L'essentiel de la semaine

Publié par Traces Ecrites News, le 23 décembre 2014

ECO)BREF. Le charpentier franc-comtois Simonin lève 2,5 millions d'€. 8ème semaine de grève à Sanofi Quétigny. Nouvelle chaufferie pour le réseau urbain de Dijon. Le contrat plan 2015-2020 Etat-région se montera à 816 millions d’€ en Alsace. Novolyze prévoit une filiale aux USA en 2015. Intentions d'embauches en Alsace. Carnet de fin d'année : Vincent Martin, président des travaux publics de Bourgogne, Paul Gerber, directeur du pôle Est d'Ernst & Young, Tom Leemans, P-DG de Mars Chocolat France, Cyprien Mateos, délégué régional Orange Franche-Comté, Marc Cheynet de Beaupré,  directeur de la gestion privée à la Banque Populaire Bourgogne Franche-Comté. 

 

- Simonin lève 2,5 millions d'€ auprès d'Audacia.

 

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Le fabricant de charpentes de Montlebon (Doubs) augmente ses fonds propres pour accroître sa capacité de production. Audacia, spécialisée dans le levage de fonds auprès d'investisseurs privés pour financer les projets de croissance de PME, apporte 2,5 millions d'€ pour permettre au charpentier de créer un atelier de fabrication de maisons à ossature bois et d'acquérir une chaîne robotisée.

Spécialisé dans les charpentes en bois lamellé-collé et les composants en bois pour la construction, Simonin (20,5 millions d'€ de chiffre d'affaires attendu cette année, 100 salariés) est en train de réaliser une grosse commande de 4 millions d'€ pour l'exposition universelle de Milan qui se déroulera du 1er mai au 31 octobre 2015. L'entreprise franc-comtoise est chargée de fabriquer le pavillon de la France, une structure de 3600 m2 en lamellé collé réalisée avec des bois de la forêt de Franche-Comté, qui met en œuvre son système Résix®, un procédé d'assemblage sans boulons, alliant des tiges métalliques et une résine pour le collage.

 

- 8ème semaine de grève des salariés de Sanofi à Quétigny.

 

Vendredi 19 décembre, le Comité central d'entreprise a décidé de porter en justice le projet de cession du site de l'industriel de la pharmacie Sanofi à Quétigny (Côte-d'Or) à Delpharm, un façonnier.  Le processus d'information-consultation sur la cession de l'usine bourguignonne qui emploie 350 salariés, est arrivé à son terme. Mais pour le comité d'entreprise « le débat n'est pas clos, et va se poursuivre au tribunal, à moins que Sanofi ne fasse marche arrière ».

Une centaine de salariés entrent dans leur 8ème semaine de grève, mais devraient faire une trève des confiseurs, malgré le refus du conseil municipal de Quétigny où est implantée l'usine, d'accorder une aide de 5000 € au comité de soutien.

Les grévistes mettent en doute l'engagement de Sanofi de confier de la sous-traitance à Delpharm pendant les sept prochaines années. Tout en les jugeant insuffisantes, ils souhaitent un engagement écrit des garanties du groupe : le maintien de la convention collective, de leur mutuelle et une prime de 20 000 €.

Ce site est l'un des six, dont quatre en France avec Compiègne, Amilly et Marly-la-Ville, que Sanofi prévoit de vendre en même temps que plus de 200 médicaments anciens, par conséquents moins rentables.

Au troisième trimestre, Sanofi a publié un bénéfice net en progression de 7,8 % à 1,935 milliard d'€ pour un chiffre d'affaires en croissance de 4,1 % à 8,781 milliards.

 

- Nouvelle chaufferie pour le réseau urbain de Dijon.

 

chaufferie
1. Trois fosses de réception de la biomasse de 650 m3 chacune. 2. Grâce à des convoyeurs à chaînes, elle est acheminée dans la goulotte d’introduction de la chaudière. 3. La chaudière sèche la biomasse jusqu'à 1100 degrés; le fumées passent dans un dépoussiéreur. 4. L’air chaud passe à travers un échangeur vertical et transfère ses calories à l’eau qui circule dans le réseau de chaleur. 5. cendres. Celles-ci sont collectées dans des bacs contenant de l’eau puis convoyées, sous forme de pâte, pour, à terme, être réutilisées en valorisation agricole. ©Dalkia.

