L'essentiel de l'actualité économique de l'Est vu par Traces Ecrites News

Publié par Christiane Perruchot, le 12 juin 2018

ECO)BREF. Un restaurateur peut-il ouvrir le 1er mai ? Des contrôles de l’Inspection du Travail mettent le sujet sur le tapis. Gérald Streit, nouveau patron de Delfingen Industrie. Maurer Tempé et Iller : grandes manoeuvres dans la charcuterie alsacienne. H2SYS branche à l’hydrogène les Jeux Internationaux de la Jeunesse à Vesoul. Les Premières de Bourgogne-Franche-Comté révèlent leur première promotion d’entrepreneures. Martin Bonne, directeur de cabinet du président du conseil départemental de la Côte-d’Or devient directeur de cabinet de Catherine Vautrin et d'Arnaud Robinet à Reims.

 

• Un restaurateur peut-il ouvrir le 1er mai ?

 

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La place Emile Zola à Dijon où plusieurs contrôles ont eu lieu le 1er mai. © Google Map.

 

C’est la question posée après une série de contrôles de l’Inspection du travail, le 1er mai dernier, auprès d’une vingtaine de restaurateurs de Dijon. Certains ont décidé alors de fermer immédiatement leur établissement. D’autres l’ont maintenu ouvert et depuis, ont reçu de la Direccte (direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) de Bourgogne-Franche-Comté, le constat d’une infraction punie par une amende de 750 € par salarié.
Jusqu’à présent, la réponse était oui : l’hôtellerie-restauration comptait parmi les activités qui pouvaient déroger au chômage du 1er mai (institué par l’article L. 3133-4 du code du travail). L’article L.3133-6 du même code prévoit en effet une possibilité de dérogation pour « les établissements et services qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent interrompre le travail » (comme les hôpitaux, les pompiers). Les restaurants étant considérés, eux, comme participant « à la continuité de la vie sociale en concourant à la satisfaction d’un besoin essentiel du public
« L’inspection du travail met totalement en cause les acquis qui existaient jusqu’alors dans nos métiers », s’insurge l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (UMIH) de Côte-d’Or qui réunit les cafés, les hôtels, les restaurants et les discothèques. La convention collective nationale du 30 avril 1997 cosignée par les syndicats patronaux et de salariés prévoit la possibilité de faire travailler les salariés le 1er mai, sous réserve de les payer double.

Le ministère de l’Emploi et de la Solidarité confirme ces dispositions dans un arrêté du 3 décembre 1997. La Direction générale du travail réaffirme ce principe dans une note à toutes les Direccte le 16 avril 2012 et dans une réponse à une question écrite publiée au journal officiel du Sénat en date du 4 août 2016.
« Le 1er mai n’avait jamais posé de problème dans notre métier et le code du travail est très clair sur le sujet », s’étonne Lionel Petitcolas, vice-président de l’UMIH. « J’ai fait 40 1er mai », insiste le chef étoilé Stephane Derbord. Interrogée, la Direccte n’a pas souhaité faire de commentaire. Le plus gros établissement contrôlé compte 16 salariés et risque donc une amende de 12.000 €. 

 

lettreinspectiondutravail
Le courrier de l'Inspection du travail enjoignant un restaurateur de Dijon à prouver que son activité est de nature à être autorisée à employer des salariés le 1er mai, selon l'article L.3133-4 du code travail. Cliquez sur l'image pour l'agrandir et augmentez la visibilité.

 

 

cdjura

 


geraldstreit• Gérald Streit, nouveau patron de Delfingen Industrie.

 

Directeur général de Delfingen depuis 2015 et 3ème génération, Gérald Streit devient président du conseil d’administration de Delfingen Industrie.

Son père Bernard Streit qui dirigeait l’équipementier d’Anteuil (Doubs) depuis plus de 35 ans, a démissionné de son poste de président à l’issue de l’assemblée générale du 8 juin.

Le renouvellement du conseil d’administration constate également le départ de Georges François, Michel de Massougnes et Stefaan Vandevelde, et l’arrivée de Juan Manuel Diaz, Annie Kahn et Aldo Mangione.
Le groupe spécialiste des protections de câblages électriques et tubes techniques a réalisé en 2017 d’excellents résultats avec une progression de 16% de son chiffre d’affaires à 204 millions d’€ et un résultat net de 9,4 millions, de + 36 %.

