L’Alsacien ProtoÉlectronique dématérialise le prototypage et recrute

Publié par Mathieu Noyer, le 13 septembre 2017

ÉLECTRONIQUE/BAS-RHIN. Avec la dématérialisation des prestations qui entourent le prototypage, la PME de Rosheim réinvestit le champ de la conception, là où l’électronique européenne préserve une valeur ajoutée.
ProtoÉlectronique qui s’appuie sur le sous-traitant Altrics, est en pleine phase de recrutement et affiche l’ambition et la capacité de monter son chiffre d’affaires à 10 millions d’€ dans les cinq ans.

 

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Machine de prototypage. © ProtoÉlectronique.

 

ProtoÉlectronique a investi un nouveau métier, que son dirigeant Damien Rossignon résume dans cette expression : « la digitalisation du prototypage ». En somme, c’est l’appel aux services en ligne dans la phase de conception de produits, en l’occurrence les cartes électroniques.

 

Mais que l’on ne s’y trompe pas. La matière grise humaine reste le nerf de la guerre et la mise en œuvre fait toujours appel à la dextérité d’opérateurs et d’opératrices, la PME en recrute d’ailleurs actuellement en misant notamment sur le « vivier » des personnes qui sont passés par des secteurs de précision comme l’horlogerie et la câblerie.

 

ProtoÉlectronique a investi 400.000 € dans l’acquisition de machines de pose de composants entrées en service en juillet dernier. Elles sont dédiées à la fabrication de toutes petites séries, ce qui constitue la marque de la fabrique de Protoélectronique «  Notre panier moyen se situe à 10 pièces », souligne Damien Rossignon.

 

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La PME a dématérialisé les prestations qui entourent le prototypage proprement dit  : devis, chiffrage des projets, entrée et gestion des données, modes d’échange (comme les live chat) avec les clients pour les allers-retours sur le choix des composants, les formes des pièces, les caractéristiques des circuits imprimés, etc.

 

« Nous rendons ces phases moins chronophages. Les devis peuvent être établis en dix minutes et le délai de réalisation est ramené dans une fourchette de 5 à 20 jours, là où jusqu’alors, six semaines étaient la norme », décrit Damien Rossignon.

 

Après l’Allemagne, une agence technico-commerciale en Italie

 

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ProtoÉlectronique est spécialisée dans les petites séries.

 

Le tout se regroupe sur le site web dédié, www.protoelectronique.com, qui est animé depuis les locaux de Rosheim (Bas-Rhin) où l’entreprise s’est établie et où elle fabrique ensuite les prototypes, avant leur envoi en sous-traitance de grande série.

 

Le mode opératoire séduit. La PME indique compter 4.000 inscrits sur son site : start’up, entreprises de robotique, d’appareil médical et d’électronique bien sûr. Ses interlocuteurs directs sont les bureaux d’études de ces sociétés.

 

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Protoélectronique emploie 22 salariés actuellement et les recrutements en cours visent à atteindre un palier de 30 à la fin de cette année. Quant au chiffre d’affaires, il devrait dépasser 2 millions d’€ en 2017.

 

« Nous avons l’ambition, et la capacité, de monter à 10 millions d’€ dans les cinq ans », affirme Damien Rossignon. Dans l’univers doublement mondialisé du digital et de l’électronique, l’étranger représente un vecteur de développement logique.

 

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Damien Rossignon parie sur le digital.

Le chiffre d’affaires est réalisé pour l’heure à 15 % à l’export, une agence technico-commerciale a ouvert en Allemagne début 2017, une autre est prévue en Italie au second semestre, le site web est trilingue, français, allemand et anglais.

 

Grâce à tous ces développements stratégiques, ProtoÉlectronique va gagner un peu plus en autonomie par rapport à la société dont elle est issue, Altrics.

 

Cette autre société intervient dans le champ plus classique de la sous-traitance électronique. Elle est basée à Rosheim où elle-même est née à la suite de Théalec et où elle compte une quarantaine de salariés.

 

Mais concurrence low cost oblige, l’essentiel de son activité de production s’est déplacée dans les filiales au Portugal et en Tunisie. Protoélectronique donne ainsi l’opportunité de réinvestir le champ de la conception. Celui sur lequel l’Europe de l’électronique garde toute sa compétitivité.

 

Photos fournies par l'entreprise.



Roger Martin BTP
Article classé dans : Entreprises

Mots-clés : Grand Est, dématérialisation, recrutement, Bas-Rhin, électronique, ProtoÉlectronique, prototypage, composants électroniques, Damien Rossignon, Altrics

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