L'essentiel de l'actualité économique de l'Est vu par Traces Ecrites News

Publié par Les journalistes de Traces Ecrites News, le 24 mai 2016

ECO)BREF. Nouvel accord de compétitivité chez Mahle-Behr. Moulins Dumée s'offre un moulin entièrement automatisé. Réelection de Jean-Philippe Girard à la présidence de l'ANIA. PSA Peugeot-Citroën s'allie à la communauté universitaire de Franche-Comté. Le Grand Chalon accueille une nouvelle entreprise logistique. Dijon renégocie ses emprunts toxiques. Le mosellan Gaïatrend débarque sur le marché américain de la vape. Avec La Champenoise, le champagne fait (enfin) la fête à Reims. Trois années de travaux au musée des Beaux-Arts de Dijon.

 

- Nouvel accord de compétitivité chez Mahle-Behr.

 

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L'usine de Rouffach, dans le Haut-Rhin signe son second accord de compétitivité. © Traces Ecrites


Trois ans après un accord et malgré son échec, l’usine Mahle-Behr France de Rouffach (Haut-Rhin) remet le couvert d’un accord de compétitivité pour limiter ses réductions d’effectifs grâce à la réduction des coûts. Signé par deux syndicats sur cinq (Unsa et CFE-CGC) représentant plus de 30 % des salariés - ce qui le rend valide (CFTC, CFDT et CGT ont dit non) -, le nouveau texte instaure la modération salariale pendant 4 ans contre l’engagement à rentrer de nouvelles commandes.
La hausse des salaires sera limitée, pour l’essentiel à 0,4 % ou 0,5 % par an jusqu’en 2020 selon le revenu de base. Les salariés renonceront aussi à un jour de RTT (réduction du temps de travail) sur volontariat, ainsi qu’aux gains de jours qui résultent du fractionnement des congés.

La direction du groupe, pour sa part, rapatrie à Rouffach trois marchés promis à une autre usine en Tchéquie. Au final, selon l’Unsa signataire, les mesures ramènent les suppressions d’emploi à 105 alors que la direction en envisageait jusqu’à 180 dans son PSE (plan de sauvegarde de l’emploi) de début d’année.
Fabricant de climatiseurs automobiles, Mahle-Behr France Rouffach emploie 860 salariés. Le site avait été l’un des premiers, et finalement, l’un des seuls en France, à signer un accord de « maintien de l’emploi » tel qu’instauré par la loi flexisécurité de juin 2013. Mais le deal, gel des salaires et renoncements aux RTT contre nouveaux marchés, a échoué : les efforts des salaires ont été bien réels, mais la contrepartie industrielle n’est pas venue.

 

Ecole des vins

 

- Moulins Dumée exploite à Sens un moulin parmi les plus modernes de France.

 

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L’entreprise familiale Moulins Dumée vient d'inaugurer à Gron, près de Sens (Yonne), un nouveau moulin annoncé comme le plus moderne de France. L’investissement dans cet équipement s’élève à 25 millions d’€.

Opérationnel depuis septembre dernier, il offre une capacité de stockage de 11.500 tonnes et un potentiel d’écrasement de 450 tonnes par jour. Entièrement automatisé et informatisé, ce moulin à blé peut dédier des cellules à farine par client ou type de fabrication.

Autres particularités : l’ensachage est automatique et le stockage sur palettes (1000 unités) se fait par l’intermédiaire d’un transstockeur. Le financement a été épaulé par des subventions du Conseil départemental de l'Yonne, du Feader, de France Agrimer et de la Carsat. Bpifrance a également participé au montage financier dans le cadre de l’investissement et en haut de bilan (obligations convertibles)

Dirigée par Hervé du Pont de Romemont, le président du directoire, la minoterie a réalisé un chiffre d’affaires de 21,35 millions d’€ en 2014 et dégagé plus d’un million de bénéfices. Elle emploie 70 personnes et livre environ 1000 clients boulangers.

 

- Jean-Philippe Girard réembraye à la présidence de l’Association Nationale des Industries Alimentaires.

 

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L’entrepreneur bourguignon, fondateur et dirigeant de la société Eurogerm, à Dijon, vient d’être réélu pour un second mandat de trois ans - 2016-2019 - à la présidence de l’Association Nationale des Industries Alimentaires (ANIA).

Les qualités humaines de ce chef d’entreprise de 57 ans : ouverture d’esprit, empathie, courage…, n’ont pas eu de mal à convaincre les représentants des 18 fédérations qui composent l’organisme en charge du second secteur d’activité national (170 milliards d’€ de chiffre d’affaires, 441 000 emplois directs).

Au bilan de son précédent mandat : la mise en place d’une gouvernance plus performante, plus ouverte et plus collective ; la création d’une grande maison de l’alimentation, lieu central et convivial où siègent désormais l’ANIA et six de ses fédérations adhérentes.

