L'essentiel de l'actualité économique de l'Est vu par Traces Ecrites News

Publié par La Rédaction, le 30 novembre 2017

ECO)BREF. La Chocolaterie de Bourgogne peut-elle encore survivre ? Une école d’architecture à nouveau d’actualité à Dijon. Sarrazin et Protoform, deux nouvelles “PME attractives” en Saône-et-Loire. Double anniversaire en Lorraine : les 25 ans d'Aprofin et les 10 ans de la Maison de la Finance. Appui depuis 12 ans de la Banque Populaire Alsace Lorraine Champagne aux associations. Jérôme Grand, nouveau directeur territorial Bourgogne-Franche-Comté de SNCF Réseau.

 

- La Chocolaterie de Bourgogne peut-elle encore survivre ?


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MISE A JOUR 30 NOVEMBRE, 14h.

En redressement judiciaire depuis le 31 octobre, la Chocolaterie de Bourgogne (185 salariés) joue son avenir ces prochains jours. Une nouvelle audience au tribunal de commerce de Dijon a lieu lundi prochain 4 décembre sans certitude d’offres d’entreprise. Selon les observateurs, une prolongation de l’état de redressement judiciaire est probable car l'administrateur judiciaire n’aurait reçu que des « marques d’intérêt » de la part d’éventuels acquéreurs, industriels et investisseurs.

Un  nom circule cependant, celui de l'espagnol Natra (chiffre d'affaires de 490 milllions d'€ en 2016) qui possède une usine de pâtes à tartiner, tablettes et ingrédients pour l'industrie agroalimentaire à Saint-Etienne (Loire).
Le chocolatier dijonnais qui doit sa réputation à la marque Lanvin et ses escargots de Bourgogne intimement liés à l’histoire locale, rencontre une double difficulté.
Côté financier, l’entreprise a une situation très difficilement supportable sans plan social. Fin 2016, son bilan déclaré sur 23 mois présentait un résultat d’exploitation négatif de près de 20 millions d’€ pour un chiffre d’affaires de 76,5 millions d’€ et une perte sèche de 7,6 millions.

Cette année, le chiffre d’affaires prévisionnel de 58 millions d'€ ne devrait pas dépasser une trentaine de millions d’€ : insuffisant pour retrouver un équilibre en dépit d’une recapitalisation cet été à hauteur de 5 millions d’€ par trois actionnaires. La Caisse d’Épargne de Bourgogne-Franche-Comté, Rubis Capital et ACG Holding - deux sociétés dirigées par Jean-Philippe Girard, le président d’Eurogerm et de l’Association Nationale de l’Industrie Agro-alimentaire (ANIA) ont pris 35% du capital aux côtés des fonds d’investissement Varova et Nimbus, les propriétaires depuis 2015.

 

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Côté outil de production, l’entreprise souffre d’un surdimensionnement. Installée par  Nestlé, propriétaire jusqu'en 2011,  la plus grande des lignes - plusieurs centaines de mètres de long - était taillée pour fabriquer les 100 000 tonnes de chocolat anuelles nécessaires aux barres Lion. Totalement inadaptée aux petites séries de tablettes de chocolat et confiseries de Noël, elle avait cédé la priorité à de nouvelles machines plus modestes.
Pour soulager le poids des immobiisations, en 2015, la Caisse d'Épargne de Bourgogne Franche-Comté et la Semaad, ex-société d'économie mixte d'aménagement de l'agglomération dijonnaise étaient venues au secours de l’entreprise en rachetant - pour lui louer - les 60.000 m2 de l’usine. C’est la société Est métropoles qui en a hérité.
Ce jeudi 30 novembre, les salariés menés par la CGT, syndicat majoritaire, se sont adressés à la presse avant le comité d’entreprise extraordinaire prévu le lendemain 1er décembre. Pour dire que leur préférence va à un industriel. Et tenter de mobiliser les salariés, peu nombreux cependant à avoir quitté leur poste de travail pour manifester devant l'usine.
Ces dix dernières années n’ont pas été de tout repos pour l’entreprise. En 2011, Nestlé l’avait cédée au groupe chocolatier suisse Barry-Callebaut qui lui même l'a revendue un an plus tard à l’industriel Philippe de Jarcy. En 2014, ce dernier avait demandé une procédure de redressement judiciaire en 2014 qui s'était soldée par la suppression d'une centaine de postes.

 

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- Une école d’architecture à nouveau d’actualité à Dijon.


Les élus de Dijon Métropole doivent se prononcer ce jeudi 30 novembre sur la création d'une école d'architecture à Dijon en partenariat avec l'École Nationale Supérieure d'Architecture de Nancy. Une convention de partenariat pluriannuelle est inscrite à l’ordre du jour du conseil métropolitain.

Au congrès de la filière bois, le 25 novembre dernier à Dijon, Sylvain Mathieu, vice-président du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté chargé de la forêt, a avancé l’idée d’une spécialité construction bois avec une double formation, architectes et ingénieurs.
La création d’une école d’architecture à Dijon est une vieille histoire. En mai 1994, Edouard Balladur, alors premier ministre, avait annoncé à l’occasion d’une visite que la capitale de la Bourgogne accueillerait l'une des trois écoles d'architecture qui devaient ouvrir en France. Il avait alors souhaité qu'elle soit spécialisée dans la protection et la sauvegarde des monuments.

 

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- Deux nouvelles “PME attractives” en Saône-et-Loire : Sarrazin et Protoform.

