L'essentiel de l'actualité économique de l'Est vu par Traces Ecrites News

Publié par La Rédaction, le 22 décembre 2017

ECO)BREF. Le tour de table de la Cité des vins et des climats de Bourgogne à Beaune est bouclé. Mauvaise fin d’année pour la sidérurgie lorraine, Ascométal en attente d’un repreneur. Ardennes Développement devient le bras armé du conseil régional du Grand Est dans les Ardennes. Solvay Clamecy distinguée pour sa responsabilité sociale. La Bourgogne-Franche-Comté vote un budget de 1,5 milliard d’€. Trois start-up du Grand Est sous le sapin.

 

- La Cité des vins et des climats de Bourgogne sur les rails.

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De gauche à droite : Jérôme Diguet, responsable du projet Cité des vins et des Climats de Bourgogne ; Christian Vanier, directeur du BIVB et Louis-Fabrice Latour, président du BIVB. © Michel Joly.


Le tour de table de la Cité des vins et des climats de Bourgogne est désormais bouclé. Les financeurs de ce projet touristique et culturel né de l’inscription des Climats de Bourgogne sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco étaient tous réunis le 19 décembre à Beaune pour signer leur engagement.

 

Le Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté en est le plus important avec 4 millions d’€, suivi du Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgone (BIVB) pour 3,5 millions, le conseil départemental de la Côte-d’Or, la ville de Beaune et l’agglomération Beaune Côte et Sud pour chacun 2 millions d’€. Pour boucler l’addition de 16,6 millions d’€ hors taxes, interviennent 11 autres collectivités locales, deux groupements de viticulteurs ainsi que l’Etat et l’Europe.


La Cité des vins et des climats de Bourgogne occupera trois lieux. Beaune accueillera le plus gros équipement (3.500 m2), construit à proximité du palais des Congrès. Formé d’un parcours de visite en réalité augmentée pour découvrir les 1.247 climats (parcelles de vigne) des Côtes de Beaune et de Nuits, il accueillera le centre d’interprétation lié au classement de l’Unesco, des ateliers de formation au vin de Bourgogne et des espaces pour les séminaires. L’investissement s’élève à 10,5 millions d’€.


Les deux autres cités seront installées à Chablis, dans l’Yonne, et à Mâcon, en Saône-et-Loire, au sein des actuelles maisons des vins qui seront agrandies avec une nouvelle scénographie. L’investissement s’élève respectivement à 2,2 millions et 3,9 millions.

 

BGE


L’ensemble ouvrira au public quasi simultanément fin 2020-début 2021 avec une première pierre annoncée début 2019, le temps d’organiser les dernières études et les concours d’architecte. La ville de Beaune, maître d’ouvrage de la Cité située sur la commune organisera en début d’année prochaine, un marché global de performance qui réunira la maîtrise d’oeuvre, le bâtisseur et un opérateur de maintenance. Le BIVB, maître l’ouvrage des deux cités de Mâcon et de Chablis, lancera un concours rassemblant l’architecte et le scénographe.


Reste à connaître les contours de l’environnement de la Cité de Beaune qui impliquera des investisseurs privés. Les 12 hectares mis dans la corbeille par la ville de Beaune doivent accueillir un hôtel 5 étoiles (l’acteur Christophe Lambert en sera l’un des principaux investisseurs), des commerces et des restaurants et sur la partie non constructible, en bordure de rivière Bouzaize, un vaste espace de promenade où seront plantés 400 arbres et sur lequel on se déplacera uniquement à pied ou en voiture électrique.

 

Le projet comprend également une grande halle de réception de 1.200 places - « deux fois plus grande que le Clos de Vougeot », s’enthousiasme Alain Suguenot, le maire de Beaune, qui la souhaite coiffée d’une tour d’une vingtaine de mètres de hauteur d'où le visiteur aura une vision panoramique du vignoble à une vingtaine de km à la ronde. C.P.

 

Ecole des vins

 

- Trois offres fermes de reprise pour Ascométal en Lorraine.

 

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L'usine de Custines, en Moselle. © Ascormetal.

 

L’année se termine mal pour la sidérurgie lorraine. Si Lorraine Tubes, en redressement judiciaire depuis septembre dernier, a trouvé une poursuite de son activité avec une montée au capital d’ArcelorMittal, l’un de ses actionnaires, Ascométal (anciennement Usinor) qui emploie 580 personnes en Moselle, à Hagondange (le siège social) et à Custines, doit attendre le 10 janvier pour connaître le bien-fondé des offres présentées en début de semaine devant la chambre commerciale du tribunal de grande instance de Strasbourg.
Selon Le Monde, le spécialiste des aciers longs (1.415 salariés en France), intéresse trois acteurs qui ont déposé des offre détaillées : le Britannique Liberty House, le Suisse Schmolz & Bickenbach, l’Espagnol Sidenor. L’italien Gruppo Beltrame a seulement exprimé une marque d’intention. Ascométal avait été placé le 21 novembre en redressement judiciaire. C.P.