Jean-Philippe Girard va maintenant s’attacher à « rectifier l’absence de pilotage stratégique de la politique de l’alimentation en France, l’extrême volatilité et le manque de compétitivité de certaines matières premières ».

Il entend également poursuivre son combat sur les prix en grande distribution, simplifier les normes administratives, ainsi que sur tous les aspects fiscaux et réglementaires de la profession.

Il consacrera aussi son second mandat à améliorer « une image écornée par un foodbashing incessant et une perte d’attractivité des métiers industriels auprès des plus jeunes ». A noter, qu’un club PME-ETI et un club des exportateurs seront créés au sein de l’ANIA.

 

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- PSA Peugeot-Citroën et la communauté universitaire de Franche-Comté planchent sur le véhicule du futur.


Le groupe PSA Peugeot-Citroën a signé le 19 mai dans son usine historique de Sochaux (Doubs) sa première coopération universitaire, en l’occurrence trois établissements de Bourgogne Franche-Comté : l’université de Franche-Comté, l’Université de technologie de Belfort-Montbéliard (UTBM) et l’Ecole nationale supérieure de mécanique et des microtechniques de Besançon (ENSMM)
Ce partenariat scientifique portera sur les énergies nouvelles, les systèmes intelligents, l’électronique embarquée, les nouveaux matériaux actifs et les revêtements de surface, applicables à l‘industrie automobile.

Il prendra la forme de projets communs de R&D avec les laboratoires, de financement de doctorants et d’aide à la création d’entreprises en lien avec les travaux de recherche.
L’implication de la région Bourgogne-Franche-Comté ajoute un volet formation grâce à des interventions de cadres du constructeur automobile dans les universités et écoles d’ingénieurs.
Le site PSA de Sochaux compte 9.500 salariés dont 2.000 ingénieurs en R&D et dispose d’un centre d’expérimentation à Belchamp.

 

- Le Grand Chalon accueille une nouvelle entreprise de la logistique.

 

Axe fort du développement économque du Grand Chalon (Saône-et-Loire), présidé par Sébastien Martin, la logistique vient de faire un nouvel émule sur ce vaste territoire industriel. Il s'agit de la société Stras Express qui crée une filiale Baptisée Chalon Transport  sur la commune de Gergy.

Spécialisée en messagerie et dirigée par Alae Al Homrani, l'entreprise intègre un bâtiment existant de 1.750 m2 et démarre son activité avec 10 personnes tout juste recrutées et en prévoit plus d'une vingtaine à terme, en cas de bonne croissance.

Elle livrera des produits médicaux à la demande de la société Ciblex.

 

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Toute l'équipe de Chalon Transport réunie hier 23 mai, avec Sébastien Martin, président du Grand Chalon au centre (le seul en cravate !).

 

- La ville de Dijon renégocie ses emprunts toxiques.

 

Le conseil municipal de Dijon devait, hier soir 23 mai, approuver le principe d’une renégociation de trois emprunts dits toxiques (classés F) représentant un encours cumulé de 35,6 millions d’€, contractés en 2009, pour deux d’entre eux auprès de Dexia Crédit Local de France (14,014 millions chacun), le 3ème après du Crédit Foncier de France.
Un emprunt toxique est un emprunt à risque avec, au démarrage, un taux d’intérêt bas très attractif - par exemple, le taux souscrit au Crédit Foncier de France était au départ de 0,24% -, mais qui varie en fonction de l'indice financier choisi (par ex, la parité euro-franc suisse pour l’un des emprunts Dexia) et donc peut brutalement fortement augmenter.
Pour rembourser par anticipation ces emprunts qui courent jusqu’en 2034 et 2038, la ville va prochainement contracter quatre nouveaux prêts auprès de la Caisse française de financement local (CAFFIL) et de la SFIL (anciennement société de financement local), à des taux situés entre 4 et 5% maximum (le taux étant fixé au moment de la transaction). Le 3ème fait encore l’objet d’échanges, a précisé François Rebsamen, le maire.
Si la ville de Dijon décide aujourd’hui ces transactions, c’est qu’elle peut bénéficier « pour une période de trois mois », de l’aide du fonds de soutien de l’Etat. Celui-ci qui pourrrait atteindre près de 5 millions d'€, va lui permettre de réduire le poids de la pénalité de remboursement anticipé qui s’élève à 11,58 millions d’€. La ville l'autofiancera à hauteur de 6,33 millions sur des crédits inscrits pour dépenses imprévues au budget 2016.
Quant aux six autres emprunts classés E, qui sont pour la plupart des emprunts pour réaménagement de la dette, ils ne seront pas renégociés, car ils présentent un risque très modéré, précise le maire.

 

- Le mosellan Gaïatrend débarque sur le marché américain de la vape.

 

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15 saveurs de la marque Alfaliquid vont être testées outre-Atlantique. ©Gaïatrend.

