L'essentiel de l'actualité économique de l'Est vu par Traces Ecrites News

Publié par La Rédaction, le 04 mai 2018

ECO)BREF. Nouvelles inquiétudes sur l’avenir de GE qui emploie 4.000 personnes à Belfort. Gros travaux pour les magasins d’usine Marques Avenue à Troyes. Quand l’Europe donne un coup de pouce aux entreprises.  La zone touristique internationale (ZTI) de Dijon invalidée par la justice. Le bilan 2017 de Bpifrance traduit une reprise des investissements. Réseau Entreprendre Bourgogne entreprend fortement. David Butet élu président du Medef Côte-d'Or.


Traces Ecrites News cesse ses publications pour les reprendre lundi 14 mai. La semaine qui vient, soit la 19ème de l’année, est en effet propice à prendre du repos avec un mardi et un jeudi fériés, offrant deux grands ponts en perspective. Et nous ne serons assurément par les seuls à faire ce break en ce joli mois de mai. La rédaction.



- Nouvelles inquiétudes sur l’avenir de GE qui emploie 4.000 personnes à Belfort.

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GE a repris en 2014 les activités de fabrication de turbines pour les centrales thermiques et électriques de son concurrent Alstom. © GE.

 

Le ciel semble s’assombrir sur GE (General Electric) à Belfort, le plus gros employeur (4.000 salariés) du nord Franche-Comté avec PSA Sochaux. Ce fut d’abord début avril une lettre ouverte au Premier ministre du président de la CCI du Territoire de Belfort, Alain Seid, qui l’interpelait sur la baisse de la sous-traitance du géant américain. 

« Le 1er octobre 2018 marquera la fin de la période [4 ans, Ndlr] sur laquelle s'est engagée GE lors du rachat d'Alstom. J'ai souhaité écrire au Premier ministre pour exprimer la nécessité de maintenir le savoir-faire industriel de notre territoire, des propos que j'ai répété le 17 avril devant la commission d'enquête parlementaire sur le rachat d'Alstom par GE, présidée par Olivier Marleix, député LR d’Eure-et-Loir », rappelle Alain Seid dans la dernière lettre d’information de la CCI 90. Le représentant des entreprises a également demandé des aides à l'investissement pour les entreprises sous-traitantes de GE qui pâtiraient de la baisse des commandes du donneur d'ordre.

Le 27 avril, ce fut au tour des salariés qui, à l'appel de l'intersyndicale CFE/CGC, CGT, CFDT et FO, ont débrayé pour interroger la direction sur les conséquences de la restructuration de la branche énergie de GE. Celui-ci prévoit 12.000 suppressions de postes dans le monde dont 5.000 en Europe. Jusqu’en octobre, GE Belfort est « protégé » par l’accord de 2014, mais qu’en sera t-il après ? C.P.

 

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- Gros travaux pour les magasins d’usine Marques Avenue à Troyes.

 

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Le centre outlet Marques Avenue a été installé à Troyes en 1993 pour perpétuer la tradition industrielle de la maille, alors que les fabricants fermaient tour à tour. © Marques Avenue.


Le plus ancien village de magasins d’usines de l’enseigne Marques Avenue, implanté depuis 1993 à  Saint-Julien des Lilas, en banlieue de Troyes (Aube), va subir une cure de jouvence. Concurrencé par McArthurGlen à Pont-Sainte-Marie, également dans la périphérie de Troyes, le centre commercial outlet s'est petit à petit vidés de ses enseignes.

La vingtaine de boutiques du hall 4, ainsi que celles du hall Équipement de la maison, vont déménager d’ici la fin de l’année dans le bâtiment historique, le Hall 1 qui regroupera tout l’offre avec un nouveau design. Quant au hall 4, il sera être transformé en zone de loisirs, jeux et sports d’intérieur.

L’investissement s’élève à 3 millions d’€. Créé par le groupe Concepts & Distribution qui possède une demi-douzaine de villages de marques en France, iMarques Avenue Troyes a été cédé en 2015 à un investisseur chinois. C.P.

 

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- Quand l’Europe donne un coup de pouce aux entreprises.

 

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Le fabricant de façades Clairalu à Pesmes (Haute-Saône) va moderniser son usine pour 1,7 million d'€. © Clairalu.


En ce « joli mois mai de l’Europe » comme se baptise cet événement annuel qui promeut les actions de l’Union Européenne dans les régions, le conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté dresse la liste des aides européennes attribuées aux projets des  collectivités locales et, aspect moins connu, également aux entreprises : plus de 350 depuis 2017.

