L'essentiel de l'actualité économique de l'Est vu par Traces Ecrites News

Publié par Traces Ecrites News, le 04 avril 2017

ECO)BREF. Eurogerm frise les 100 millions d’€ de chiffre d'affaires. Le mosellan Verrissima acquiert AGC Vertal Nord-Est. Conseil régional de Bourgogne - Franche-Comté : aides remboursables et subventions en débat. Thierry Geisen, nouveau directeur général de Pöppelmann France. Champagne : marge importante mais rentabilité limitée pour les élaborateurs. Colibrius lance une franchise de vélos pour handicapés. Plus de 19.000 visiteurs au salon Auto Moto Retro de Dijon.

 

- Eurogerm frise les 100 millions d’€ d’activité en 2016.

 

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L'usine d'Eurogerm à Saint-Apollinaire, près de Dijon. © Eurogerm.

 

Le numéro un français des ingrédients et auxiliaires technologiques au cœur de la filière Blé‑Farine‑Pain, coté en bourse, publie d’excellents résultats 2016 consolidés. L’entreprise fondée par Jean-Philippe Girard, actuel président de l'Ania (Association Nationale des Industries Alimentaires), s’est offerte une croissance annuelle de 7,2% lui assurant un chiffre d’affaires de 94,5 millions d’€.

C’est surtout l’activité dédiée aux améliorants de panification et au pré-mix (36,2 millions, +13%) qui boostent les ventes globales d'Eurogerm. Le marché français se porte bien pour l’industriel bourguignon basé à Dijon, avec une progression de 6% (37,9 millions).

L’international n’est pas en reste avec une commercialisation à hauteur 56,5 millions (près de 60% des ventes). Au final, le résultat d’exploitation avant dotations aux amortissements (EBITDA) franchit la barre des 10 millions pour atteindre 10,2 millions d’€, en croissance de +9,6%.

Quant au résultat net part du groupe, il s’envole de 19,2% à 4,9 millions et la trésorerie nette totale atteint les 9,7 millions contre 5,8 millions d’euros à la fin de l’exercice précédent. D.H.


- Le mosellan Verrissima acquiert AGC Vertal Nord-Est.

 

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Un exemple des fabrications du miroitier Verrissima. © Verrissima.

 

Verrissima Group à Goetzenbruck (Moselle) a annoncé la récente acquisition d’AGC Vertal Nord-Est, filiale du groupe belge AGC Glass Europe. En intégrant cette société de 15 personnes implantée à Wisches (Bas-Rhin), l’entreprise spécialisée dans la transformation du verre plat se dote d’un nouveau savoir-faire : la trempe à plat.
Fournisseur des fabricants de fenêtres, portes d’entrée et cuisines, le miroitier va jouer la carte des produits en verre trempé. Il compte doubler la production de son entité alsacienne et atteindre 1000 mètres-carrés de verre transformé par semaine d’ici fin 2017.

Il envisage d’ores et déjà d’installer dans sa nouvelle unité un centre d’usinage pour la découpe et le façonnage spécifique, ainsi qu’une application de décoration. Avec l’acquisition d’AGC Vertal Nord-Est, Verrissima va également pouvoir proposer à sa clientèle une gamme de produits « feuilleté-trempé ».
Verrissima Group compte désormais trois entités : ACG-Vertal Nord-Est, Verrissima Industrie, spécialiste de la transformation du verre plat (découpe, façonnage, collage, sablage, impression numérique, etc.) et Verrissima Habitat dont les 4 agences dans le Grand-Est assurent la pose de ses produits (cabines de douches, cloisons, etc.). Le holding emploie 90 personnes pour un chiffre d’affaire de 12 millions d’€ en 2016. P.B.

 

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- Conseil régional de Bourgogne - Franche-Comté : aides remboursables ou subventions ?


