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L'essentiel de l'actualité économique de l'Est vu par Traces Ecrites News

Publié par La Rédaction, le 14 mars 2018

ECO)BREF. Le Dijonnais Benvic racheté par le fonds italien Invest Industrial. La fintech SESAMm lève 2,6 millions d’€ à Metz. Maire de Dijon et Président du Medef Côte-d'Or : la réponse du berger à la bergère. Le secteur du numérique affine ses recrutements dans l'Est. L'école supérieure Burgundy School of Business ouvre son capital aux entreprises. Le Cetim-Cermat récompensé au salon parisien JEC World. Nominations : Jean-Philippe Girard ne ménage pas sa peine pour l'agroalimentaire et Thomas Seiter, nouveau directeur général du pôle vins tranquilles du groupe Henriot.

 

• Le Dijonnais Benvic rachetée par le fonds italien Invest Industrial.

 

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© Benvic Europe.

 

Née en 1963 dans le giron du groupe chimique Solvay, la société Benvic Europe, implantée près de Dijon et spécialiste des poudres et granulats (compound) de PVC, voit plus grand et plus loin. Vendue en 2014, au fonds d’investissement américain Opengate Capital, elle est depuis la fin de 2017 l’une des acquisitions d’Invest Industrial.

Ce fonds italien de la famille Bonomi est, en autres, propriétaire de la marque de voiture de luxe Aston Martin et n’a pas - ce qui a défrayé la chronique économique -, été retenue lors du rachat il y a trois ans du Club Méditerranée.

Adossé à cet investisseur qui mise sur le long terme et épaulé pour financer sa dette par le fonds d'accompagnement financier Artemid, Benvic, numéro un européen de son secteur, où le management est aussi actionnaire, affine une stratégie en trois axes.

Ce sera à terme le financement de croissances externes en Europe, l’innovation dans le PVC vert et la diversification vers d’autres matériaux comme les polymers.

Benvic Europe réalise sur trois sites, Chevigny-Saint-Sauveur près de Dijon, Ferrara en Italie et Montornès en Espagne, un chiffre d’affaires de près 200 millions d’€ et emploie 200 salariés.

L'usine dijonnaise de Chevigny-Saint-Sauveur réalise la moitié de l'activité, soit plus de 70.000 tonnes annuelles de compound et autres mélanges de PVC. L’investissement annuel sur l’ensemble des trois usines atteint les 4 millions d’€. D.H.

 

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- A Metz, la fintech SESAMm lève 2,6 millions d’€ pour se déployer à l’international.

 

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Les trois fondateurs de SESAMm (à partir du 5ème à gauche de la photo) aux côtés de leurs actionnaires historiques et nouveaux investisseurs. © SESAMm.


SESAMm a trouvé la clé pour accélérer sa croissance à l’international. La fintech basée à Metz (Moselle) a annoncé ce 8 mars avoir clôturé une levée de fonds de 2,6 millions d’€ auprès de la Caisse d’Epargne Lorraine, Champagne-Ardenne, du fonds Venture numérique lorrain, des Bourgogne Angels et d’investisseurs luxembourgeois, suisses et français.
La start-up créée en 2014 par Sylvain Forté, Florian Aubry et Pierre Rinaldi est spécialisée dans l’exploitation des données alternatives (blogs, réseaux sociaux, forums) pour optimiser la gestion d’actifs.

« Nous utilisons l’intelligence artificielle pour analyser les données textuelles publiées en ligne et ce qu’elles expriment en terme d’émotion, positives ou négatives », livre Pierre Rinaldi, COO (chief operating officer) de SESAMm. Ses clients ? Des sociétés de gestion de portefeuilles, des banques et des assurances.
La levée de fonds va permettre à la start-up déjà implantée à Paris et au Luxembourg, d’ouvrir cette année une filiale à Londres. SESAMm va recruter en parallèle 13 salariés d’ici la fin du premier semestre 2018 dans les domaines de la data science, du développement informatique ou encore du traitement automatique des langues.

Implantée dans les locaux de la pépinière Synergie de la CCI de Moselle, la start-up emploie 18 personnes. Elle table sur un chiffre d’affaires d’1 million d’€ en 2017-2018 (exercice clôturé au 31 mars 2018). P.B.

 

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Pierre-Antoine Kern, président du Medef de Côte-d'Or.

- Le maire de Dijon et les syndicats patronaux, tout spécialement le Medef.


L’incident n’a pas autant fait le buzz sur les réseaux sociaux que les attaques en règle de Laurent Vauquiez, le président de LR, mais suffisamment agité le landerneau local pour qu’il débouche sur une lettre ouverte du président du Medef Côte-d’Or et adressée à tous ses adhérents.

Devant des étudiants de la Burgundy School of Business (BSB), qui ont diffusé la vidéo sur Facebook, François Rebsamen, le maire de Dijon dénigre le patronal local.
« Les syndicats patronaux, c'est le truc incroyable ! ... Les dirigeants du Medef, localement, 9 fois sur 10, n'ont pas d'entreprise. Ce sont ceux qui ont du temps pour ne rien faire. ... Ici, ça été un teinturier .... », a notamment déclaré François Rebsamen en réponse à une question sur l’implication du patronat dans les décisions politiques.

