L'essentiel de l'actualité économique de l'Est vu par Traces Ecrites News

Publié par La Rédaction, le 27 février 2018

ECO)BREF. Les horlogers Audemars-Piguet et Trendy Elements s'ancrent à Besançon. Le fabricant de moteurs pour l’électroménager Selni en grave difficulté dans les Ardennes et dans la Nièvre. Plan social chez le transporteur frigorifique Prudent. En Alsace, Les chaussettes Labonal repartent du bon pied. L’Association Trans Europe TGV Rhin-Rhône-Méditerranée ne lâchent pas la branche Est de la LGV Rhin-Rhône. Julien Pourrat, nouveau directeur du centre d'affaires entreprises Bourgogne Champagne sud de LCL.

 

- Les horlogers Audemars-Piguet et Trendy Elements arrivent sur Temis à Besançon.

 

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Le bâtiment Innotech que construit Aktya, la filiale immobilier d'entreprise de Sedia qu'occupera en partie Audemars Piguet début 2019. © Philippe Donzé, architecte.

 

Le technopole des microtechniques de Besançon s’apprête à accueillir les 15 salariés de Trendy Elements, une entreprise horlogère bisontine discrète, créée en 1998 par Jean-Charles Amrane, qui fabrique des montres sous licence (Lulu Castagnette, Superdry, Lee Cooper, Freegun, Barbour, Karen Millen) mais aussi sous marques propres (TrendyKiss, TrendyClassic, TrendyKiddy).

L’équipe s’installera début avril dans ses nouveaux locaux construits par Sedia (ex-SeDd), rue Anne de Pardieu sur la zone Temis. « Nous avions besoin de plus d’espace mais aussi de meilleures conditions de travail », explique le dirigeant-fondateur. « Là, nous résolvons les deux problématiques et nous créons aussi un espace de stockage ».
Pas très loin de là, dans le bâtiment Innotech qui sort de terre entre Temis Sciences et l’ENSMM, et dont il sera locataire, Audemars-Piguet installera sur un millier de mètres carrés, son centre européen de SAV au grand jour, après près de vingt ans passés discrètement sur le parc Lafayette.

La livraison est prévue pour la fin du premier trimestre 2019. « Et on s’en réjouit », assure Nicolas Besançon, le directeur de la filiale française de l’horloger suisse. « Nous avions besoin d’un nouveau site. Il comptera 30 salariés, nos 25 salariés actuels auxquels s’ajouteront 5 que nous allons embaucher. Il s’agit d’un centre européen qui a vocation à s’étoffer, mais nous le faisons au fil de l’eau. » M.C.

 

 

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- Le fabricant de moteurs pour l’électroménager Selni en grave difficulté dans les Ardennes et dans la Nièvre.

 

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En chômage partiel depuis le début de l'année, les salariés de Selni à Nevers ont bloqué l'usine pendant quelques jours la semaine dernière. © Traces Ecrites.


Demain mercredi 28 février, les 181 salariés de la Société Industrielle Ardennaise (SAI) à Revin (Ardennes), l’une des deux usines de production de moteurs électriques pour l’électroménager (machines à laver le linge notamment) du groupe Selni à Nevers (Nièvre), saura si le tribunal de commerce de Compiègne (Oise) valide l’unique offre de reprise à ce jour.

L’entreprise bretonne Delta Dore, sous-traitant de l’électronique et concepteur de produits de domotique, propose de ne conserver 24 salariés, avec un objectif à moyen terme de 75 personnes. L'éventuel repreneur qui travaille déjà avec SAI, y fabriquerait des moteurs de volets roulants.
Un autre événement, la semaine dernière, a marqué l’histoire tumultueuse de l’entreprise ardennaise, reprise en 2014 par Selni au groupe d’électroménager Electrolux. Le redressement judiciaire prononcé en janvier dernier a été étendu à la filiale française du groupe suédois, Electrolux Home Products France.

Le tribunal la juge « responsable » du déclin de la Société Industrielle Ardennaise et la déclare solidaire de ses dettes, ce qui permettrait notamment le paiement des salaires de février. Seul client de la SAI, Electrolux avait arrêté en juillet 2017, les commandes contractualisées lors la cession au groupe Selni. Cotée en bourse, Electrolux a dit dans un communiqué faire appel « immédiatement » de cette décision.