C’est un peu le monde à l’envers qu’ont dessiné vendredi 31 mars à Dijon, les conseillers régionaux de Bourgogne - Franche-Comté, réunis en session plénière. Alors que dans les années 2000, les élus de droite s’opposaient aux subventions aux entreprises, considérées comme de l’assistanat, et que ceux de gauche en faisaient leur religion - non sans la méfiance des élus communistes lorsqu’elles s’adressaient à des grands groupes -, c’est le schéma inverse qu’ont défendu les deux camps à l’occasion du vote des nouvelles aides régionales en faveur des entreprises.
François sauvadet, président du groupe Union des Républicains et du Centre a reproché à la majorité socialiste conduite par Marie-Guite Dufay, de « s’arquebouter sur les avances remboursables ». Pour rappel, il s’agit de prêts à taux zéro, avec un remboursement différé d’au moins un ou deux ans. « Au moment où les taux bancaires sont très faibles, ou que certaines entreprises ont du mal à accéder au crédit à cause de la crise, ce n’est pas pertinent », a renchéri Alain Joyandet, sénateur (Les Républicains) de la Haute-Saône, rapportant le témoignage de chefs d’entreprises pour lesquels les subventions seraient plus motivantes pour engager un investissement.
« Pour quelqu’un qui ne veut pas d’économie assistée, je suis étonnée de votre insistance en faveur des subventions », a rétorqué la présidente du conseil régional. Et de vouloir rétablir la vérité. « Elles ne sont pas supprimées ; lorsque le projet est en phase de recherche et développement ou de préindustrialisation, l’entreprise peut recevoir des subventions. »
Effectivement, le nouveau dispositif d’aides aux entreprises, issu de la fusion de deux des anciennes Régions Bourgogne et Franche-Comté, marie les avances remboursables à taux zéro pour les entreprises de moins de 250 salariés, au moment de la création, de la transmission, d’un développement stratégique ou encore d’un investissement matériel ; et les subventions pour l’aide au conseil, l’immobilier d’entreprise, le remplacement de machines moins impactantes pour l’environnement, l’export ou les actions collectives. Le détail devrait être bientôt disponible sur le site Internet de la Région www.bourgognefranchecomte.fr C.P.

 

Ecole des vins

 

- Thierry Geisen, nouveau directeur général de Pöppelmann France.

 

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Thierry Geisen, à gauche et Hubert Schaff qui part à la retraite. © Pöppelmann.


Thierry Geisen, directeur de Business Unit chez Pöppelmann France, prend la succession d’Hubert Schaff, directeur général du plasturgiste de Rixheim, près de Mulhouse depuis 15 ans, lequel fait valoir ses droits à la retraite. Son successeur est ingénieur diplômé de l’ENSAIS (devenue INSA), de Strasbourg en Génie mécanique. Thierry Geisen a acquis une expérience du secteur automobile, l’un des segments de clientèle de Pöppelmann, d’abord chez Mahle Behr à Rouffach (Haut-Rhin) jusqu’en 2007, en tant qu’ingénieur qualité, puis directeur adjoint du bureau d’études jusqu’en 2007 et ensuite chez Delphi Mechatronics comme directeur Plateforme Projet.
« Le profil de Thierry Geisen est particulièrement adapté pour accompagner les évolutions du site industriel de Rixheim », indique l’entreprise dans un communiqué. L’entreprise va poursuivre son évolution technologique dans la fabrication de pièces techniques de précision et sa croissance, en devenant notamment site d’expertise du Groupe familial allemand Pöppelmann pour la transformation de matières complexes. C.P.

 

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- Filière champagne : marge importante mais rentabilité limitée pour les élaborateurs.

 

L’Insee s’est livré à une analyse très fine de la filière champagne vue sous l’angle économique (*). Parmi la masse de chiffres contenus dans cette étude, on retiendra que le taux de marge dégagé par les élaborateurs est particulièrement fort : 71 % dans les grandes maisons et 58 % chez les producteurs de taille plus modeste.