Et de poursuivre, « les grands entreprises, celles qui investissent, ne sont pas là-dedans ». Et de citer Urgo, le fabricant de pansements implanté à Dijon : « Son directeur, il n’est pas dans les organismes patronaux, il n’a pas le temps.»
Morceaux choisis, non dénués d’humour de la réponse à cette déclaration (à écouter à la 41ème minute de cette vidéo consultable ici) du président du Medef Côte-d’Or, Pierre-Antoine Kern, dirigeant fondateur d’un petit groupe d'entreprises de télécommunications d’une quinzaine de salariés et pas moins de 3,5 millions d'€ de chiffre d'affaires, dont une partie à l'export.

« Il se trouve que les petites entreprises sont nombreuses à investir sur le territoire, notamment dans la nouvelle économie, celle où les “usines” sont virtuelles. Tout cela est, je le sais, plus difficile à appréhender. L’économie d’aujourd’hui n’est pas celle des trente glorieuses. Mais l’avenir est aussi là et il est en marche ! »
Quant aux entreprises de plus grande taille, poursuit-il, « j’organise régulièrement des déjeuners de travail avec leurs dirigeants et des invités prestigieux, comme nous l’avons fait avec le député Laurent Grandguillaume (ancien député socialiste, ndlr) par exemple. Je peux donc te rassurer [les deux hommes se tutoient, ndlr], les grandes entreprises du département adhèrent le plus souvent au Medef, directement ou par leurs branches professionnelles comme la métallurgie, la chimie, la plasturgie, le bâtiment ... »
Concernant l’absence du patron d’Urgo au syndicat : « Je souscris à l’admiration que tu portes à Urgo mais était-il vraiment judicieux d’insister autant sur le fait que ce leader du pansement n’adhère pas ? »
Enfin, le représentant des entreprises rappelle un fait - celui-ci exempt de toute appréciation subjective - que les chefs d’entreprises, même les petites, contribuent au financement des collectivités locales par la cotisation foncière et la cotisation sur la valeur ajoutée (ex-taxe professionnelle). C.P.

 

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- Les entreprises du numérique affinent leur recrutement dans l’Est.

 

Les entreprises numériques du Grand Est ont mis en place depuis la fin de l'année dernière une plateforme web pour les ressources humaines, destinée à améliorer un peu plus encore leur détection des profils adaptés, dans leurs métiers en tension de main d'oeuvre.

Les adhérents du syndicat professionnel Syntec Numérique dans la région y laissent la trace de leurs entretiens d'embauche, de façon à pouvoir transmettre un dossier non retenu aux autres et de tirer des enseignements plus généraux sur le profil des candidats.
L'outil prolonge quatre ans d'initiatives de la profession, en coordination avec plusieurs dizaines d'acteurs locaux de l'emploi, de la formation et de l'insertion, tous réunis dans l'association Numeric Emploi Grand Est (NEGE) que préside Thierry Vonfelt, délégué régional de Syntec. Grâce à ses partenariats, la commission recrutement de NEGE sait identifier un maximum de candidats demandeurs d'emploi ou en reconversion professionnelle, dont elle détermine s'ils sont immédiatement employables ou “adaptables”.

Cette pré-sélection peut être suivie, selon l'ampleur de l'adaptation, d'une préparation opérationnelle à l'emploi (POE) de 400 heures et d'une formation. Les besoins principaux concernent les postes de développeurs. D'autres émergent, notamment sur la cyber-sécurité et la protection des données.
La commission a concentré pour l'instant son action sur l'Alsace, avant l'extension en Lorraine cette année. Depuis 2014, elle a traité le dossier de 1.421 candidats, aboutissant à 150 embauches, dont 60 en 2017. Et plus de 80 % des personnes envoyées en formation en ressortent avec un emploi. M.N.

 

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- Burgundy School of Business ouvre son capital aux entreprises.

 

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© BSB.

 

Devenu une société anonyme à directoire et conseil de surveillance, sous la forme d’un établissement d’enseignement supérieur consulaire (EESC), l’école de management Burgundy School of Business (BSB), implantée à Dijon et Lyon, a ouvert son capital (*) à des entreprises.

Parmi ces dernières, les deux banques mutualistes de Bourgogne Franche-Comté que sont la Caisse d’Épargne et la Banque Populaire, mais aussi les dirigeants des sociétés Eurogerm, du groupe hôtelier Jacquier…  

L’école supérieure est l’une des rares à avoir adopté ce statut, d’ordinaire associatif. Dépendant à l’origine de la Chambre de commerce et d’industrie de Côte-d’Or, elle en est maintenant séparée depuis que l’organisme consulaire lui a transféré, moyennant une participation au capital, de tout le patrimoine immobilier. Cette autonomie de gestion lui permet de déployer un plan stratégique « ambitieux ».

