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Grand Est : le FN rafle la mise, mais pourra-t-il l’emporter ?

Publié par Christiane Perruchot, le 07 décembre 2015

ÉLECTIONS RÉGIONALES. Les deux régions du Grand Est, Alsace Champagne-Ardenne Lorraine et  Bourgogne Franche-Comté font partie des six des treize régions où le Front National est en tête.

Une triangulaire devrait se dérouler dimanche prochain en Bourgogne Franche-Comté entre le Front National, Les Républicains, en seconde position à l'issue du 1er tour et le Parti Socialiste, troisième mais bénéficiaire d'un plus grand nombre de réserves de voix.

En Alsace Champagne-Ardenne Lorraine où devrait également avoir lieu une triangulaire dans laquelle le Front National part favori face au président sortant d'Alsace, Les Républicains, des élus de gauche demandent au président PS du conseil régional de Lorraine, Jean-Pierre Masseret, de se retirer.

 

sophiemontel
La candidate FN Sophie Montel en tête en Bourgogne Franche-Comté à l'issue du 1er tour ; mathématiquement, le scrutin de dimanche prochain se présente très serré entre elle, la présidente sortante PS du conseil régional de Franche-Comté et le candidat des Républicains.

 

Avec près de 32%, la candidate frontiste Sophie Montel, députée européenne et conseillère régionale sortante, élue dans le Doubs, devance de huit points François Sauvadet, le candidat UDI-Les Républicains, président du conseil départemental de la Côte-d'Or qui arrive en seconde position avec 24% des suffrages. Marie-Guite Dufay, la présidente sortante du conseil régional de Franche-Comté et candidate du parti socialiste, le talonne avec près de 23%.

 

Les résultats confirment l’envolée du  FN observée sur tout le territoire national. En 2010, date des dernières élections régionales, son score était de 12% en Bourgogne et d’à peine plus de 13% en Franche-Comté.

 

C’est donc une triangulaire qui se déroulera dimanche prochain 13 décembre en Bourgogne Franche-Comté. François Sauvadet, le candidat Républicain et la socialiste Marie-Guite Dufay ont dit leur volonté de se maintenir.

 

Le premier peut espérer compter sur les électeurs du Modem qui accueille également des candidats de l’Union des Indépendants (UDI). Hier soir, leur leader François Bayrou a donné comme consigne de faire barrage au Front National. Mais en Bourgogne Franche-Comté, il  a fait le maigre score de 3,23%.

 

François Sauvadet peut aussi espérer séduire les électeurs de Debout la France. C’est la surprise de ce scrutin en Bourgogne Franche-Comté.

 

Maxime Thiébaut, la tête de liste de ce parti conservateur, plus jeune candidat de France, arrive en quatrième position avec 5,18% des suffrages, mais n’est pas en position de se maintenir (il faut 10% des inscrits).

 

La seconde bénéficie d’un potentiel de voix de gauche supérieur aux voix de la droite traditionnelle et à celles du FN. S'il n'est pas spontané, le ralliement des autres partis de gauche à Marie-Guite Dufay est réaliste. La secrétaire nationale d’Europe Ecologie Les Verts, Emmanuelle Cosse, a dit hier soir sa volonté de soutenir les candidats du PS ; la candidate régionale Cécile Prudhomme a dit attendre une décision « collégiale ».

 

En Bourgogne Franche-Comté, les écologistes lui seront d’un moins grand secours que l’extrême gauche.

 

En effet, Europe Ecologie Les Verts, avec près de 4%, recule de 5 points par rapport à 2010. Associé au Front de Gauche, le Parti communiste fait une remontée significative en approchant 5% des suffrages.

 

C’est la seconde surprise de ce scrutin dans cette région. L’extrême gauche gagne près de deux points par rapport à 2010.

 

C’est en Côte-d'Or que François Sauvadet (Les Républicains) fait son meilleur score avec 24,02% et permet à ce département d'être le seul à ne pas donner l'avantage à la candidate frontiste. Marie-Guite Dufay fait quant à elle, sa meilleure performance dans le Doubs, avec 21,29%.

 

Signalons aussi que les deux plus grandes villes de la future région Dijon et Besançon donnent leur préférence à la candidature socialiste avec respectivement 34,62% et 29,09%.

 

florianphilippot
Florian Philippot réalise parmi les meilleurs scores de l'hexagone, et a toutes les chances de l'emporter en cas de triangulaire, ce que souhaiteraient éviter plusieurs élus de gauche en demandant au président du conseil départemental de Lorraine, arrivé en 3ème position, de se retirer.

 

En Alsace Champagne Ardenne Lorraine, le Front National mené par le député européen Florian Philippot atteint 36,06% des suffrages. Philippe Richert (Les Républicains) arrive deuxième : le président sortant du conseil régional d’Alsace rassemble 25,83% des voix.

 

Le socialiste Jean-Pierre Masseret, président du conseil départemental de Lorraine arrive 3ème, avec 16,11% des suffrages. Malgré une maigre réserve de voix à gauche, un appel à constituer un front républicain de la part de la députée européenne écologiste Sandrine Bélier (qui a obtenu 8,24% des voix) ainsi qu’à un retrait à la demande du maire PS de Strasbourg Roland Ries, il disait hier soir exclure de se désister.

 

Peut-être la direction du parti en décidera autrement… comme il l’a fait en Nord Pas de Calais Picardie et Provence Alpes Côte d’Azur, deux régions où le Front National a toutes les chances de l’emporter dimanche prochain.

 

En Alsace Champagne Ardenne Lorraine, d’après une enquête IPSOS-Sopra Steria pour le Cevipof et Le Monde publiée jeudi dernier, la liste FN de Florian Philippot l'emporterait de justesse au second tour avec 37% des voix, devant celles de Philippe Richert (LR, 35%) et de Jean-Pierre Masseret (PS, 28%).

 

Dans son fief de Forbach (Moselle), le FN Florian Philippot recueille 44,87%. C’est dans le Bas-Rhin que Philippe Richert, président sortant d’Alsace, fait son meilleur résultat avec 33,28 % talonné par le FN (moins de deux points en-deçà). A Mulhouse, il devance également le candidat FN.

 

A Nancy, le PS Jean-Pierre Masseret arrive premier avec 30% des voix, talonné par Philippe Richert. Mais à Metz, il est devancé par le FN.  Reims et Troyes donnent également l’avantage à Florian Philippot.

 

Espoir, pour les candidats de la droite républicaine et de gauche, les électeurs d'Alsace Champagne-Ardenne Lorraine se sont très peu mobilisés : seulement 48,3 % se sont déplacés pour aller voter hier.

 

Sans doute parce que l'accouchement de cette nouvelle région se fait dans la douleur. Signe de cette résistance à la fusion : le candidat Jean-Georges Trouillet, chef de file d'Unser Land, un mouvement revendiquant le maintien de la région Alsace, recueille dans le Bas-Rhin 10% des voix, c'est-à-dire autant que le candidat socialiste.



Roger Martin BTP
Article classé dans : Territoires

Mots-clés : Franche-Comté, Bourgogne, Alsace, Champagne-Ardenne, Lorraine, élections régionales

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