 

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- Ardennes Développement devient le bras armé du conseil régional dans les Ardennes.


La loi NOTRe, de réforme territoriale, ôtant aux conseils départementaux la compétence de développement économique, Ardennes Développement a adopté cette semaine à Sedan ses nouveaux statuts. Le conseil régional Grand Est est devenu le principal financeur de l’agence de développement économique (50% du budget qui s’élèvera en 2018 à 760.000 €) à la place du conseil départemental.

L’ont rejoint l’agglomération de Charleville-Mézières et les trois chambres consulaires, CCI, de métiers et d’agriculture ainsi que les 7 intercommunalités du département.
En plus de son ancienne mission de prospection en France et dans le Bénélux pour attirer de nouvelles entreprises dans ses secteurs de prédilection (métallurgie, construction métallique, impression numérique), Ardennes Développement va accompagner les chefs d’entreprise locaux dans leurs projets et leur proposer les dispositifs de soutien du conseil régional.
Les nouveaux statuts ne changent en rien l’équipe dirigeante : Philippe Mathot, président et Jean-Louis Amat, directeur général. C.P.

 

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- Solvay Clamecy décroche un trophée d’entreprise socialement responsable.

 

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L’Union des Industries Chimiques (UIC) de Rhône-Alpes, d’Auvergne et de Bourgogne-Franche-Comté ont remis ce mois de décembre leurs trophées « Responsible Care® - Chimie Remarquable ». Parmi les entreprises ou sites industriels distingués : Solvay Clamecy.

Le fabricant nivernais d’additifs chimiques a choisi de sous-traiter le conditionnement de deux nouveaux produits, dont l’un est exclusif pour le groupe L’Oréal et entre dans la composition des filtres anti-uv.

Sur appel d’offres, le contrat est allé à l’ADAPEI 58, un établissement et service d’aide par le travail (ESAT) qui a montée une entreprise adaptée spécifique. Pas moins de douze emplois ont pu être créés à la grande satisfaction de Solvay.

Ce site industriel, implanté sur 90 hectares, dont 25 sont opérationnels, emploie 95 personnes et sert cinq marchés : l’oil & gaz, la détergence, la cosmétique-parfumerie, le traitement de surface et l’agrochimie. D.H.

 

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- La Bourgogne-Franche-Comté vote un budget de 1,5 milliard d’€.


Les conseillers régionaux de Bourgogne-Franche-Comté ont voté en fin de semaine dernière un budget 2018 équivalent à celui de l’année qui s’achève, de l’ordre de 1,5 milliard d’€.
Les principales dépenses sont affectées sans surprise aux lycées (138 millions d’€) et aux TER, les deux principales compétences des Régions avec le développement économique.
Les 429 millions d’€ affectés aux TER permettront d’acquérir de nouvelles rames (pour 24 millions), mais surtout à financer le service qui doit faire l’objet en 2018 d’une nouvelle convention avec la SNCF.
Concernant l’économie dotée de 64,5 millions d’€ auxquels il faut ajouter les 59 millions des fonds européens que gère la Région, la présidente Marie-Guite Dufay dit avoir ciblé « l’export, l’innovation et les compétences ».

La formation mobilise un peu plus de 101 millions d’€ avec, précise la présidente, « un effort particulier vers l’apprentissage ». C.P.

 

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- Trois start-up du Grand Est sous le sapin.

 

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Ecouteurs sans fil conçu par Divzcore à Metz. © Divacore.

 

Collectif de start-up, le "Noël de la French Tech" dévoile pour la 4ème année consécutive ses idées de cadeaux à mettre sous le sapin. Trois jeunes pousses du Grand Est ont été sélectionnées : Epopia à Strasbourg, éditeur d’un jeu postal ; Les Alambiqués à Nancy, qui a imaginé un kit d’assemblage de single malts pour faire soi-même son whisky, et Divacore à Metz, concepteur d'écouteurs sans fil Stéréo 3D.



Roger Martin BTP
Article classé dans : Eco)Bref

Mots-clés : Mâcon, Nièvre, Grand Est, sidérurgie, Beaune, Strasbourg, Chablis, Chimie, Solvay, Moselle, Cité des Vins de Bourgogne, French Tech, Nancy, Metz, Bourgogne Franche-Comté, Ardennes, Ardennes Développement, RSE, conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, Epopia, Divacore, Les Alambiqués, Ascométal, Lorraine Tubes, Clamecy

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