 


sipoagenda

 

• Grandes manoeuvres dans la charcuterie alsacienne.

 

Deux vitrines de la salaison alsacienne en difficulté changent de main, sacrifiant au passage plusieurs dizaines d’emplois. En redressement judiciaire depuis janvier 2018, Maurer Tempé, à Mulhouse (Haut-Rhin) pourrait être repris par quatre de ses cadres qui souhaitent limiter la casse sociale à 27 emplois. Mathieu Rouillard, directeur commercial et marketing et Analito Gomès, responsable technique, tous les deux depuis 2 ans et demi chez Maurer Tempé, ainsi que Jean-Noël Pourprix, directeur de la production (depuis 18 ans dans l’entreprise) et Bruno Chatelet, directeur administratif et financier (dans l’entreprise depuis 7 ans) sont à ce jour les seuls en lice à proposer la reprise des deux activités de l’entreprise plus que centenaire : la partie industrielle avec son site de Kingersheim (Haut-Rhin) et les points de vente (société SABC).

Leur projet préserve 112 des 139 emplois et repositionne les produits sur une gamme Premium en abandonnant les marques de distributeurs (MDD). Ils annoncent aussi une réorganisation du site de Kingersheim afin d’intégrer plus de productivité et de flexibilité, et une évolution du concept des boucheries-charcuteries dont 8 des 13 implantations seraient conservées, en majorité dans le Haut-Rhin. Tempé avait été repris à la barre du tribunal de Mulhouse par Maurer en 2012, formant la nouvelle entité Maurer Tempé.

Déjà en cessation de paiement en 2012 et reprise alors par le groupe Bazin, la charcuterie Iller à Altorf, près de Molsheim, change une nouvelle fois de mains. Nouveau venu dans l’agroalimentaire, mais installé en Alsace depuis une trentaine d’années, Ghulam Mirany, le PDG de TMG Mirany Finances, investisseur immobilier, promet un investissement de 4 millions d’€ dans l’outil de production et lui aussi, un repositionnement haut de gamme. 47 postes sont conservés sur 111.
La hausse des cours du porc et un marché principal sur les marques de distributeur seraient à l’origine de la spirale infernale que connaissent ces deux sociétés depuis une dizaine d'années.

 

 

PerfoEST

 
• H2SYS branche à l’hydrogène les Jeux Internationaux de la Jeunesse à Vesoul.

 

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Sébastien Faivre, co-fondateur et président de H2SYS. © Pierre-Yves Ratti.


La start-up de Belfort qui développe des générateurs mobiles à l’hydrogène équipe les Jeux Internationaux de la Jeunesse organisé par l’Union Nationale du Sport Scolaire (UNSS), auxquels participent 300 lycéens venus du monde entier (27 pays) du 12 au 16 juin à Vesoul (Haute-Saône) et ses environs. Un générateur de 5 kW, doté d’une pile à combustible et alimenté en hydrogène, va fournir l’électricité à la tente média et à tous les dispositifs d’accueil des épreuves de VTT qui ont lieu sur le site des Mille Etangs.
Avec cette opération rendue possible grâce à une étroite collaboration avec EDF, le SDIS 70 et le service de la préfecture concernant les réglementations en vigueur, H2SYS - l’une des 60 entreprises sélectionnées dans l’édition 2018 de Traces Ecrites News, 60, le best of -, veut promouvoir l’utilisation de générateurs à hydrogène pour l’évènementiel.

« Cette première en France doit permettre à d’autres festivals et évènements sportifs de choisir l’hydrogène pour l’alimentation des sites isolés électriquement et pour s’inscrire dans une démarche écoresponsable car nos générateurs, silencieux, ne rejettent que de l’eau », commente Sébastien Faivre, dirigeant. 

 

banquepopmars

 

• Les Premières de Bourgogne-Franche-Comté révèlent leur première promotion d’entrepreneurs.

 

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Une partie des lauréates en compagnie (à gauche) de Laurence Berthoud Lafarge, déléguée générale des Premières de Bourgogne-Franche-Comté et présidente de l’association K’Elles Énergie Bourgogne et de partenaires du réseau. © Traces Ecrites.

 

C’est un réseau d’incubateurs un peu particulier, réservé aux femmes mais pas complètement exclusif, puisque les projets qu’il couve peuvent être également constitués d’équipes mixtes. Le 5 juin dernier, les Premières de Bourgogne-Franche-Comté ont présenté la toute première promotion de lauréates, 10  femmes en début de carrière ou en reconversion professionnelle.

