Jean-Pierre Haas, 03 81 61 52 90.

 

oliviergerard- Olivier Gérard, nouveau directeur d’Agefos PME Alsace et préfigurateur de la nouvelle Région ALCA.

 

Agé de 52 ans, Olivier Gérard succède à René Malatrait qui dirigeait l’Agefos PME Alsace 1997.

Le nouveau directeur occupait le même poste en Midi-Pyrénées depuis 8 ans, après 15 années passées à  des postes de management au sein de l’Agefos PME Rhône -Alpes. 

Il prend également la fonction de directeur en Lorraine et en Champagne Ardenne, préfigurant la création d’un organisme paritaire de formation professionnelle, à l’échelle de la nouvelle région ALCA (Alsace Lorraine Champagne Ardenne). Le futur gestionnaire des fonds de la formation professionnelle couvrira 8400 entreprises en Alsace, 4300 en Champagne Ardenne et 7600 en Lorraine.



Roger Martin BTP
Article classé dans : Eco)Bref

Mots-clés : Besançon, Franche-Comté, Bourgogne, Chalon-sur-Saône, Lorraine, Grand Est, Creusot Forge, Areva, Galilé, Industeel, Unicem, Meuse, M A Industrie, Realmeca, UIMM Grand Est, bains d'ouche, Olivier Gérard, Région ALCA

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