« Il faut être un peu fou pour lancer une entreprise sans conseil»

Publié par Didier Hugue, le 29 novembre 2013
Xavier Chevet.
Xavier Chevet.

AVIS D'EXPERT. La société FC CRH, installée à Auxon-Dessus, près de Besançon (Doubs), propose aux créateurs et repreneurs d’entreprise, principalement de TPE, un accompagnement personnalisé et  stratégique.

A sa tête, Luc Malaizier et Xavier Chevet qui l’a rejoint depuis peu pour reprendre progressivement les rênes.

Ce dernier nous explique les approches qu’il développe pour bien positionner un projet, recruter, gérer son personnel ou encore éviter les retards de paiement et autres impayés.

Cliquez sur la photo pour l’agrandir.

Qui êtes-vous Xavier Chevet ?

Un ingénieur de formation (ENI), titulaire également d’un MBA et un ancien cadre de l’industrie mécanique. J’ai notamment dirigé le site d’Augé Découpage à Besançon que j’ai quitté en 2011 pour voler de mes propres ailes.

C’est en me formant ensuite au coaching et aux techniques de communication à l’Institut de création et de reprise d’entreprise (ICRE) que j’ai rencontré Luc Malaizier, l’un des intervenants.

Le contact s’est fait naturellement avec lui et nous avons décidé de nous associer pour que je reprenne progressivement FC CRH. Sinon, j’ai 46 ans et suis ceinture noire 3ième dan de judo.

Quels pièges vous semble t-il important d’éviter dans tout projet de création ou reprise d’entreprise ?

Pour le créateur, c’est déjà celui de la solitude et du manque de gestion efficace du temps. Je vois trop de jeunes chefs d’entreprise se noyer dans les détails et occulter l’essentiel : garder le cap sur une vision stratégique à moyen et long terme.

Il faut aussi se lancer dans l’aventure avec des fonds propres, car la trésorerie est l’un des facteurs clés de la réussite future.

Pour le repreneur, il est primordial de se faire accepter du cédant qui connaît l’entreprise et son environnement. Donner un chèque n’est pas une fin en soi.

Il doit se faire accompagner par le vendeur et aussi par un conseil extérieur qui l’aide à prendre le recul nécessaire. En outre, il me semble indispensable de prendre son temps, jusqu’à une année si besoin.

Dans le cas d’une reprise, quelles techniques particulières mettez-vous en œuvre ?

Si nous avons une mission globale, nous faisons une analyse complète du projet, de l’approche initiale à l’audit du portefeuille client, des équipements, du personnel. Son but : déterminer les points forts à exploiter et évaluer les faiblesses pour répondre par des solutions parfaitement adaptées.

Nous apportons aussi nos conseils vis-à-vis des banquiers et autres financeurs de l’entreprise.

Les jeunes patrons ne pêchent-ils pas aussi dans leur défaut de management ?

Soit, ils sont familiers en la jouant copain copain dès le départ, soit ils restent trop rigides. Nous leur donnons la bonne posture à adopter en terme de vocabulaire comme de gestuelle.

Elle passe par des rencontres en face à face, car le téléphone et le mail, c’est sans doute bien, mais rien ne remplace le contact humain.

Le management passe aussi par des évaluations régulières des collaborateurs. C’est un passage obligé du dirigeant pour savoir comment se sent et évolue son personnel.

Cet entretien doit permettre de corriger tout type de dysfonctionnement ressenti et de se dire les choses. Là encore, cela ne s’invente pas quant aux missions confiées, au niveau de délégation accordée et aux envies d’évolution de carrière.

Vous intervenez également pour optimiser la trésorerie, le crédit client est-il une plaie bien française ?

Si l’on compare à ce qui se passe en Allemagne, je vous dis immédiatement oui. Mais la faute en revient bien souvent à celui qui émet une facture et attend gentiment qu’on veuille bien l’honorer.

Avec notre outil « Trésor Zen », mis au point en partenariat avec la société dijonnaise TC Performances, nous intégrons sept niveaux de relance. Et, je peux vous assurer qu’en trois semaines, nous rentrons 80% des créances échues.

Combien coûtent vos interventions ?

De 10 000 à 15 000 € en moyenne.

Crédit photo : Traces Ecrites

         

Roger Martin BTP
Article classé dans : Avis d'expert

Mots-clés : Franche-Comté, Doubs, conseil en entreprise, FC CRH, Xavier Chevet, Luc Malaizier

Découvrez également les articles associés :

La Banque de France et la Région du Grand Est proposent une formule d'ingénierie financière pour le développement des entreprisesLa Banque de France et la Région du Grand Est proposent une formule d'ingénierie financière pour le développement des entreprises
« L’Ecole des vins de Bourgogne ouvre les portes d’un monde d’émotions et de sensations en faisant aimer toute une région »« L’Ecole des vins de Bourgogne ouvre les portes d’un monde d’émotions et de sensations en faisant aimer toute une région »
Vins de Bourgogne : « Le prix, la popularité, la demande, tout monte en flèche »Vins de Bourgogne : « Le prix, la popularité, la demande, tout monte en flèche »
La révolution fiscale a-t-elle enfin lieu avec la loi de finances 2018 ?La révolution fiscale a-t-elle enfin lieu avec la loi de finances 2018 ?

Commentez !


Combien font "9 plus 9" ?

Envoyer votre commentaire