Car ce sont les Régions qui désormais distribuent les aides européennes au nombre de trois : le Feder (fonds européen de développement régional), orienté sur la croissance et l’emploi avec un budget de plus de 6 millions d’€ à fin mars 2018, le Feader (fonds européen agricole et de développement rural) pour l’agriculture et le développement rural, le FSE (fonds social européen) pour le volet formation professionnelle et le programme Interreg dédié à la coopération France-Suisse.
L’exemple valant mieux qu’un long discours, voici quelques uns des projets d’entreprises qui ont reçu un coup de pouce de l’Europe. Hadaro qui a installé en 2016 un établissement secondaire aux Auxons, près de la gare TGV de Besançon, a reçu une aide du Feder de 110.254 €  (sur un investissement total de 551.274 €) pour installer un atelier maroquinerie-gainerie et un atelier de mécanique. Jusqu’à présent, l’habillage de scoques et étuis de téléphones en matières haut de gamme était sous-traité.
La tournerie Carron à Naucuise (Jura) qui emploie 5 salariés a profité d’une aide du Feder de 44.000 € pour moderniser son outil de production. A Pesmes, en Haute-Saône, l’entreprise Clairalu, fabricant de revêtements de façades (chiffre d’affaires de 1,3 million d’€), recueille 345.923 € pour un investissement important de 1,7 million destiné à moderniser son outil de production et sa gestion des stocks. Autre exemple, dans l’Yonne, la fonderie aluminium Bronze Alu Masué, perçoit 126.663 € pour acquérir un four de fusion et des presses représentant un investissement de 555.545 €.  C.P.

 

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- La zone touristique internationale (ZTI ) de Dijon invalidée par la justice.

 

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Le site de la future cité de la gastronomie qui ouvrira en 2020, concerné par la zone touristique internationale de Dijon. © Antony Bechu.

 

Le tribunal administratif de Paris annule en date du 19 avril 2018, l’arrêté ministériel du 25 juillet 2016 instituant la zone touristique internationale (ZTI ) de Dijon : sur un périmètre défini du centre-ville – le secteur sauvegardé ainsi que la future cité internationale de la gastronomie et du vin – les commerces sont autorisés à ouvrir le dimanche ainsi que le soir jusqu’à minuit.
La décision de justice découle de deux requêtes parallèles, de l’Union départementale des syndicats confédérés FO de Côte-d’Or et l’Union syndicale Solidaires 21 d’une part, de la Fédération CGT des personnels du commerce, de la distribution et des services et l’Union départementale CGT des syndicats de Côte-d’Or d’autre part.

Elle s’appuie sur le fait que les syndicats n’ont pas été consultés en amont du projet, que la ZTI déroge une règle du droit du travail – celle concernant le repos dominical – ainsi que sur une analyse jugée insuffisante de la part du chiffre d’affaires réalisé auprès des touristes étrangers par les commerces de la zone.
La ville de Dijon a fait appel de la décision qui ne doit s’appliquer qu’après un délai de quatre mois suivant le jugement. C.P.

 

LCR

- Le bilan 2017 de Bpifrance traduit une reprise des investissements en Bourgogne-Franche-Comté et dans le Grand Est.


2017, année record dans tous les métiers de la Banque, y compris pour Bpifrance, la banque publique d’investissement qui octroie des prêts à moyen ou long terme aux entreprises en complément des banques privées, prend des participations minoritaires au capital d’entreprises et de fonds d’investissements locaux, distribue des aides diverses aux jeunes entreprises et aux projets d'innovation et couvrent une partie du risque bancaire.
En Bourgogne-Franche-Comté, Bpifrance a accordé 578 millions d’€ en 2017 à 3.329 entreprises et dans le Grand Est, 2 milliards d’€  à 6.663 entreprises : ce qui représente environ la moitié des crédits de financements publics et privés.
En fonds propres, Bpifrance est intervenue dans 29 entreprises de Bourgogne-Franche-Comté pour un montant de 76 millions d’€ et  51 entreprises du Grand Est pour 241 millions d’€.
Ces chiffres qui démontrent un regain de l’investissement matériel et immatériel ne doivent pas obérer des difficultés de trésorerie persistantes dans certaines entreprises. La banque publique est intervenue dans 811 cas en Bourgogne-Franche-Comté pour 226 millions d’€ et 1.860 fois dans le Grand Est pour soutenir la trésorerie d'entreprises à hauteur de 1,063 milliard d’€.
A noter aussi que dans le Grand Est, Bpifrance a créé avec la Région, un Prêt Croissance pour les très petites entreprises, sans garantie, avec la possibilité de faire une demande en ligne depuis le site pretcroissancetpe.grandest.fr C.P.

 

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- Réseau Entreprendre Bourgogne entreprend fortement en 2018.

 

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© Traces Ecrites.

