HydroProcess met son avenir sous pression

Publié par Didier Hugue, le 09 décembre 2010

Innovation. Créée en 2006 par Philippe et Michèle Dereims, qui ont par ailleurs repris le fonds de commerce de Jean-Pierre Chopard, la société HydroProcess, implantée aujourd’hui sur 800 m2 dans l’ancien site Kodak de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), vient de mettre au point un équipement de découpe par jet d’eau pour le moins révolutionnaire.

Baptisé «Chef Cut», il s’adresse au secteur de l’agroalimentaire et cible le marché des gros artisans pâtissiers, chocolatiers, glaciers, confiseurs et traiteurs.

Grâce à une buse et un plateau, supportant les aliments, et qui fonctionnent de concert, il offre une découpe, rapide, précise et sans perte de produits frais ou surgelés, surtout pour les gâteaux et amuse-bouches, mais aussi pour les viandes, poissons, légumes, fruits ainsi que les fromages.

«Nos comptons beaucoup sur cette innovation pour doper notre développement», indique Michèle Dereims.

HydroProcess (1,4 million d’euros de chiffre d’affaires, 7 salariés) ne place toutefois pas ses œufs dans le même panier.

Doubler l’activité d’ici à 3 ans

L’entreprise poursuit ses efforts pour concevoir des machines de découpe par jet d’eau à l’intention d’autres secteurs industriels : aéronautique et aérospatiale, bâtiment, mécanique…

Sa clientèle s’appelle EADS, Placoplâtre ou encore le Commissariat à l’énergie atomique (CEA).

«Nous concevons nos machines sur mesure, c’est-à-dire adaptées à des besoins très spécifiques», précise Philippe Dereims, ingénieur de formation et ancien du groupe Saint-Gobain.

Autre domaine d’intervention phare : la conception de matériel de neutralisation d’engins explosifs servant à démanteler des stocks de munitions ou intervenir en cas de découverte de colis suspects ou d’anciennes bombes.

Le panorama des compétences du fabricant chalonnais de machines spéciales ne serait toutefois pas complet sans indiquer deux autres de ses spécialités : l’hydroformage et les amplificateurs de haute pression.

«L’hydroformage permet idéalement de produire des pièces non démoulables et sans soudure, soumises généralement à de fortes contraintes : tuyères d’avion, comme l’Airbus A380, tubes pour la pétrochimie, fonds de cuve… », souligne Philippe Dereims.

Grâce à ce savoir-faire dans la très haute pression (jusqu’à 6000 bar), HydroProcess mise sur un doublement d’activité d’ici à trois ans et une part à l’exportation d’au moins un quart.

Crédit photo: HydroProcess



Roger Martin BTP
Article classé dans : Entreprises

Mots-clés : Chalon-sur-Saône, Saône-et-Loire, HydroProcess

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