L'essentiel de l'actualité économique du Grand Est par Traces Ecrites News

Publié par Traces Ecrites News, le 08 mars 2016

ECO)BREF. Les gels cosmétiques de Polystone Chemical pour compenser le départ d'un régiment en Moselle. Grand Est : la reprise annoncée ne bénéficiera pas à l’emploi dans l’industrie. Cauval dans l’Aube : trois redressements judiciaires, une liquidation. Les sièges des tribunaux de commerce spécialisés du Grand Est  désignés : Besançon en grève le 9 mars. Les grandes oreilles anti-fuites de Suez à Dijon. Le Pôle Textile Alsace développe le salariat partagé pour la valorisation des produits résiduels. Paul Curti, président de la Fédération du bâtiment et des travaux publics du Territoire de Belfort.


- Les gels cosmétiques de Polystone Chemical pour compenser le départ d'un régiment en Moselle.

 

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Les gels UV fabriqués par Polystone Chemincal sont utilisés en cosmétique : tatouage, teinture de cils, ongles, mais aussi en imprimerie. ©Polystone Chemical.


Leader européen des gels UV pour la cosmétique, l'Allemand Polystone Chemical a démarré en janvier 2016 son nouveau site de Bitche, en Moselle. Une vingtaine de personnes devraient y travailler d'ici la fin de l’année pour produire 2 à 2,5 tonnes de gel UV par an. Ces produits utilisés en cosmétique (tatouage, teinture de cils, ongles) ont également des applications industrielles comme l’imprimerie.
Installé à une quarantaine de kilomètres à Blieskastel en Sarre où il emploie 80 personnes, l'industriel envisageait depuis plusieurs années d'aménager en France une usine pour les gros volumes. La communauté de communes Pays de Bitche a joué les facilitateurs en construisant un bâtiment de 1300 m² d'ateliers et de bureaux dans le cadre du Plan local de redynamisation (PLR), destiné à compenser la dissolution du 57e Régiment d'artillerie en 2008.
Au total, la collectivité a mobilisé une enveloppe d'1 million d'€ avec l'aide de l’État (200 000 €), du Fonds d’industrialisation des bassins miniers (200 000 €) et du conseil départemental de Moselle (400 000 €). De son côté, l'entreprise dirigée par Hans Hubrich a dépensé 1,5 million d'€ dans des lignes de production.

 

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- La reprise annoncée ne bénéficiera pas à l’emploi dans l’industrie.

 

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La plasturgie est un des secteurs industriels qui a le plus investi en Bourgogne Franche-Comté en 2015. Ici, les ateliers de Worldplas à Besançon. ©Worlplas.

 

« Quelques indicateurs traduisent une reprise de l’activité économique, c’est un réel changement depuis 2009 », note Jeannine Roghe, directrice de la Banque de France Bourgogne Franche-Comté, à la lecture des résultats de l’enquête annuelle sur la situation des entreprises de Bourgogne Franche-Comté, réalisée auprès d’un échantillon de 1850 d’entre elles.
Dans l’industrie, le chiffre d’affaires qui a augmenté de 1,1% en 2015 devrait se maintenir. Celui du BTP, en recul de 8,9% dans le gros oeuvre et de 5,3 % dans les travaux publics, devrait arrêter de baisser. Le transport, en hausse de 2,3% en 2015, devrait continuer à progresser. Et la tendance positive de l’ingénierie technique devrait se poursuivre.
Les investissements qui avaient fortement baissé dans l’industrie l’année dernière (moins 13%) devraient ralentir leur chute (moins 2,2%). Ils représentent tout de même 900 millions d’€, la moitié réalisés dans la plasturgie, la métallurgie et l’industrie du bois.
« Ce qui manque le plus, c’est la confiance », analyse Lionel Brunet, directeur adjoint. A preuve, les analystes présentaient l’année 2015 comme « une année de rêve », avec la baisse des taux, une parité euros/dollar favorable et un prix du baril du pétrole au plus bas. Mais la magie ne s’est pas opérée. Sauf dans quelques secteurs, comme le matériel de transport (+10,3%) ou l’hôtellerie-restauration (+4,2%) qui a d’ailleurs embauché (effectifs en hausse de 9%).
Reste que l’emploi demeure l’abonné absent de cette timide reprise. Et le restera en 2016, principalement dans l’industrie où l’on s’attend encore une baisse de 1,3% des effectifs.


En Alsace, Champagne-Ardenne, Lorraine, l’industrie a enregistré une baisse du chiffre d’affaires de 1,1%. Ce chiffre cache cependant des disparités entre les trois territoires - une croissance de 2,2% en Alsace 2015 -, et entre les activités : + 15% dans la pharmacie, + 6,4% dans l’automobile. Les prévisions 2016 dans l’industrie sont plus optimistes, avec une progression du chiffre d’affaires de 1,7 %.
L'enquête de la Banque de France révèle que la morosité ambiante n’a pas trop impacté les investissements industriels qui se sont maintenus et devraient même connaître un rebond en 2016 (+4,3%). A quelques exceptions près, comme le bois-papier-imprimerie (- 29,2 %) et de l’industrie chimique (- 6,4 %). En revanche, la pharmacie (+42,4%), la métallurgie (+8%) et les produits en caoutchouc et matières plastiques et produits minéraux (+3 %) annoncent des intentions à la hausse.
Les espoirs de reprise ne sont toutefois pas favorables à l’emploi (- 0,8 % en 2015) qui devrait continuer de se dégrader cette année. Cependant, les chefs d’entreprise gardent confiance si l’on en croit leur appréciation de la rentabilité. La moitié pensent la préserver cette année.