Chiffres à comparer aux 44 % réalisés par les autres fabricants de boissons dans le Grand Est. Le taux de rentabilité économique chez les négociants (13 %) est en revanche comparable à celui des industries connexes au champagne, et descend même à 5 % chez les vignerons. L’Insee explique cette différence de niveau entre marge et rentabilité par l’importance des moyens de production mis en œuvre et par la valeur élevée des stocks.
La valeur ajoutée du champagne se manifeste à travers un autre indicateur : la filière produit 5 % de la richesse régionale générée par le secteur marchand avec seulement 2 % des emplois salariés (chiffres de 2012).

Des salariés qui profitent d’ailleurs de cette manne, puisque leur rémunération brute est supérieure de 14 % à celle des salariés du Grand Est (le chiffre grimpe à 24 % chez les cadres), et supérieure de 34 % à celle des employés des autres secteurs de l’agroalimentaire. F.M.

(*) Insee Analyses Grand Est n° 41 et n° 42 de mars 2017.

 

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- Colibrius lance une franchise de vélos pour handicapés.

 

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Jean-Louis Saugier et ses vélos adaptés au handicap. © P.-Y. Ratti.

 

Loueur et vendeur de vélos adaptés aux handicapés et de vélos thérapeutiques, Colibrius à Etupes, près de Montbéliard (Doubs) veut lancer une franchise. « Nous avons mis quatre ou cinq ans à savoir ce qu'il fallait faire pour que ça marche : quel type de vélo il faut pour quel handicap, quel type d'accessoire, etc., notre franchise ferait gagner du temps à ceux qui voudraient se lancer dans ce domaine. Deux projets ont pour l'instant avorté, mais un troisième est à l'étude », explique Jean-Louis Saugier, fondateur de la SARL en 2010.

Cet ancien ingénieur de Peugeot voulait au départ créer une entreprise spécialisée dans l'informatique pour handicapés et la formation adaptée à ce public. Epaulé par Altedia et le cabinet Exco pour monter un business plan, il a eu l'idée de proposer des tricycles pour handicapés, à 80% électriques, d’abord à la location, puis à la vente.

Il a parallèlement développéde  la formation pour un public d’enfants dyslexiques et dysphasiques, grâce à un partenariat avec le Rectorat : le but est d'amener ces enfants à l'autonomie dans la prise de note, la réalisation de graphiques pour la géométrie ou les sciences, dans la perspective de l'entrée en 6e. Colibrius réalise un chiffre d'affaires de l'ordre de 250.000 € dont 30.000 € de recettes issues de son activité formation. P.-Y.R.

 

- Le salon Auto Moto Retro de Dijon frise la barre des 20.000 visiteurs.

 

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© Traces Ecrites.

 

La seconde édition du salon Auto Moto Retro de Dijon a bénéficé d'une fréquentation de plus de 19.000 visiteurs, soit une hausse de 5,5%.

Aussi, ce salon organisé par Dijon Congrexpo, avec l'appui de l'Automobile Club de Bourgogne, devrait-il se perenniser et éventuellement accroître sa surface d'exposition.

De 15.000 m2, elle était 17.000 m2 cette année, ce qui a permis une mise ne scène de certaines vieilles voitures plutôt percutante. D.H.



Roger Martin BTP
Article classé dans : Eco)Bref

Mots-clés : Côte-d'Or, automobile, Eurogerm, Doubs, Dijon Congrexpo, Bas-Rhin, Pays de Montbéliard, Jean-Philippe Girard, salon, Insee, Moselle, Pöppelmann, Marie-Guite Dufay, Rixheim, vin de Champagne, Bourgogne Franche-Comté, conseil régional Bourgogne Franche-Comté, Salon Auto Moto Retro, aides aux entreprises, Verrissima, industrie verrière, AGC Vertal Nord-Est, Thierry Geisen, Colibrius

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