L'essentiel de l'actualité économique de l'Est vu par Traces Ecrites News

Publié par Traces Ecrites News, le 06 juillet 2017

ECO)BREF. Rhodiaceta à Besançon, la reconversion d’une friche industrielle en parc urbain. Le fabricant de rondelles Gris Group injecte 5,5 millions d’€ sur son site lorrain. Une charte pour réduire les risques des pesticides viticoles en Bourgogne. Le métier de distillateur aux rencontres de la viticulture de Beaune. L’association Créez comme elles a fêté ses 10 ans à Troyes. Nomination : Hubert Zeimett intègre la direction de la Fédération des Négociants-Eleveurs de Grande Bourgogne.

 

- Dans deux ans, la Rhodiaceta aura disparu (ou presque) du paysage de Besançon.

 

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A droite, l'entrée de l'usine par laquelle démarrera la démolition et à gauche, les tout premiers ateliers de soieries, préservés de la démolition. © Traces Ecrites.


C’est à la fois avec soulagement et un pincement au coeur que d'anciens employés, des riverains et des historiens locaux ont assisté jeudi 4 juillet, avec le maire de Besançon Jean-Louis Fousseret, au premier coup de pelleteuse qui s’attelle à la démolition de l’usine chimique Rhodiaceta.

Début 2019, il ne restera plus rien ou presque des 60.000 m2 de bâtiments abandonnés depuis 1982, date de l’arrêt de l’activité de Rhône-Poulenc qui fabriquait là du fil polyester et nylon.
Les travaux évalués à 2,237 millions d’€ (TTC) démarrent par le désamiantage des bâtiments, un travail de dentelle effectué par deux entreprises marseillaises, DSD Démolition et 4D.

« De l’amiante est dispersée un peu partout selon l’âge des bâtiments, dans les dalles, les gaines, le flocage des intérieurs de la cathédrale (le plus haut des bâtiments, de 30 mètres, Ndlr) », raconte Franck Olszak, directeur départemental de Colas, l’une des entreprises chargées de la démolition proprement dite avec Ferrari, un acteur national de la déconstruction et Heitmann TP et Fils, une entreprise du Doubs. Le chiffre de 32.000 m3 de gravats de béton armé montre l’ampleur du chantier.

 

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Une vue d'un intérieur qui nécessitera des travaux de désamiantage avant la démolition. © Jean-Charles Sexe.


Animée d'un devoir de mémoire entretenu par une association locale Les Amis de la Maison du Peuple qui prépare pour la rentrée un ouvrage sur l’histoire de l’usine qui employa jusqu’à 3223 personnes en 1968, et encouragée par l’architecte des Bâtiments de France bien qu’aucun des bâtiment ne soit protégé, la ville de Besançon a décidé de garder des traces de cette longue histoire ouvrière remontant à la fin du 19ème siècle.

Les anciens ateliers des soieries de Chardonnet (l’entreprise originelle), datant de 1905, seront conservés comme porte d’entrée d’un futur parc urbain paysager qui s’étendra sur 6 hectares.

Une partie de la “cathédrale” sera également préservée, notamment son grand escalier vitré ainsi que le château d’eau et le transbordeur, sur les rives du Doubs, qui servait à transporter matières premières et produits finis.

 

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Certains graffitis réalisés pendant les dizaines d'années d'abandon vont être récupérés et réinsérés dans le parc urbain. © Jean-Charles Sexe.


L’affectation de ces bâtiments dépendra des propositions faites par les quatre équipes d’urbanistes choisies pour travailler sur “l’après-Rhodiaceta”. Le maire de Besançon a quelques pistes : « Un restaurant sur le transbordeur avec vue sur la citadelle, en face », avance Jean-Louis Fousseret.

Les plus beaux graffitis réalisés à l’intérieur de l’usine, longtemps squattée, seront découpés de leur support et deviendront des éléments de décor.
La volonté de la ville qui a racheté le site en 2015 pour l'euro symbolique est d’en faire, en plus d’un lieu de détente (jeux, parcours sportifs), la prolongation du quartier culturel esquissé le long du Doubs, avec la Cité des Arts (conservatoire de musique et fonds d’art contemporain), et les salles de spectacles Le Bastion et La Rodia.
L’aménagement du parc et la restauration des bâtiments préservés sont évalués à 2 millions d’€. C.P.

 

Ecole des vins

 

- Le fabricant de rondelles Gris Group injecte 5,5 millions d’€ sur son site lorrain.

 

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Gris Group va investir dans l’agrandissement de ses ateliers et de nouvelles machines. © Jérôme Beaudoin.