 

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- Cauval à Bar-sur-Aube : trois redressements judiciaires, une liquidation.

 

Le placement en redressement judiciaire du groupe Cauval par le tribunal de commerce de Meaux, le 29 février dernier, a une incidence directe sur le site de Bar-sur-Aube (Aube), où le numéro 1 français de la literie emploie 460 personnes.
Trois établissements sont concernés : Latfoam (fabrication de banquettes), Logibar (transport et logistique) et Valdis International (vente en ligne). Un quatrième établissement a quant à lui été placé en liquidation judiciaire - car étant déjà en redressement -, avec un délai de trois mois renouvelables pour trouver un repreneur. Il s’agit de Cipal (Compagnie de Production d’Articles de Literie), l’unité de matelas qui emploie 160 personnes.
Les trois autres sociétés bénéficient d’une période d’observation de six mois renouvelable. Le groupe Cauval fabrique notamment les matelas de marque Dunlopillo, Treca et Simmons. En proie à des difficultés financières depuis plusieurs années, il a accumulé 55 millions d’€ de dettes sociales. Il était en négociation avec le groupe portugais Aquinos depuis l’automne dernier, échoué.

La fermeture du site de l'Aube serait une véritable catastrophe économique et sociale pour ce bassin d’emploi déjà éprouvé par l’arrêt de l’activité de la menuiserie industrielle Simpa en 2014.

 

- Les sièges des tribunaux de commerce spécialisés du Grand Est désignés : du riffifi entre Dijon et Besançon.

Par décret ministériel du 26 février 2016 fixant la liste et le ressort des Tribunaux de Commerce Spécialisés (TCS), institués par la loi Macron, Dijon a été désignée siège des chambres commerciales de 12 tribunaux de commerce de Bourgogne Franche-Comté (Besançon, Belfort, Chalon-sur-Saône, Lons-le-Saunier, Mâcon, Vesoul) et de Lorraine (Briey, Epinal, Bar-le-Duc, Nancy) ainsi que de Chaumont (Haute-Marne) et bien sûr Dijon.
Strasbourg accueille le siège des chambres commerciales des tribunaux de grande instance de Colmar, Metz, Mulhouse, Sarreguemines, Saverne, Strasbourg et Thionville.

Les tribunaux de commerce d’Auxerre et de Sens sont rattachés à Evry ; ceux de Châlons-en-Champagne, Reims, Sedan, Troyes à Paris ; Nevers à Orléans.
En réaction au choix de Dijon qu’ils qualifient de « politique » alors que Besançon était pressenti, les juges bisontins ont décidé de suspendre leurs activités pour l’audience du 9 mars 2016.

 

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- Les grandes oreilles anti-fuites de Suez à Dijon.

 

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Un chercheur de fuites. ©William Daniels.

 

Suez lutte contre les pertes d’eau potable du réseau de distribution du Grand Dijon qu’il exploite par délégation de service public. Régulièrement, ses agents auscultent par tranche sucessive, les 1000 kilomètres de canalisation de l'agglomération.

Ces campagnes, qui se font de nuit, ont permis d’économiser 600 000 m3 en 2015, indique l'exploitant. Soit l’équivalent de la consommation annuelle de la ville de Chenôve, 14 000 habitants et 3ième commune de Côte d’Or.

 

- Le Pôle Textile Alsace développe le salariat partagé pour la valorisation des produits résiduels.

Problématique commune à beaucoup d’entreprises industrielles, la réutilisation des produits résiduels ou « upcycling » (chutes de productions, produits déclassés, stocks dormants) - fait l’objet d’une opération de salariat partagé à l’initiative du Pôle Textile Alsace. Une ingénieur textile possédant des compétences en diagnostic, connaissance des fournisseurs et des débouchés est mise à la disposition de plusieurs entreprises, chacune le salariant à temps partiel.
Une première expérience d’un an dans les entreprises Clipso (plafond tendu, Vieux-Thann, Haut-Rhin), Schenker Stores (Thanvillé, Bas-Rhin) et SNTM (tricotage et confection, Marmoutier, Bas-Rhin) se concluent, selon la Pôle Textile Alsace, par la revente de plus de 60 tonnes annuelles de chutes de production (environ 10% de la production annuelle cumulée) et de plus de 40 tonnes de matières en stock, soit 100 tonnes en tout. Une seconde démarre à la mi-mars. Clipso et SNTM renouvellent leur contrat, rejointes par deux autres Garnier-Thiébaut (linge de maison à Gérardmer) et Evolon Freudenberg (nontissés à Colmar).
Le Pôle Textile Alsace vient de recruter deux autres personnes dans les métiers du Web marketing et de l’innovation qu’il met à la disposition de ses adhérents.

 

curti- Paul Curti, président de la Fédération du bâtiment et des travaux publics du Territoire de Belfort.


Agé de 55 ans, Paul Curti est le P-DG des entreprises de plâtrerie et peinture Curti et Cie SAS (39 salariés), à Bavilliers créée en 1965 par son père et son oncle, et Mancini SAS (14 salariés), à Belfort.

 

Elu pour 3 ans, il succède à Alain Albizati, président depuis 2009 et P-DG de l'entreprise de gros oeuvre Albizzati à Danjoutin.



Roger Martin BTP
Article classé dans : Eco)Bref

Mots-clés : Territoire de Belfort, industrie, Grand Dijon, travaux publics, Moselle, emplois, Pôle Textile Alsace, Aube, Cauval Industries, Bourgogne Franche-Comté, Alsace, Champagne-Ardenne, Lorraine, fédération du bâtiment du Territoire de Belfort , Suez, Paul Curti, Polystone Chemical, temps partagé, tribunaux de commerce

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