 

Réalisée par Dalkia (groupe EDF), la chaufferie des Péjoces, près du campus de Dijon, complète l'approvisionnement en énergies renouvelables du réseau urbain de l'agglomération, alimenté depuis l'hiver dernier par la chaleur dégagée (8,5 mégawatts) par l'usine d'incinération des ordures ménagères. Le CHU et l'université sont les premiers clients.

D'un coût de 20 millions d'€, cette chaufferie au bois déchiqueté de 90 mégawatts maximum fait partie d'un projet de 40 millions d'€ qui consiste à déployer 30 km de canalisations au nord-est de l'agglomération.

Un autre délégataire de service pubic, Coriance, réalise le même type d'opération au sud-ouest.  L'énergéticien investit 30 millions pour remplacer la chaufferie au charbon dans le quartier des Valendons. Le projet, en cours de construction, est contesté par les riverains qui font valoir des rejets de fumées équivalents à « de plus de 7000 véhicules diesel roulant à 30km/h, 24h sur 24, 7 jours sur 7».

 

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- Bourgogne Opportunités veut ouvrir grandes les portes de l’international.

L’association Bourgogne Opportunités que préside Patrice Tapie entend sortir des schémas traditionnels du développement économique. Son but : mettre en relation les TPE et les PME avec des décisionnaires du monde entier, qu’il soit Premier ministre coréen, chefs d’état africains, ambassadeurs ou encore commissaires européens. Ses moyens : le carnet d’adresses de ses membres (une soixantaine) pour favoriser des rencontres et une bonne dose de lobbying à l’anglo-saxonne pour le reste.

« Nos régions sont sous communicante et ne savent pas se vendre et si je prends la Bourgogne, le patrimoine, l’art de vivre et la gastronomie ne donnent forcément l’image d’un territoire qui promeut l’économie du futur», explique Patrice Tapie. Et ce n’est pas la prochaine fusion entre Bourgogne et Franche-Comté qui pourra changer la donne à ses yeux : « deux pauvres, n’ont jamais fait un riche ».

Cette plate-forme business s’appuie d'un point de vue logistique sur le groupe Suez, présent dans 130 pays. Au cours du premier semestre 2015, Bourgogne Opportunités réunira plusieurs clubs avec de nombreux décideurs européens, mais invitera aussi des personnalités du monde des affaires, comme Anne Lauvergeon (ex-Areva). Une manière concrète de jouer les nouveaux missi dominici.

 

- Le contrat plan 2015-2020 Etat-région se montera à 816 millions d’€ en Alsace.

 

L’Etat apporte un peu plus de la moitié avec 391 millions d’euros (dont 30 millions au titre du Programme d’investissements d’avenir), soit 187 euros par habitant, 40 de plus que la moyenne nationale.

Les transports se taillent la part du lion avec 511,7 millions d’euros. On y trouve 233 millions d’€ pour les routes (déviation de Châtenois, nouvelle tranche de la rocade sud de Strasbourg, achèvement de la mise à 2x3 voies de l’A36 à Mulhouse…), 202 millions d’€ pour le ferroviaire (4ème voie de Strasbourg-Vendenheim, étoile de Mulhouse, études pour le raccordement de l’Euroairport…) et 58 millions d’€ pour les projets fluviaux,  l’accessibilité et l’équipement des ports de Strasbourg-Lauterbourg, Colmar-Neuf Brisach et Mulhouse-Ottmarsheim.
La transition énergétique et écologique (efficacité énergétique des bâtiments, qualité de l’air, économie circulaire…) reçoit 133,6 millions d’€, suivie de l’enseignement supérieur-recherche-innovation pour 76,7 millions. Vingt autres millions sont réservés aux filières d’avenir et aux projets qui concevront  "l’usine du futur".

 

- Novolyze remporte le concours de jeunes entreprises innovantes en biotechnologies, Genopole.