 
Le fabricant de liquides aromatiques pour cigarettes électroniques Gaïatrend vient d’annoncer l’ouverture d’une filiale aux Etats-Unis. La PME de Rohrbach-lès-Bitche (Moselle) va tester le marché américain à partir de septembre 2016 avec une gamme de 15 saveurs de sa marque Alfaliquid.
Elle a confié les clés de sa filiale Gaïatrend USA à Arnaud Dumas de Rauly, ancien président de la Fivape, la fédération interprofessionnelle de la vape. L’entreprise qui revendique 50% de parts de marché en France, compte désormais sur l’export pour soutenir sa croissance.
Outre les Etats-Unis, elle cherche à booster ses ventes en Europe de l’Est et en Chine. Pour ce faire, elle s’appuie sur son agence roumaine et sur la signature d’un partenariat avec un distributeur asiatique mi-avril.
D’ici la fin de l’année, la société pilotée par Didier Martzel (45 millions d’€ de CA en 2014) devrait également lancer sa propre marque de cigarette électronique rechargeable, actuellement en phase de test. Gaïatrend a créé 130 emplois depuis sa création en 2010.

 

- Avec La Champenoise, le champagne fait (enfin) la fête à Reims.

 

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C'est sous la halle Boulingrin qu'aura lieu la première édition de la Fête du champagne mes 25 et 26 juin 2016.


C’était une vraie anomalie : aucun grand événement festif n’était jusqu’à présent organisé dans la capitale économique de la Champagne pour célébrer le vin le plus célèbre du monde.

Une lacune devenue encore plus criante depuis l’inscription au patrimoine mondial de l’humanité en 2015 des coteaux, maisons et caves de Champagne, avec le retentissement international qu’implique ce classement.
Le vide est désormais comblé puisque la première édition de la Fête du champagne, intitulée sobrement La Champenoise, aura lieu le week-end des 25 et 26 juin dans la cité des sacres. Et plus précisément sous les halles du Boulingrin, sonorisées et habillées pour l’occasion.

Pas moins de 70 producteurs (grandes maisons, vignerons indépendants et coopératives), ainsi qu’une dizaine d’exposants gastronomiques sont annoncés. Des animations musicales accompagneront ces deux journées de liesse pendant lesquelles  5.000 personnes sont attendues, qu’il s’agisse de touristes, d’amateurs de champagne ou bien de professionnels.
Cette initiative revient à deux Champenois - l’un propriétaire d’un bar à vins, l’autre instigateur de circuits touristiques dans le vignoble - associés à un… Bordelais spécialisé dans l’événementiel. Celui-ci a participé ces dernières années à l’organisation des plus grands événements dans sa région.
En janvier, déjà, Reims avait accueilli la Saint-Vincent, neuf ans après son dernier passage dans la ville en 2007.

 

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- Trois années de travaux au musée des Beaux-Arts de Dijon.

 

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Une vaste bâche de 350 m2 indique que le musée reste ouvert pendant les trois années de travaux ; elle montre en filigrane Le Repos de Colson (1759), le plus célèbre tableau de l’artiste dijonnais de naissance. © Traces Ecrites.

 

La ville de Dijon a profité de l’opération nationale La nuit des musées, samedi 21 mai, pour lancer officiellement la seconde phase de la rénovation du musée des Beaux-Arts.
Moins impressionnante que la première qui a métamorphosé l’aspect extérieur de l’aile du Palais des Ducs de Bourgogne, avec une nouvelle entrée et l’aménagement d’une brasserie sur la cour, cette dernière tranche est de plus grande ampleur.

Elle concerne pas moins de 51 salles et la réouverture de l’entrée historique, place Sainte-Chapelle. Les collections contemporaines - la donation Grandville - inconfortablement hébergées sous les combles seront pleinement mises en valeur aux côtés des oeuvres des 18ème et 19ème siècles.
La facture s’élève à 40 millions d’€ financés par la ville, Le Grand Dijon et le conseil régional ainsi que le mécénat du groupe Suez à hauteur de 800.000 €. Les travaux durent jusqu'à l’été 2019. Les parcours Moyen-Age et Renaissance réaménagés dans la première phase de travaux restent accessibles au public.



Roger Martin BTP
Article classé dans : Eco)Bref

Mots-clés : Dijon, musée des beaux arts, Yonne, Eurogerm, Doubs, agroalimentaire, Grand Est, Investissement, PSA Sochaux, Sens, Jean-Philippe Girard, Unesco, UTBM, finances publiques, Université de Franche-Comté, Moselle, ENSMM, Ania, accord de compétitivité, Mahle-Behr, Véhicule du futur, Sébastien Martin, Grand Chalon, Reims, vin de Champagne, Gaïatrend, Bourgogne Franche-Comté, Alsace, Champagne-Ardenne, Lorraine, Moulins Dumée, conseil régional Bourgogne Franche-Comté, Chalon Transport, emprunt toxique

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