Le fabricant de composants mécaniques, rondelles techniques et pièces techniques découpées Gris Group  (l'une des entreprises du Best of 2017 de Traces Ecrites News, voir ici) va injecter 3,5 millions d’€ pour agrandir son site de Lesménils (Meurthe-et-Moselle).

La construction de 3.700m² supplémentaires d’ateliers industriels doit démarrer en septembre 2017. Fournisseur privilégié de l’industrie automobile, la PME va accompagner ce chantier par le recrutement de 18 salariés cette année et un investissement de 2 millions d’€ dans des équipements de production.
« L’organisation physique des ateliers doit être repensée, d’abord car nous manquons de place dans de nombreux secteurs pour travailler dans des conditions optimales, ensuite pour intégrer de nouvelles machines et de nouveaux procédés » souligne Jean-Yves Dosdat, responsable industriel.
Gris Group qui emploie 200 personnes, entend se donner les moyens d’accompagner sa croissance. En 2016, l’entreprise familiale a signé un chiffre d’affaires consolidé de 37,4 millions d’€. Dans le détail, la filiale française Gris Découpage a progressé de 12 %, dont +27 % à l’exportation, pour un résultat net en hausse de 18,9 %.
La filiale allemande Gris Umformtechnik poursuit sur la même lancée, puisqu’elle a réalisé 8,3 millions d’€ de chiffre d’affaires l’an passé, soit une progression de 6 %. La société est présidée par Francis Gris, son fondateur en 1984 qui se prépare à céder les rênes à sa fille Céline Gris, directrice-générale depuis 2012. P.B.

 

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-  Une charte pour réduire les risques des pesticides viticoles en Bourgogne.

 

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© BIVB.

 

Une viticulture bourguignonne raisonnée et même bio passe quand même par l’utilisation de produits phytosanitaires, plus écologiques. Aussi, leur pulvérisation à certaines périodes, notamment en mai, près de sites sensibles comme les écoles, les maisons de retraite, voire les habitations riveraines, vient de faire l’objet d’une charte d’emploi. On peut même dire « d’usage responsable lié au vivre ensemble ».

Signée mardi 4 juillet à l’occasion de l’assemblée générale du Bureau Interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB), cette charte résulte d’une réflexion d’une année et semble recueillir l’assentiment des professionnels de la vigne et du vin.

Pas contraignante, mais très incitative, elle joue sur la prise de conscience, distille les bonnes pratiques et entend montrer du doigt les dérives, comme traiter si le vent dépasse 19 km/h. Son plan d’action en quatre parties s’étale jusqu’en 2022.

Dans un premier temps, il s’agit d’informer et d’expliquer le métier de vigneron. Alain Meyre, président de l’organisme de défense et de gestion (ODG) du Médoc venu tout spécialement pour témoigner à l’assemblée générale, fait organiser dans toute son aire d’appellation des apéritifs dinatoires de voisinage qui rencontrent un réel succès.

La charte invite dans les deux ans à déployer l’utilisation systématique de buses d’épandage anti-dérive pour le désherbage et de systèmes anti-gouttes pour les autres traitements. Elle compte par ailleurs organiser des formations aux réglages des pulvérisateurs et éradiquer au maximum les traitements au canon.

« Nous allons également travailler avec les fournisseurs de matériel pour qu’ils mettent au point des pulvérisateurs de plus en plus efficaces et inciter à recourir à des produits de moins en moins nocifs pour l’homme et son environnement, ce qui devrait faire bouger les fabricants en ce sens », argumente Frédéric Barnier, vice-président de la commission technique et qualité au BIVB. D.H.

 

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- Le métier de distillateur aux rencontres de la viticulture de Beaune.

 

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Eric (à gauche) et Georges Pigneret et leur distillerie ambulante. © Traces Ecrites.

 

En septembre, la distillerie Pigneret Moroges, dans la Côte chalonnaise en Saône-et-Loire, aura pris possession de ses nouveaux locaux à Beaune. Sans abandonner l’implantation historique de l’entreprise familiale qu’il dirige avec son frère, Eric Pigneret disposera d’un pied à terre plus proche des Côtes de Beaune et de Nuits-Saint-Geroges, pour sa distillerie ambulante.
Pendant les vendanges, il se déplace de village en village pour réaliser les prestations viniques dont doit s’affranchir tout viticulteur, selon la réglementation européenne. Les rafles et les marcs de raisin issus du pressurage, encore imprégnées d’alcool, doivent être valorisées soit en distillerie pour en faire des eaux de vie, soit compostées ou encore - phénomène plus récent - introduits dans un système de méthanisation.
Gros distillateur de la Côte des vins (il traite les marcs de 3.000 ha de vignes), Eric Pigneret se veut pédagogue même auprès d’un auditoire à priori initié, comme les 250 professionnels du vin qui ont assisté le 29 juin dernier à Beaune, aux rencontres de la viticulture organisées par la Caisse d’Epargne de Bourgogne-Franche-Comté.

