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L'essentiel de la semaine

Publié par Christiane Perruchot, le 18 novembre 2014

ECO)BREF. L’Alsacien Soprema investit 15 millions d’€ dans une seconde usine dans l’Yonne. Chaud et froid aux Hospices de Beaune. Succession annoncée à la maison de vins Bouchard Père et Fils. Une plateforme commune d'accompagnement des entreprises BPIfrance et conseil régional de Bourgogne. Le promoteur dijonnais Seger annonce sa candidature au projet de cité de la gastronomie à Dijon. Transmission de flambeau chez Cérévia. Renforcement des fonds propres des entreprises de l'économie sociale.

 

- L’Alsacien Soprema investit 15 millions d’€ dans une seconde usine dans l’Yonne.

 

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Soprema, spécialiste de l'étanchéité, ouvre un second site dans l'Yonne.

 

Ce concepteur et fabricant de produits d’étanchéité et d’isolation pour le bâtiment, double sa présence industrielle dans l’Yonne. Après Saint-Julien-du-Sault dédié aux isolants en polyuréthane, Soprema se dote d’une unité de 4 000 m2, sur 8 ha, à Savigny-sur-Clairis, à la lisière du Loiret.

Opérationnelle fin 2015, cette unité coûtera 15 millions d’€ et emploiera à terme une quarantaine de personnes pour produire des isolants en polystyrène extrudé pour l'isolation des toits, murs, sols et murs enterrés. Ce développement de la gamme résulte des nouvelles normes constructives de la réglementation thermique 2012 qui limite la consommation d’énergie primaire des bâtiments dès leur conception.

Cette nouvelle usine n’est toutefois que la partie immergée de l’iceberg, car le groupe alsacien conduit un programme global de 86 millions d’€ avec deux unités en Allemagne et une au Canada. Fondé en 1908, le groupe Soprema (1,88 milliard d’€ de chiffre d’affaires, 18 filiales, 41 sites dans le monde, plus de 5330 collaborateurs) préserve un actionnariat familial.

 

- Chaud et froid aux hospices de Beaune.

Avec 471 pièces de vin mises aux enchères et acquises par 125 acheteurs de 17 pays, la vente de charité des Hospices de Beaune a recueilli 8 millions d'€. Comme l'espéraient les négociants et viticulteurs, les prix n'ont pas flambé avec un prix moyen de 13 750 €, en hausse 5,66% par rapport à 2013 (+3,37% pour les rouges, +14,57% pour les blancs).

Lire le compte rendu détaillé de la vente sur le site de notre partenaire DijonBeaune.fr

 

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Le trio qui a fait monter les enchères de la pièce maîtresse de la vente des vins des Hospices de Beaune. De gauche à droite, Michel Drucker, Teddy Riner et Adriana Karembeu. ©Clément Bonvalon/Bourgogne Magazine.

 

Depuis dix ans que Christie's organise la vente, le monde du vin n'y retrouve pas ses petits. Tout en demeurant des acteurs incontournables (puisque les vins achetés doivent obligatoirement être élévés par un professionnel en Bourgogne), les négociants et les viticulteurs freinent des quatre fers pour enrayer une hausse de cours, encouragée par le spécialiste mondial des ventes aux enchères.

« Un vin issu de la vente aux enchères arrive sur le marché entre 50% et 250% plus cher, ce n'est pas rentable et cela dessert le marché connoté inabordable », confie Christophe Bouchard, D-G de la Maison beaunoise Bouchard Père et Fils. « La vente des vins #HospicesdeBeaune n'a plus aucun sens pour les vignerons ! », déclare sur Twitter Thomas Porcheron, dirigeant du domaine éponyme. Connaisseur des vins et du milieu viticole, le président du conseil régional de Bourgogne, François Patriat s'alarme : « Le vin de Bourgogne va devenir un marché de niche ; je ne comprends pas ces hausses des cours, car bientôt on ne saura plus à qui le vendre ».

 

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Christophe Bouchard (à droite), actuel directeur général de Bouchard Père et Fils et Christian Albouy, son successeur au 1er janiver 2015. ©Traces Ecrites.

- Succession annoncée à la maison de vins de Beaune, Bouchard Père et Fils.

 

Christophe Bouchard, directeur général de Bouchard Père et Fils et du pôle vins tranquilles du champenois Joseph Henriot dont la maison beaunoise est filiale depuis 2005, passe la main le 1er janvier prochain à Christian Albouy, l'actuel directeur général de Lejay Lagoutte, fabricant de cassis de Dijon, appartenant également au groupe Henriot.

 La Maison Bouchard Père et Fils (environ 30 millions d'€ de chiffre d'affaires) est l'un des plus grands propriétaires dans la Côte de Beaune avec 130 ha d'appellations prestigieuses : Corton Charlemagne, Montrachet, Meursault… et quelques monopoles : Beaune Grèves 1er cru Vignes de l'Enfant Jésus, Chevalier Montrachet Grand Cru La Cabotte…

Entré en 1976 dans la maison familiale dont il représente la 9ème génération, Christophe Bouchard transmet également à Christian Albouy, 53 ans, la direction de la maison chablisienne William Fèvre et d'un vignoble de 50 ha à Fleurie, dans le Beaujolais.