Après avoir étendu son campus dijonnais et lancé un incubateur, l’établissement prévoit de fortement développer son implantation lyonnaise dans le nouveau quartier Confluence, de créer six pôles académiques impliquant le recrutement de 25 enseignants-chercheurs et de déployer un campus à l’international. BSB dispose d’un budget de 21,5 millions d’€ et emploie 117 personnes. D.H.

 

(*) Le capital s’élève dorénavant à 10,268 millions d’€.

 

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- Le Cetim-Cermat récompensé au salon JEC world.

 

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© Traces Ecrites.

 

Le centre régional d'innivation et de transfert de technologie, associé au Cetim et implanté à Mulhouse (Haut-Rhin) a été récompensé d'une JEC Award pour la solution modulable de valorisation des déchets composites thermoplastiques et des plastiques recyclés.

Cette distinction lui a été remise dans le cadre du salon JEC World, organisé du 6 au 8 mars dernier à Paris Nord-Villepinte et seule manifestation qui réunit toute l'industrie mondiale des composites.

Mise en œuvre sur la plateforme R&D pilote “Composites et Recyclage” du Cetim-Cermat, inaugurée en octobre 2017, cette technologie ouvre de nouvelles voies de valorisation des composites thermoplastiques et des plastiques.

Modulable, elle offre en effet, à partir d’un équipement unique, trois façons de revaloriser ces matériaux : la fabrication de plaques recyclées à partir de composites thermoplastiques, l’Upcycling qui consiste à utiliser des produits revalorisés pour produire des matériaux de qualité supérieure, notamment des thermoplastiques non chargés en plaques fibrées, et la production de pièces mises en forme. D.H.

 

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Nominations

 

girardmacron- Jean-Philippe Girard nommé coup sur coup par deux ministres.

 

Le fondateur et dirigeant de la société dijonnaise Eurogerm et président de l'Association nationale des industries alimentaires (ANIA) ne ménage pas sa peine.

Coup sur coup, il devient président du Comité stratégique filière alimentaire du Conseil National de l'Industrie (CNI), selon le souhait de Bruno Le Maire, ministre de l'Economie et des Finances.

Comme un bonheur n’arrive jamais seul, il revêt aussi les habits de fédérateur agroalimentaire du commerce extérieur à l’initiative de Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires Etrangères.

Les fédérateurs ont un rôle d’impulsion et de dynamisation pour épauler les entreprises à l’export de manière collective. Leur mission consiste à organiser des opérations concrètes et régulières de promotion à l’étranger sur certains projets.

La finalité voulue par le gouvernement est de « transformer le modèle d’accompagnement des entreprises à l’export, afin que l’international constitue enfin un débouché naturel ». D.H.

 

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zeiter- Thomas Seiter, directeur général du pôle vins tranquilles des Maisons et Domaines Henriot.

 

Thomas Seiter prend la direction générale du pôle vins tranquilles des Maisons et Domaines Henriot. il comprend les sociétés viticoles Bouchard Père & Fils à Beaune, (chiffre d’affaires de 33,75 millions d’€ en 2016, près de 2,1 millions de bénéfices), William Fèvre (Chablis) et Château de Poncié (Beaujolais).

Le nouveau directeur général sera installé chez Bouchard Père & Fils, entreprise viticole réputée, fondée en 1731, et installée au château de Beaune. Elle exploite un domaine de plus de 130 ha de vignes en Côtes de Beaune et de Nuits, dont 12 de grands crus et 74 de premiers crus.

Âgé de 43 ans, diplômé de l’école de commerce l’INSEEC et de l’Université de Berkeley, Thomas Seiter travaillait depuis 2016 à Bordeaux, auprès de François Lurton (Domaines François Lurton, Les Fumées Blanches, Sorgin...) sur le développement de ses marques et domaines, et à la création d’une branche consacrée aux spiritueux.

Il a aussi oeuvré, de 1997 à 2011, au sein du groupe L.V.M.H en tant qu’analyste financier chez Hennessy, puis dans la distribution en Asie, où il a exercé des responsabilités au commercial, au marketing et à la direction générale de différentes filiales (Hong Kong et Singapour). Entre 2011 et 2016, Thomas Seiter était le directeur général de plusieurs acteurs des vins et spiritueux, notamment au sein de la maison de champagne Charles Heidsieck (groupe E.P.I.).

Thomas Seiter est directement rattaché à Richard Moreau, le directeur général du groupe Maisons & Domaines Henriot, qui l’a nommé membre du comité exécutif. D.H.

 



Roger Martin BTP
Article classé dans : Eco)Bref
Start-up

Mots-clés : Dijon, Mulhouse, Haut-Rhin, Grand Est, numérique, François Rebsamen, Jean-Philippe Girard, Medef Côte-d'Or, école supérieure, Moselle, Pierre-antoine Kern, Cetim-Cermat, Bouchard Père et Fils, Metz, Bourgogne Franche-Comté, innovation technologique, Burgundy School of Business, SESAMm, fonds Venture numérique lorrain, Benvic Europe, Thomas Seiter

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