« Un marc propre d’une vendange saine donne 80 à 90% de la qualité d’une eau de vie, qui est alors plus fine et se conserve mieux », explique Eric Pigneret. « Aussi, avant de le distiller faut-il le conserver à l’abri de l’air dans une cave bien fraîche, dans des bennes sous 5 à 10 cm de sable ou, plus simple, dans des sacs hermétiques ».
Comme tout rendez-vous bourguignon, celui-ci s’est achevé par une dégustation de vins et un mâchon avec entre autres au menu, du boudin et du jambon cuit dans de la lie de vin, une recette concoctée par les frères Pigneret, fervents défenseur de la toute jeune AOC (appellation d’origine contrôlée) Marc et Fine de Bourgogne. C.P.

 

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- L’association Créez comme elles a fêté ses 10 ans à Troyes.

 

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© Frédéric Marais/Agence Info.

 

Voilà une association qui ne craint pas de bafouer ouvertement la parité. Et pour cause : elle est faite par et pour les entrepreneuses, les créatrices d’entreprise et les porteuses de projet.
Créez comme elles a vu le jour il y a dix ans à Troyes et a fait un sacré bout de chemin depuis puisqu’elle compte aujourd’hui 128 membres et a essaimé dans la Marne, en Haute-Marne et dans l’Yonne.

L’association a célébré avec faste son dixième anniversaire le 3 juillet dans la très belle salle des fêtes de la mairie de Troyes, où l’heure était autant à la récréation qu’à la réflexion.
L’occasion pour la présidente fondatrice, Anne Soto-Mayor, de résumer les fondements de Créez comme elles : « Rompre l’isolement des femmes entrepreneurs, leur (re)donner confiance en elles, leur permettre de se constituer un réseau, de concilier vie personnelle et vie professionnelle… »

Un certain nombre d’élus troyens et de personnalités avaient répondu à l’invitation de l’association. Et en particulier Charles du Dresnay, responsable des affaires régionales au sein de la direction Grand Est de la Caisse des Dépôts, venu rappeler l’engagement de son établissement auprès des femmes.
Cette grande journée festive a aussi permis à Anne Soto-Mayor de présenter son successeur, Isabelle Boude, qui exerce la profession de coach en développement professionnel et personnel (société Giocanda à Troyes). Cette germanophile a émis le souhait de repousser les frontières de l’association plus à l’Est. F.M.

 

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Isabelle Boude (au micro) succède à  Anne Soto-Mayor à la présidence de Créez comme elles, une association de Troyes qui a essaimé dans la Marne, en Haute-Marne et dans l’Yonne.  © Frédéric Marais/Agence Info.

 

Nomination

 

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© Traces Ecrites

- Hubert Zeimett devient directeur adjoint de la Fédération des Négociants-Eleveurs de Grande Bourgogne.

 

Agé de 31 ans, ce diplômé de l’école d’ingénieurs Supélec et de l’Université de Wollongong en Australie rejoint la Fédération des Négociants-Eleveurs de Grande Bourgogne comme directeur adjoint pour seconder Pierre Gernelle.  

Après 7 années passées dans le conseil en stratégie opérationnelle auprès d’entreprises du secteur de l’assurance, ce Champenois d’origine a complété son parcours académique avec un mastère spécialisé en commerce international des vins et spiritueux (CIVS) de la Burgundy School of Business à Dijon.

« Notre filière est mobilisée sur de nombreux enjeux, aussi bien locaux, régionaux qu’internationaux, aussi, je me réjouis du renfort de l’équipe de la fédération », précise Frédéric Drouhin, le président des négociants-éleveurs.



Roger Martin BTP
Article classé dans : Eco)Bref

Mots-clés : Besançon, Côte-d'Or, Saône-et-Loire, urbanisme, Grand Est, Beaune, BIVB, Troyes, caisse d'épargne de Bourgogne Franche-Comté, investissements, Aube, Meurthe-et-Moselle, Bourgogne Franche-Comté, Gris Group, Rhodiaceta, distillerie Pigneret Moroges, Créez comme elles, charte, pesticides, Hubert Zeimett, Fédération des Négociants-Eleveurs de Grande Bourgogne

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