Elles sont accompagnées par un chargé de mission avant la création de leur entreprise et suivies par un coach jusqu’à trois ans d’activité. Des « écoles » accompagnent leur parcours : vente, relations humaines, communication etc. Des partenaires (*) apportent un mécénat de compétences et financier d’un programme de formation à la fois collective et individuelle.


Découvertes de quelques-unes des entrepreneures à l’occasion d’un pitch.

 

- Après 10 ans de salariat dans le domaine de la formation, Caroline Dauvergne créée Evolve Formation Conseil, une formule à la carte de formations pratiquée en théorie et sur le poste de travail.
- Chloé Boudot et Carole Ravera savent trouver des bons plans et C’est chouette ! C’est le nom d’un pass mensuel digital, bon marché (4,99 €), sans engagement de durée et pour toute la famille, qui offre des remises chez des commerçants et des restaurateurs. Le professionnel apparait gratuitement sur la plate-forme en contrepartie d’offres « significatives ».
- Avec Merempsa, une solution digitale de recrutement, Charlotte Rolland veut faciliter la gestion des remplacements, surtout en cas d’imprévu, des établissements de santé et fluidifier le parcours des aide-soignantes et infirmières. Sa plateforme compte déjà 250 CV sur la zone géographique Dijon, Beaune et Chalon-sur-Saône.
- Myriam Vernay estime que le commerce traditionnel appartient au passé et que les lieux éphémères au contraire sont non seulement un excellent vecteur commercial, mais aussi pour une marque, l’opportunité de tester le marché. Equipement de la personne et/ou arts de la table, la première boutique de lecommerceautrement.com ouvrira à Dijon, en fin d’année ou début de 2019.
- Céline et Maud, jeunes mamans, en avaient marre de courir toute la journée entre l’école, les activités des enfants et leur travail. Elles créent Sphère Co & Co, un espace de 1.000 m2 à Dijon où petits et grands pourront s’adonner simultanément à leurs activités de loisirs favorites et même travailler dans un espace de coworking.
- Grâce à son expérience dans le marketing des cosmétiques, Julie Desoomer pense encore patienter deux ans avant de mettre sur le marché une gamme inédite de parfums et de gels douches bio inspirée de la vigne de Bourgogne.

 

(*) Maas, Agir La Mondiale, In Extenso, Capec experts-comptables, Caisse d’Épargne, Grand Dijon.

 

martinbonne Martin Bonne, de Dijon à Reims.

Le directeur de cabinet du président du conseil départemental de la Côte-d’Or, François Sauvadet, depuis juin 2014, prendra le 16 juillet ses fonctions de directeur de cabinet de Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims et de Arnaud Robinet, maire de Reims. Il succède à Alexandre Mora.
Agé de 33 ans, ce Dijonnais a accompagné le parcours de François Sauvadet depuis 2011 alors qu’il était ministre de la Fonction publique, en tant que conseiller parlementaire et chef adjoint de cabinet.

Après les élections présidentielles de mai 2012, il devient collaborateur au Parlement de François Sauvadet, élu député de la 4e circonscription de la Côte d’Or et chargé d'études pour le groupe UDI alors présidé par Jean-Louis Borloo à l'Assemblée nationale.
Titulaire d’une licence en droit et d’un Master II de Travail politique et parlementaire, spécialité « collaboration avec les élus », il avait commencé sa carrière comme conseiller parlementaire au cabinet d'Henri de Raincourt (Yonne), ministre chargé des relations avec le Parlement (septembre 2009 à novembre 2010) puis au cabinet de Patrick Ollier, qui lui a succédé aux mêmes fonctions de novembre 2010 à juillet 2011.



Roger Martin BTP
Article classé dans : Eco)Bref

Mots-clés : Dijon, Mulhouse, Haute-Saône, Doubs, Grand Est, Vesoul, Delfingen Industry, équipementier automobile, Direccte, Reims, Gérald Streit, Bourgogne Franche-Comté, communauté urbaine du Grand Reims, Inspection du Travail, 1er mai, Maurer Tempé, Iller, Les Premières de Bourgogne-Franche-Comté, Evolve Formation Conseil, C’est chouette , Merempsa, lecommerceautrement.com, Sphère Co & Co, Julie Desoomer, Martin Bonne

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