A Nevers, siège de Selni avec une usine de production de moteurs de lave-linge et le service R&D avec un effectif total de 88 salariés, la situation n’est guère plus sereine. Une nouvelle audience du tribunal de commerce de Nevers doit également avoir lieu ce mercredi 28 février qui décidera ou non d’une liquidation.

La décision est liée aux engagements demandés au propriétaire - Bruno Floco, le P-DG - lors d’une audience la semaine dernière, à savoir payer les salaires de février le 5 mars - ceux de janvier ont été payés en 3 fois -, un tiers des arriérés d’Urssaf - l’entreprise doit 1,5 million d’€ -, ainsi qu’honorer une partie (436.000 € ) des échéances du plan de continuation, contracté en 2010 avec reprise du passif.
Pour sensibiliser l’opinion publique, les salariés avaient bloqué l’entrée du site de Nevers en début de semaine dernière. Ils sont en chômage technique partiel depuis début janvier, faute de trésorerie qui empêche l’achat de composants.  En dehors d’une gestion qui semble cahotique, la situation découle de la rupture d’un gros contrat avec Fagor et de l’échec commercial d’un moteur “maison”, moins énergivore et plus silencieux, mais trop cher (Lire l’article de Traces Ecrites News ici).

En 2017, le volume de commandes - environ 3.500 moteurs en pleine capacité - a chuté de moitié. Selni avait été reprise en 2010 à l’autrichien ATB par Bruno Flocco, actionnaire majoritaire, et cinq autres cadres sous la forme d'un LBO ("leverage buy out”). C.P.

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- Plan social chez le transporteur frigorifique Prudent.

 

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Transports Prudent exploite un parc de 110 camions frigorifiques. © Prudent.

 

La centrale d’achat de Leclerc pour la région Centre-Est (Socara) représentait un tiers de son chiffre d’affaires depuis une quinzaine d’années et pour honorer ce contrat de livraison d’une quarantaine de magasins en produits frais, l'entreprise avait construit un entrepôt sous température dirigée aux abords des autoroutes A39 et A6. Le non-renouvellement en cette fin de février 2018 conduit le transporteur frigorifique Prudent de Branges (Saône-et-Loire) à se séparer de 85 de ses 580 salariés. Ce sont essentiellement des manutentionnaires et préparateurs de commande employés à durée indéterminée.
Dominique Prudent, son PDG, avait déjà fait savoir en fin d’année dernière qu’il ne renouvellerait pas 180 CDD liés à cette activité dont la fin était déjà annoncée. Les produits frais rejoindront l’épicerie sèche et autres marchandises non consommables de la plateforme logistique de 106.000 m² qu’exploite la centrale d’achats de Leclerc à Villette-d’Anthon (Isère), dans la grande périphérie de Lyon.

La négociation d’un plan social est en cours avec les représentants du personnel. En 2017, Transports Prudent a réalisé un chiffre d’affaires de 46 millions d’€, avec un résultat d’exploitation déficitaire de 506.100 €. C.P.

 

 

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- Les chaussettes Labonal repartent de l’avant.

 

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L'Alsacien Labonal est l'un des rares fabricants de chaussettes en France. © Traces Ecrites.

 

Placé en redressement judiciaire en mars 2017 suite au non renouvellement du référencement chez Carrefour pour lequel il fabriquait des chaussettes à la marque du distributeur, Labonal en est sorti le 20 février dernier. La chambre commerciale du tribunal de grande instance de Colmar a validé le plan de continuation avec apurement du passif présenté par le PDG Dominique Malfait et l'administrateur judiciaire.

La PME de Dambach-la-Ville (Bas-Rhin) compte ainsi repartir dans le développement de ses ventes à l'export, dans ses propres points de vente (six actuellement en Alsace, à Besançon et à Paris), sur le web et surtout sous marque propre en France auprès des détaillants et de magasins premium (Galeries Lafayette, Monoprix....) .
« L'activité sous marque Labonal a continué de progresser pour représenter plus de 70 % du chiffre d'affaires, c'est un des facteurs qui ont permis de sortir de la procédure collective », souligne Dominique Malfait. Au global, le chiffre d'affaires a progressé de 8,5 % en 2017, malgré la perte du contrat avec Carrefour. Avec un total de 7,25 millions d’€, il est revenu à un niveau proche de 2015 avant le recul de 2016. Les marges se sont aussi redressées grâce aux ventes sous marque propre.