 

L’agrément PME Attractive, créé par l’UIMM 71 et Nuclear Valley valorise l’image des PME et met en avant leurs atouts concernant la gestion de leurs ressources humaines (gestion des compétences, formation, accueil…) et leur politique sécurité/environnement auprès du grand public et des donneurs d’ordres. Sarrazin Technologies et Protoform Bourgogne rejoignent 19 autres entreprises, dont Fluidexpert (groupe Inicia).

 

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Le Cobomanip aux faux airs de R2-D2 de la Guerre des Étoiles. © Sarrazin Technologies.

 

Sarrazin Technologies, fondée en 1948 et implantée à Perrecy-les-Forges, est aujourd’hui dirigée par Marc-Antoine Séris. L’entreprise propose des solutions de manipulation clé en main en milieu hostile : offshore, nucléaire… Elle prévoit de réaliser sur l’exercice 4,5 millions d’€ de chiffre d’affaires avec un effectif de 35 personnes.

Ce dernier est “choyé” avec un management très participatif et un travail en ateliers où chacun apporte sa pierre. Et le résultat est là, Sarrazin Technologies, cherche, développe et au final innove en coréalisant, notamment, le “Cobomanip”, fruit d’une collaboration européenne et dont cinq exemplaires sont aujourd’hui en service.

 

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Pierre Bédry, de face, est très proche de ses collaborateurs. © Traces Ecrites.

 

Spécialiste Chalonnais des moules d’injection en aluminium pour prototype bonne matière ou petites séries, Protoform Bourgogne a été reprise en 2013 par Pierre Bedry. Depuis cette date, ce Biterrois (Béziers) de naissance et ingénieur de formation met en place des politiques managériales axées vers l’humain.

Dialogue permanent, évolution de carrière, équité de rémunération…, le dirigeant insuffle un climat collaboratif. L’entreprise attend 4 millions d’€ de chiffre d’affaires, principalement auprès du secteur automobile, et emploie 21 personnes. D.H.

 

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- La place financière de Lorraine a 25 ans et la Maison de la Finance, une décennie.

 

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Francois Wener, vice-président de la région Grand Est, et Sabine Calba, présidente d'Aprofin, signaient le 24 novembre une convention d'animation de la filière banque, finance et droit. © BPALC.

 

L’Association des Professionnels de la Finance du Sillon Lorrain (Aprofin) a fêté ce vendredi 24 novembre son quart de siècle, en même temps que les dix ans de la Maison de la Finance de Nancy. L’occasion d’écouter lors d’une conférence, Alain Clot, président-fondateur de France Fintech, une association de start-up du monde financier, évoquer l’évolution des métiers de la finance.

L’opportunité aussi de faire le point sur la filière banque qui emploie 4.200 personnes en Lorraine et sur la place financière régionale, avec notamment Dominique Wein, directeur général de la Banque Populaire Alsace Lorraine Champagne, l’un des membres fondateurs de la Maison de la Finance. Née il y a dix ans à l’initiative d’Aprofin, elle regroupe toutes les formations bancaires par alternance ou non.

Quant à Aprofin, elle fait partie des 10 places financières de France, la toute dernière étant celle de Bourgogne-Franche-Comté. Chacune tente sur son territoire de mieux harmoniser les demandes de financement en provenance de tous les acteurs économiques, voire de régler ensemble des dossiers difficiles.

 

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-  Douzième édition du Prix Région Alsace de la Banque Populaire Alsace Lorraine Champagne.

 

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Le photo ci-dessus se passe d’un long commentaire. Depuis 12 ans, la banque mutualiste régionale épaule des associations qui oeuvrent en matière de solidarité, de patrimoine et d’environnement, sans oublier quelques coups de cœur du jury.

 

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Nomination

 

- Jérôme Grand devient au 2 janvier directeur territorial Bourgogne-Franche-Comté SNCF Réseau.

 

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© SNCF.

 

Cet homme de 49 ans succèdera à Abdelkrim Amoura qui rejoint la direction Accès au Réseau comme directeur de la maîtrise d’ouvrage des Autoroutes Ferroviaires à compter du 8 janvier 2018. Jérôme Grand est depuis 2013, directeur de cabinet du Président de SNCF Réseau.

Diplômé de l’Institut d’études politiques de Lyon, il est aussi titulaire d’un diplôme d’études approfondies de Systèmes politiques comparés et d’un 3ème, d'études supérieures spécialisées d’administration et de gestion publique.

Jérôme Grand débute sa carrière comme adjoint au directeur des services techniques de Neuilly-sur-Marne en 1994. Il prend ensuite en charge en 1997 la direction du cabinet du maire du 19ème arrondissement de Paris.

En 1998, il devient conseiller au cabinet du président du conseil régional d’Île-de-France, chargé des marchés publics puis, chargé de mission au cabinet du maire de Paris avant d’occuper la fonction de conseiller au cabinet du maire de Paris, chargé de la propreté, de l’environnement, des espaces verts, des affaires funéraires, de l’eau et de l’assainissement.



Roger Martin BTP
Article classé dans : Eco)Bref

Mots-clés : Dijon, Saône-et-Loire, Grand Est, redressement judiciaire, Chocolaterie de Bourgogne, Sarrazin Technologies, SNCF Réseau, nomination, Pierre Bédry, Bourgogne Franche-Comté, Banque Populaire Alsace Lorraine Champagne, Jérome Grand, Protoform Bourgogne, Marc-Antoine Séris, école d'architecture, École Nationale Supérieure d'Architecture de Nancy

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