L'essentiel de l'actualité économique du Grand Est par Traces Ecrites News

Publié par Traces Ecrites News, le 26 avril 2016

ECO)BREF. Le fonds luxembourgeois Astorg Partners finalise le rachat de Parkeon à Besançon. Le projet de Cité de la gastronomie de Dijon suspendu à deux recours. L’Alsacien PeptiMimesis lève 1,2 million d’€ auprès de Cap Innov’Est. Daimler diversifie sa production d’autocars en Lorraine et recrute 30 personnes. Le cluster Nogentech, candidat à French Tech. Le corsetier vosgien Allande, entreprise du patrimoine vivant. Arnaud Marthey, P-DG de l’agence régionale de développement de Franche-Comté (ARD).

 

- Le fonds luxembourgeois Astorg Partners finalise le rachat de Parkeon à Besançon.

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Parkeon (ex-Schlumberger), est avec IER et Vix Technology l'un des trois grand fabricants de billettique et monétique installés à Besançon.©Grand Besançon.

 

A vendre depuis l’été dernier dans la perspective de sortie du capital d’ICG, le fonds d’investissement britannique qui lui avait permis de se redresser depuis 2012, l’entreprise bisontine Parkeon vient d’être reprise par Astorg Partners, société luxembourgeoise de capital investissement.


Le positionnement du leader mondial des horodateurs et des solutions de mobilité, sur le marché très porteur de la mobilité urbaine et son offre technologique, ont convaincu Astorg d’investir dans cette entreprise créée en 2004 pour exploiter le savoir-faire de la division électronique de ville de Schlumberger, implantée à Besançon.


Aujourd’hui, Parkeon emploie 900 personnes dont 450 dans l’ancienne capitale horlogère et investit environ 15 millions d’€ chaque année en R&D.


Depuis sa reprise par ICG, en 2012, Parkeon s’est orientée vers un modèle d’offre de services digitaux (horodateurs avec paiement sans contact ou à distance, carte de paiement unique pour transports collectifs, application de recherche de place de parking…). La société a réalisé un chiffre d’affaires de 225 millions d’€ en 2015 (+15%) auprès de 4 000 municipalités dans le monde.


- Le projet de Cité de la gastronomie de Dijon suspendu à deux recours.

 

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L'entrée de la future cité de la gastronomie, avec au premier plan l'espace muséal dédié au repas des Français et au fond, la chapelle de l'ancien hôpital qui sera rénovée. Anthony Béchu Architectes.


Le projet culturel émanant du classement par l’Unesco du repas des Français devait être le premier ouvert au public, avant Lyon. Un second recours vient mettre en doute cette affirmation du maire de Dijon, François Rebsamen qui, en février dernier, annonçait un démarrage des travaux de la Cité de la gastronomie pour la fin de l’année et une ouverture de la partie muséographie fin 2018.


Ce recours a été déposé le 25 mars au tribunal administratif de Dijon, par le chef de file de l’opposition municipale Emmanuel Bichot qui conteste de mode de passation du marché attribué au groupe Eiffage, en l’occurence un appel à manifestation d’intérêt.


Par cette procédure de consultation du code des marchés publics, la ville de Dijon a, comme elle le présentait au conseil municipal du 26 juin 2013, sélectionné « un opérateur ou groupement d’opérateurs pour la mise au point conjointe, le pilotage global et la réalisation de l’ensemble de la cité de la gastronomie (…), les candidats devant établir leur capacité à maîtriser toute la chaîne de réalisation et de gestion du projet ».

 

A l’issue du choix du candidat, devait suivre une période de négociation du programme détaillé et de ses conditions de réalisation. Il a été décidé qu’Eiffage financerait directement ou chercherait des investisseurs pour concrétiser ce projet pour 200 millions d’€ (y compris un programme de 540 logements).


En plus de la procédure, le requérant critique l’apport d’argent public dans cette opération, « à hauteur de 30 millions d’€, pour l’équipement culturel, la voirie ainsi que le parking silo voté par le Grand Dijon tout récemment ».


Aux quelques 250 représentants du monde économique q’iil avait convié jeudi dernier pour présenter le programme d’investissement de la ville et du Grand Dijon, François Rebsamen a lancé un appel à la mobilisation, « pour que le projet de la Cité internationale de la gastronomie et du vin voit le jour dans les délais prévus ». « Des contrats de sous-traitance étaient déjà en négociation », a plaidé le maire.


Un premier recours est depuis plusieurs mois au greffe du tribunal administratif de Dijon, déposé par le groupe de promotion immobilière dijonnais Seger, candidat évincé.


Conséquence de ces recours, la ville doit attendre pour acquérir les terrains auprès du CHU de Dijon, avant de les rétrocéder à l’aménageur. Interrogé, le groupe Eiffage n’a pas voulu commenter la situation.

 

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- PeptiMimesis lève 1,2 million d’€ auprès de Cap Innov’Est.


La toute jeune société biopharmaceutique PeptiMimesis, créée en octobre 2015 à Strasbourg, annonce que Cap Innov’Est a libéré une première tranche d’investissement de 500 000 € sur un montant total de 1,2 million d’€.


Ce financement va permettre à la société spécialisée dans la découverte et le développement de peptides thérapeutiques transmembranaires, de débuter ses activités de recherche : elles visent à développer un nouveau type de molécules qui s’insèrent rapidement dans les membranes cellulaires et utilisables en oncologie, en immuno-oncologie et dans les maladies auto-immunes. 