 

 

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- La première plateforme régionale commune d’accompagnement des entreprises vient d’être créée en Bourgogne.

 

Cette sorte de « guichet unique » intéresse surtout les gros dossiers et les dossiers dits orphelins, car n’entrant dans aucun critère établi. « Sa finalité consiste à bien informer, coordonner l’offre de financement et orienter vers le bon interlocuteur », explique François Patriat, le président de région. Elle permettra de rendre plus efficace le fonds régional de garantie pour l’amorçage et l’innovation, géré par Bpifrance et doté de 6,4 millions d’€ par le conseil régional pour des co-garanties pouvant aller jusqu’à 70 %. 26 entreprises en ont bénéficié sur l’année 2013 pour 3 millions d’€ de risques.

 

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De gauche à droite, Eric Delzant, préfet de Bourgogne, François Patriat, président de région et Mathieu Defresne, directeur général de Bpifrance Bourgogne. ©conseil régional/Philippe Maupetit.

Cofondée par le conseil régional et Bpifrance, la plateforme d'accompagnement des entreprises devrait aussi améliorer le fonctionnement du fonds régional d’innovation pour le financement des entreprises innovantes qui est cogéré par la région et Bpifrance (800 000 à 900 000 € de dotation régionale). 15 projets innovants ont été soutenus à ce titre en 2013. En fin d’année, toutes les aides directes allouées aux entreprises bourguignonnes s’élèveront à près de 900 millions d’€.

En marge de la signature, une petite passe d’armes liée au crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) a opposé Eric Delzant, préfet de Bourgogne, à François Patriat. Pour ce dernier, une grande partie des chefs d’entreprise qu’il rencontre trouvent ce dispositif « très compliqué et déclencheur dans 8 jours d’un contrôle fiscal ». Réponse du représentant de l’État : « C’est faux et même un mensonge, car le CICE employé soit au profit de l’investissement soit des salariés, n’a rien à voir avec le Crédit d’Impôt Recherche (CIR) qui, lui, est un véritable avantage fiscal dont il est bien normal de vérifier la bonne utilisation ».  

 

- Le promoteur dijonnais Seger annonce sa candidature au projet de cité de la gastronomie à Dijon.

 

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Une ambiance (non contractuelle) de la cité de la gastronomie. ©Anthony Béchu, architecte.

 

Dans un communiqué, il présente ses partenaires : la Caisse d’Épargne Bourgogne-Franche-Comté, Nexity, Icade, le bailleur social Villéo, le promoteur de résidences pour personnes âgées Villa Médicis, ainsi que la CCI Côte-d'Or, le groupe hôtelier Jacquier et le restaurateur étoilé dijonnais Jean-Pierre Billoux.

Issue de l'inscription du repas français au patrimoine mondial de l'Unesco, la Cité de la gastronomie s'installera sur les 6,5 ha de l'ancien hôpital de Dijon.

Candidat à l'appel à manifestation du Grand Dijon, clos le 31 octobre, Seger privilégie la rénovation des 14 000 m2 de bâtiments existants pour y installer une résidence services, un hôtel, un musée de la gastronomie, une vinothèque dédiée aux vins du monde entier et, sous réserve, une antenne de l’école hôtelière de Lausanne, ainsi qu'un master en vin et gastronomie.

Le projet prévoit également de remettre en eau les trois bras de l'Ouche qui traverse les lieux, dont deux sont aujourd'hui asséchés. À l'arrière des bâtiments historiques seront construits 700 logements.

 

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Robert Bilbot cèdera la direction générale de Cérévia début 2015 à Laurent Vittoz.

- Transmission de flambeau chez Cérévia.

 

L'union de commercialisation de sept groupes coopératifs de Bourgogne, Franche-Comté et Rhône-Alpes annonce le départ à la retraite de son directeur général Robert Bilbot, acteur de la fondation de Dijon Céréales.

Début 2005, il sera remplacé par Laurent Vittoz, embauché comme directeur général adjoint en mars 2014. Il dirigeait auparavant le pôle meunerie de Nutrixo.

Cérévia a commercialisé 3 millions de tonnes de céréales sur la campagne 2013-2014, dont plus du tiers en blé, et 45% à l’export.

 

 - Renforcement des fonds propres des entreprises de l'économie sociale.

 

Gestionnaire de fonds de financement de l’économie sociale et solidaire du Programme d’Investissements d’Avenir (PIA), la Caisse des dépôts annonce la prolongation de l'aide jusqu'à fin 2015.

Ce fonds a vocation à renforcer les quasi-fonds propres des entreprises du secteur de l’économie sociale et solidaire, principalement pour les projets créateurs d’emplois.



Roger Martin BTP
Article classé dans : Eco)Bref

Mots-clés : Franche-Comté, Bourgogne, Alsace, Yonne, Saône-et-Loire, conseil régional de Bourgogne, Beaune, Grand Dijon, promotion immobilière, Caisse des Dépôts, Vins de Bourgogne, Christian Albouy, cité de la gastronomie, Seger, Dijon Céréales, Soprema, Bpifrance, vente aux enchères des hospices de Beaune, Cérévia, Bouchard Père et Fils, Lejay Lagoutte, Pays du Doubs Central, Made in France Expo

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