 

Le secret était devenu de Polichinelle depuis longtemps. Arnaud Gravel remplace à la direction de Réseau Entreprendre® Bourgogne, André Renard, dont l’image et la personnalité sont inscrites à jamais dans le marbre de cette association née le 13 mars 2002 dans le but d’accompagner créateurs et repreneurs d’entreprises vers le succès.

Quant à Emmanuel Chevasson, le président depuis ce début d’année 2018, il a su avec des mots sobres, lors de la dernière assemblée générale cette fin avril, rendre un hommage sincère à Gérard Desbois, son prédécesseur.

Car ici les ego(s) s’effacent devant l’immense mission à accomplir : faire réussir les porteurs de projet (créateurs et repreneurs), devenus lauréats après des rencontres et la sélection unanime d’un comité d’engagement.

« Et nous n’acceptons jamais une initiative non ficelée, car il est déjà suffisamment dur d’entreprendre sans avoir en plus à prendre des risques inconsidérés », indique Emmanuel Chevasson, dont le maître mot est bienveillance.

Le dirigeant du groupe PM fait partie de ces 150 chefs d’entreprise bourguignons qui consacrent pas moins de 4.800 heures bénévoles par an et versent en moyenne 2.200 € pour alimenter financièrement le réseau. L’objectif de la nouvelle équipe consiste à augmenter ce nombre d’adhérents pour atteindre rapidement les 180, ouvrir une antenne en Saône-et-Loire (via le jeune retraité André Renard) et, une autre, à terme dans la Nièvre, comme il en existe déjà une dans l’Yonne.

Si le cru 2017 avec seulement dix lauréats fut moyen, 2018 s’annonce prometteur, avec un espoir de distinguer 22 lauréats le 26 juin pour la 15ème soirée des lauréats dans un lieu encore tenu secret.

Réseau Entreprendre® a été créé en 1986, dans le Nord, par André Mulliez, aujourd’hui décédé et fondateur du groupe de distribution Auchan. Ce sont aujourd’hui 70 implantations en France et une présence dans une dizaine de pays. Bilan des courses : pas moins de 100.000 emplois initiés ou préservés et 22 millions d’€ prêtés depuis l’origine. En Bourgogne, les résultats n’ont pas à rougir : 5,8 millions accordés et 2.300 emplois, avec un taux de pérennité parmi les meilleurs de 95% à 3 ans et 90% à 5 ans. D.H.

 

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Nomination

 

davidbutet- David Butet, nouveau président du Medef Côte-d’Or.

 

Cet homme de 40 ans, à la tête de sociétés spécialisées dans la communication et l’événementiel, dont la plus connue est Strategic-Event, succède à Pierre-Antoine Kern qui assumait ce mandat totalement bénévole depuis 2012.

Né à Dijon et formé à l’école de commerce locale, rebaptisée Burgundy School of Business (BSB), tout comme son prédécesseur, David Butet a déjà roulé sa bosse à Paris avant d’entreprendre en Côte-d’Or.

Il participe notamment au début des années 2000 à la création du modèle de distribution de la presse gratuite avec 20 minutes.

Compétent en street marketing - traduction pour les néophytes : utilisation de la rue et de lieux publics pour promouvoir un événement, un produit ou une marque - il prend la direction de plusieurs activités au sein de grosses agences dédiées : développement commercial, pôle presse, affichage….

Pour son retour à Dijon, en lien avec la nomination de son épouse à un poste – ils ont trois enfants – il rachète Strategic-Event début 2008 et constitue progressivement un petit groupe qui revendique 8 millions d’€ de chiffre d’affaires et 70 salariés. Son dernier développement s’appelle Atelier Panel, une unité de fabrication d’agencements éphémères à Longvic, dans l'agglomération de Dijon.

Impliqué sur d’autres théâtres d’opération, il est notamment le co-fondateur de Vintage Bel Air, près de Beaune sur l’ancienne RN6 et futur parc de loisirs aux années 50 à 70. Membre du Medef depuis 2008, il assume auprès de ce syndicat patronal l’organisation de plusieurs universités d’été, dont celle de celui de Côte-d’Or. Parmi ses premières priorités, le nouveau président souhaite une croissance de 10% par an de son syndicat et milite pour une plateforme de recrutement collective s'occupant aussi de l'emploi du conjoint.  D.H.

 

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David Butet et Pierre-Antoine Kern qui vient de passer la main de la présidence du Medef 21. © Traces Ecrites.


Roger Martin BTP
Article classé dans : Eco)Bref

Mots-clés : Dijon, Belfort, Grand Est, Europe, Troyes, Medef Côte-d'Or, Réseau Entreprendre Bourgogne, General Electric, Bpifrance, Emmanuel Chevasson, Bourgogne Franche-Comté, fonds européens, David Butet, Zone Touristique Internationale, Gérard Desbois, aides aux entreprises, Arnaud Gravel, Hadaro, Marques Avenue, Clairalu

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