Ils font la foire de Dijon

Publié par Christiane Perruchot, le 02 novembre 2011

TERROIR. Ouverte le 1er novembre, la foire gastronomique de Dijon fait la part belle aux productions régionales.

Parmi les 200 exposants de produits alimentaires, originaires de toute la France, voire de plus loin, rencontre avec trois producteurs d'Alsace, de Bourgogne et de Franche-Comté.

Les bredela du Haut-Rhin. La fabrication des petits fours de Noël bat son plein en Alsace. Appelés Bredela dans le Haut-Rhin et Bredele dans le Bas-Rhin, ces petits gâteaux typiques sont entre autres la spécialité de la biscuiterie Coco-LM, créée à Colmar (Haut-Rhin) en 1996.

L'entreprise de Jean-Marc Müller (4,2 millions d'€ de chiffre d'affaires) est présente à la foire de Dijon depuis une douzaine d'années et sur tous les marchés de Noël de l'Est. En fin d'année, les effectifs d'une quarantaine de personnes se gonflent alors de nombreux intérimaires.

«La maison porte le nom des gâteaux qui l'ont fait grandir, les macarons à la noix de coco, vendus à l'époque dans le pittoresque village de Riquewihr», raconte Martine, responsable du magasin d'Eguisheim. Déclinés à l'orange, à la pistache, au chocolat, les macarons sont rapidement suivis d'autres recettes traditionnelles de Bredele, pains d'épices, Beerawecka (gateaux aux fruits secs macérés dans de l'alcool).

Ils sont maintenant vendus dans un réseau de onze boutiques en Alsace, passage obligé pour les touristes, à la foire de Paris et au salon de l'agriculture ainsi que, depuis une dizaine d'années, sur internet.

Les fruits rouges des Hautes-Côtes. Propriétaires de 13 ha d'arbres à petits fruits (cassis, groseilliers, framboisiers, cerisiers, pêches de vigne) à Concoeur, dans les Hautes-Côtes de Nuits-saint-Georges (Côte-d'Or), Isabelle et Sylvain Olivier décident de transformer toute leur récolte à la ferme, plutôt que de la vendre au négoce.

Bien leur a pris. En une quinzaine d'années, la Ferme Fruirouge, leur petite entreprise de  5 salariés (300 000 € de chiffre d'affaires), fabrique bien plus que les traditionnelles boissons, liqueurs et confitures.

«Je recherche des recettes anciennes, certaines comme le ketchup de cassis existaient au 18ème siècle», raconte Isabelle. Le stand qu'ils tiennent au sein du quartier des saveurs, à la foire de Dijon, se décline en beurres de fruits (de la pulpe de fruits) remarqués au salon de l'agriculture en 2006 et en 2009, moutardes, vinaigres, boissons sans alcool et vodka au cassis.

La production entièrement bio et l'internet séduisent une clientèle japonaise et américaine qui représente aujourd'hui 10% des ventes. L'essentiel des marchandises est écoulé à la ferme (50%) et l'hôtellerie-restauration atteint aujourd'hui 30% des ventes.

Sur les coteaux de Champlitte. A la lisière de la Bourgogne, Lionel Couturier est avec 34 ha, l'un des deux seuls viticulteurs de Champlitte, petite bourgade de Haute-Saône.

Avec environ 1500 hectolitres par an, il est aussi le plus important à produire cette indication géographique protégée (IGP), ressuscitée en 1974 grâce à Albert Demard, enfant du pays et fondateur du musée d'art et tradition populaire, fleuron du tourisme local.

Vins tranquilles et pétillants sont issus de plusieurs cépages : chardonnay, auxerrois, pinot gris, gamay, rubis, bouquet… «La tradition viticole est vive, nous organisons une Saint-Vincent, chaque année, en 2012, ce sera le 23 janvier», raconte Lionel Couturier.

Le gérant de la SCP Les Coteaux de Champlitte (7 salariés) et vinificateur de la maison, est fier d'avoir réussi à faire entrer ses vins sur les rayons des grandes surfaces de Bourgogne et de Franche-Comté. Ces ventes représentent aujourd'hui autant que la vente à la propriété, qu'il juge plus contraignante à cause d'une présence permanente.

La foire de Dijon demeure un rendez-vous incontournable depuis 25 ans. Il y fait volontiers découvrir ses productions, notamment un moelleux à base de pinot gris (le cépage d'Alsace) qui porte le nom de Lites, évocation de la peuplade des Lites qui installa au 4ème siècle un camp dans ce coin de Haute-Saône, à l'origine du nom de Champlitte.

Crédit photo: Traces Écrites.



Roger Martin BTP
Article classé dans : Entreprises

Mots-clés : Franche-Comté, Bourgogne, Alsace, Cassis, agroalimentaire, vins, jus de fruits, biscuiterie, Coco-LM, Ferme Fruirouge, Les Coteaux de Champlitte

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