« Nous sommes ouverts à la venue d’autres investisseurs pour compléter ce premier tour de table et accélérer ainsi le développement de cette approche thérapeutique innovante », indique Marjorie Sidhoum, présidente de PeptiMimesis.


Cap Innov’Est est un fonds interrégional d’amorçage doté de 36 millions d’€, qui a vocation à investir au capital de start-ups des régions Alsace, Bourgogne et Franche-Comté.


- Daimler diversifie sa production d’autocars en Lorraine et recrute 30 personnes.

 

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Le Setra « LE business » est désormais produit dans la Meuse. ©Setra-autocars


Evobus France, filiale du groupe Daimler à Ligny-en-Barrois (Meuse), a livré en mars 2016 son premier autocar Setra au groupe Transdev, un des leaders mondiaux des transports publics. 


Cette diversification est le résultat d’un million d’€ d’investissement et 30 embauches en moins d’un an sur le site lorrain.


Le projet entamé mi-2014 correspond à un transfert de charges des lignes de Neu-Ulm (Allemagne) et d’Hosdere (Turquie). En effet, le carnet de commande du constructeur allemand a enregistré une hausse de la demande en autocars de tourisme.


L'usine d'assemblage Evobus en Meuse est un quatre sites de production d’autocars du groupe Daimler dans le monde. Elle assemble la plupart des autobus Citaro Mercedes-Benz destinés au marché français.


A l’avenir, Evobus pourrait aussi se voir adjoindre la production des autocars interurbains Mercedes-Benz. Avec 420 salariés, c’est un des plus importants employeurs du département de la Meuse, avec ArcelorMittal Construction à Haironville.

 

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- Le cluster Nogentech, candidat à French Tech.


Regroupant une cinquantaine d’entreprises dans le secteur des matériaux, principalement la transformation du métal, le cluster Nogentech en Haute-Marne, a présenté sa candidature auprès du réseau thématique médical French Tech. 


L’association met particulièrement en avant les spécificités de la trentaine d’entreprises qui travaillent pour le secteur du médical (prothèses et instruments), rassemblées au sein du département Prosthesis Valley et qui s’appuient, pour la recherche et le développement, sur l’Université de technologie de Troyes (UTT).

 

Les entreprises de Nogentech représentent près de 3 000 emplois et un chiffre d’affaires de 300 millions d’€.


- Le corsetier vosgien Allande, entreprise du patrimoine vivant.


Allande, l’un des derniers fabricants de lingerie français qui possède deux usines, l’une à Epinal dans les Vosges où travaillent 50 personnes, l’autre dans le Limousin, vient de recevoir le label « Entreprise du Patrimoine vivant ».


L’entreprise familiale a maintenu toute sa production en France, selon la tradition de la corsetterie. Ce qui lui vaut ce label de l’Etat « attribué à toute entreprise qui détient un patrimoine économique, composé en particulier d’un savoir-faire rare, renommé ou ancestral, reposant sur la maîtrise de techniques traditionnelles ou de haute technicité et circonscrit à un territoire ».


Sa particularité tient aussi au mode de distribution, la vente à domicile (2000 vendeuses) qui lui permet de commercialiser des produits haut de gamme à un prix plus accessible.


- Nominations.

 

ard- Arnaud Marthey, P-DG de l’Agence Régionale de Développement de Franche-Comté (ARD).

 


Âgé de 42 ans, le maire de Baume-les-Dames depuis 2014 succède à Denis Sommer.  Il est, depuis l’an dernier, conseiller régional de Bourgogne Franche-Comté, délégué aux nouvelles ruralités.

 

Le conseil d’administration compte six autres administrateurs issus du conseil régional : Julien Acard, Karine François, Alain Joyandet, Jean-Claude Lagrange, Nathalie Leblanc et Frédéric Poncet.

 

Ainsi que trois administrateurs issus des autres collectivités locales : Jean-Daniel Maire (Jura), administrateur représentant les communautés de communes, Maurice Fassenet (Haute-Saône), pour les départements et Claire Bourgeois-République (Grand Dole), pour les communautés d’agglomération.

 

Enfin quatre membres issus des chambres consulaires et syndicats professionnels : Eric Maillard, Groupe Maillard Industrie ; Etienne Frechin, P-DG de Vétoquinol ; Gilles Curtit, président de la CCI Franche-Comté et Paul Grosjean, chambre régionale de métiers et de l’artisanat.


Contrairement à la majorité des agences de développement économique qui sont généralement des associations, l’ARD est une société publique locale, dont le capital est détenu par quinze collectivités locales. Le premier actionnaire est le conseil régional, les autres étant les départements et les grandes agglomérations.


Pour l’heure, le regroupement des agences de développement économique de Bourgogne Franche-comté n’est pas à l’ordre du jour. Au préalable, le conseil régional doit, d’ici la fin de l’année, élaborer son schéma régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation (SRDEII), feuille de route à l’échelle de la nouvelle région, en matière d’aides aux entreprises et de promotion économique.



Roger Martin BTP
Article classé dans : Eco)Bref

Mots-clés : Besançon, Dijon, Strasbourg, biotech, Vosges, Eiffage, cité de la gastronomie, Haute-Marne, Parkeon, université de technologie de Troyes, Meuse, Cap innov'Est, Epinal, Alsace, Champagne-Ardenne, Lorraine, PeptiMimesis, Daimler, cluster Nogentech, Allande, Arnaud Marthey, agence régionale de développement de Franche-Comté, Astorg Partners, horodateurs, autocars, Evobus

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