Ce redressement a entraîné 10 suppressions de postes. Labonal qui emploie désormais 90 salariés, est l'une des PME françaises indépendantes fabricantes de chaussettes grand public, avec Tricotage des Vosges (marques Bleu Forêt et Olympia) à Vagney (Vosges) et Perrin à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire). M.N.

 

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-  L’Association Trans Europe TGV Rhin-Rhône-Méditerranée ne lâchent pas la branche Est de la LGV Rhin-Rhône.

 

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Après la gare TGV Nord Franche-Comté, située entre Montbéliard et Belfort, le TGV Rhin-Rhône emprunte une voie "classique” jusqu'à Mulhouse. © Traces Ecrites.

 

Elle devait s’enclencher dans la foulée de la mise en service du TGV Rhin-Rhône en 2012 : la deuxième phase de la branche Est qui représente 35 kilomètres de ligne à grande vitesse à construire, à l'ouest, entre Villers-les-Pots (Côte-d’Or) et Dijon et, à l’est, entre Petit-Croix (Territoire de Belfort) et Lutterbach, près de Mulhouse, n’est toujours pas d’actualité. Le Conseil d’orientation des infrastructures repousse à 2038, les possibilités de financement de l'Etat.

Suite à la publication de ce rapport dit Duron, les élus de Bourgogne-Franche-Comté et du Grand Est - Marie-Guite Dufay, présidente de l’Association Trans Europe TGV Rhin-Rhône-Méditerranée et présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté, David Valence, vice-président de la Région Grand Est, et Robert Herrmann, Président de l’Eurométropole de Strasbourg - ont défendu leur position le 23 février auprès d’Elisabeth Borne, ministre des Transports : à savoir, « penser le projet non seulement comme une desserte du territoire de l’Est, mais comme une liaison transversale de l’Allemagne à l’Espagne ».

Les élus confirment que les collectivités locales sont toujours prêtes à apporter leur obole au projet, ramené à 750 millions d’€. Pour enfoncer le clou, ils rappellent que de « plus de 80 millions d’€ ont été investis dans les réserves foncières et études techniques ». C.P.

 

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julienpourrat- Julien Pourrat devient le directeur du centre d'affaires entreprises Bourgogne Champagne sud de LCL, implanté à Dijon.

 

Julien Pourrat prend en charge une équipe de 13 collaborateurs au service de 200 entreprises au chiffre d'affaires compris entre 7 et 50 millions d'€, ainsi que des grands comptes (CA supérieur à 50 millions d'€).

Cet homme de 37 ans succède à Louis Beyer et effectue un retour aux sources en Bourgogne. Diplômé du master Banque-Assurance de l'Université d'Auvergne, il débute sa carrière professionnelle comme chargé d'affaires "Entreprises” au sein de la caisse régionale du Crédit Agricole Champagne Bourgogne. Il occupait récemment le poste de responsable “Marché entreprises” au sein de la Banque Postale avant sa récente nomination.

Le centre d'affaires Entreprises Bourgogne Champagne Sud fait partie de la direction Entreprises Est de LCL, basée à Strasbourg et dédiée à l'accompagnement des grandes entreprises et des PME. LCL, filiale de Crédit Agricole SA, est une banque de proximité qui emploie 18.000 collaborateurs et annonce un portefeuille 6 millions de clients particuliers, 337.000 clients professionnels et 29.000 clients entreprises et institutionnels. D.H.



Roger Martin BTP
Article classé dans : Eco)Bref

Mots-clés : Besançon, Saône-et-Loire, Nièvre, TGV Rhin-Rhône, Nevers, Grand Est, redressement judiciaire, Bas-Rhin, horlogerie, Selni, Association Trans-Europe TGV Rhin-Rhône Méditerranée, Crédit Agricole, Transports Prudent, LCL Banque Privée, Bourgogne Franche-Comté, Ardennes, conseil régional Bourgogne Franche-Comté, conseil régional Grand Est, Julien Pourrat, Société Industrielle Ardennaise, Audemars Piguet, Trandy Eléments

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