 

La start-up basée à Dijon, spécialisée dans la sécurité alimentaire, a mis au point un système de validation de procédés industriels et d’introduction de germes modèles non pathogènes brevetés, sur une ligne de production, pour démontrer l’efficacité des traitements de décontamination (stérilisation, torréfaction, extrusion, séchage, fours industriels...).

En 2015,  Novolyze prévoit le lancement mondial de nouveaux produits pour la maîtrise des risques sanitaires dans les entreprises agroalimentaires et ouvrira une première filiale aux Etats-Unis.

 

- Intentions d'embauches en Alsace en 2015.

 

L’enquête menée par la chambre professionnelle du numérique Cinov-IT et l’école d’informatique Epitech relève une différence de perception du climat économique selon qu’on soit patron ou non. Les intentions d’embauche des entreprises augmentent à 38 % en 2015 contre 22 % cette année et la majorité des dirigeants observe une stabilité (45 %) ou une hausse du chiffre d’affaires (27 %). Mais ce relatif optimisme n’est pas partagé par 87 % des demandeurs d’emploi interrogés qui s’attendent à une poussée plus ou moins forte du chômage. Quant aux étudiants, leur avis est partagé : 49 % pensent trouver facilement un travail, 37 % jugent le contraire.  

 

- Carnet

 

vincentmartin• Vincent Martin, nouveau président de la fédération régionale des travaux publics de Bourgogne.

Le P-DG du groupe Roger Martin (200 millions d'€ de CA, 1000 salariés) succède à Francis Pennequin, à la présidence de la fédération régionale des travaux publics de Bourgogne.

En début d'année prochaine, les entrepreneurs des travaux publics promettent de poursuivre leur action auprès des pouvoirs publics pour les inciter à lancer des chantiers, au point mort depuis le milieu de 2014.

Vincent Martin est entouré de cinq vice présidents : Christophe Rougeot (Côte-d'Or), Guy Delaporte et David Guio (Saône-et-Loire), Baptiste Mansanti (Yonne) , Eric Morin (Nièvre).

 

• Paul Gerber, nouveau directeur du pôle Est d'Ernst & Young.

Âgé de 46 ans, diplômé de l’Ecole nationale des ponts & chaussées, cet associé audit au sein du cabinet depuis 2002, compte renforcer l’activité de conseil en transactions, Fusions & Acquisitions du cabinet d'audit financier, implanté pour l'Est, à Strasbourg.

 

tomleemans• Tom Leemans, P-DG de Mars Chocolat France. 

Cette filiale française du Groupe Mars Incorporated possède deux sites de production en Alsace, l'un dédié à la production de chocolat et l’autre à la fabrication de barres glacées.

L’implantation en France date de 1967 au moment où Forrest Mars a acquis en Alsace l’entreprise Sabi.

Entré dans le groupe en 1993, Tom Leemans était jusqu'à présent directeur général de Mars Suisse SA.

 

 

• Cyprien Mateos, délégué régional Orange pour la Franche-Comté. 

Agé de 53 ans, il remplacera au 1er janvier 2015,  Daniel Bonnet qui fait valoir ses droits à la retraite. Originaire de la Haute-Marne et ayant commencé ses études universitaires à Dijon qui ont débouché sur une maîtrise en administration des affaires à la Sorbonne, Cyprien Mateos, entré chez Orange en 2001, a pour mission de développer le très haut débit fixe et mobile pour les collectivités locales et les entreprises.

 

beauprebpco• Marc Cheynet de Beaupré, nouveau directeur de la gestion privée à la Banque Populaire Bourgogne Franche-Comté.

Directeur commercial de BRED Banque Privée depuis 2008, il remplace Jean-Louis Grand qui a fait valoir ses droits à la retraite.



Roger Martin BTP
Article classé dans : Eco)Bref

Mots-clés : Dijon, Franche-Comté, Bourgogne, Alsace, Doubs, filière bois, travaux publics, énergies renouvelables, Roger Martin, Simonin, Banque Populaire de Bourgogne-Franche-Comté, Orange, Patrice Tapie, Dalkia, Mars, Ernst & Young, Bourgogne Opportunités, contrat de plan Etat-Région

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