Freudenberg-Politex ou la seconde vie des bouteilles plastiques

Publié par Christian Robischon, le 03 janvier 2012

RECYCLAGE. Freudenberg-Politex à Colmar (Haut-Rhin), c’est un peu un condensé de nos vies.

L’usine de 110 salariés voit défiler sur ses chaînes le résultat de la collecte des bouteilles plastiques auprès des ménages.

Elle compte parmi les quelques entreprises de l’Est qui ont basé leur activité sur leur recyclage.

Cliquez sur les photos pour les agrandir.

Ce qui intéresse Freudenberg-Politex, une joint-venture entre deux groupes allemand et italien, c’est le PET (polyéthylène téréphtalate) qui compose l’essentiel des bouteilles d’eau minérale.

Son usine alsacienne de Colmar (Haut-Rhin) les transforme en paillettes, dont elle produit 22 000 tonnes/an à partir d’un peu plus de 30 000 tonnes annuelles de bouteilles.

De cette production, elle conserve la moitié en interne pour la transformer en fibres non-tissées qui viendront s’installer dans les toitures afin d’en renforcer les membranes d’étanchéité.

Elle expédie l’autre moitié dans les deux autres usines européennes de Freudenberg-Politex, toutes deux basées en Italie, qui réalisent la même production finale.

Le PET est le composant essentiel des bouteilles, mais non le composant exclusif. Tout l’enjeu est donc d’isoler ce type de plastique du reste de la matière qui défile sur les chaînes.

Première étape, il faut séparer la bouteille d’eau minérale des autres emballages issus du tri des ménages : les bidons de lessive, les bouteilles de shampooing, les briques, les cannettes…

Un tri de plus en plus précis

La technologie du tri optique est ici appelée à la rescousse. L’usine a récemment modifié son équipement afin d’optimiser la séparation.

Par rapport au dispositif précédent, un matériel de marque Titech remplace la première - et principale - des trois machines de la ligne. Elle augmente d’un tiers la vitesse de défilement pour la porter à 3 mètres/seconde.

Cette cadence «permet de mieux étaler les produits et ainsi d’effectuer un tri plus précis, plus individualisé», souligne Daniel Zimmerlin, le responsable de Titech France.

La machine reconnaît par spectrométrie infrarouge la matière dominante des différents emballages de la collecte sélective qui défilent sur le trommel de l’usine colmarienne, en leur associant un code couleur.

Elle focalise sur le PET et éjecte de la sorte les autres contenants. Son capteur de métaux intégré permet aussi de retirer les cannettes mélangées par inadvertance.

Étape suivante, une fois la bouteille d’eau isolée, une ligne de flottation assure la séparation entre son PET et ses autres composants minoritaires : le polyéthylène haute densité (PE-HD) des bouchons, les polyamides servant à coller l’étiquette, le PVC, le papier des étiquettes.

Le "non-PET" forme 30 % du poids de la bouteille et  Freudenberg-Politex en valorise environ un tiers. «Au final, nous recyclons ainsi près de 80 % du contenu matière de la bouteille», calcule Jean-Marc Losser, responsable technique de l’usine alsacienne.

Photos : Freudenberg-Politex



Roger Martin BTP
Article classé dans : Entreprises

Mots-clés : Alsace, Haut-Rhin, recyclage, Colmar, Freudenberg-Politex, bouteilles plastiques, Titech, PET, polyéthylène téréphtalate

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