Eurogerm a toujours plus de grain à moudre

Publié par Didier Hugue, le 07 juillet 2011

Agroalimentaire. L’entreprise dijonnaise spécialisée dans les ingrédients et auxiliaires technologiques pour la filière blé-farine-pain regarde au-delà de la ligne d’horizon en multipliant les projets d’implantation à l’étranger.

Jean-Philippe Girard, son bouillant et pugnace P-DG, se donne les moyens de cette ambition en affichant des résultats annuels en forte hausse. (cliquez sur les photos pour les agrandir)

Mais où s’arrêtera Jean-Philippe Girard dans sa course effrénée en avant ? Sans doute guère avant d’avoir confortablement installé le groupe Eurogerm qu’il dirige d’une poigne souple sur les cinq continents.

Cette stratégie d’internationalisation s’accélère depuis l’an dernier avec la création d’une huitième filiale étrangère à Boston (USA) et la mise en place d’une joint venture, à Shanghai (Chine), en partenariat avec le Japonais Nisshin Seifun. «Ces deux entreprises représentent un potentiel de chiffre d’affaires de 10 millions de $ à cinq ans», indique le dirigeant.

Elle prend dorénavant une nouvelle tournure par la création d’une direction spécifique, baptisée "alliance et croissance externe" et confiée à Serge Momus. Grâce à cette ressource supplémentaire, l’entreprise finalisera dans les 18 mois une joint venture en Afrique du Sud.

Elle devrait également procéder à des acquisitions en Allemagne et en Italie, «deux marchés parmi les importants d’Europe». Un commercial a, en outre, été détaché dans les pays de l’Est pour étudier notamment les marchés russe, polonais et serbe.

Un bénéfice en hausse vertigineuse

Pour répondre à une offre globale demandée par sa clientèle, le groupe Eurogerm a pris des participations majoritaires dans deux sociétés où il était déjà présent.

Il s’agit d’IDS, à Maligny (Yonne) : conditionnement à façon pour l’agroalimentaire, et de Gustalis, dédiée sur Dijon aux avant-produits de boulangerie et pâtisserie : feuilletage, crème pâtissière, pâtes, génoise…

À cela s’ajoute, toujours côté production, l’extension de 2000 m2 d’un des deux sites dijonnais chiffré à un million d’€ sur trois ans.

Ces développements s’inscrivent dans une conjoncture très porteuse pour l’entreprise, cotée depuis avril 2007 à la bourse de Paris. Son exercice annuel, clos au 31 mars, affiche des résultats financiers de nature à attirer les investisseurs.

Le chiffre d’affaires progresse de 5,6% à 52,8 millions d’€, dont 47,6% à l’international. La hausse la plus spectaculaire intéresse le résultat net part du groupe qui s’envole de 60,5% et atteint les 2,9 millions, soit 5,5% du chiffre d’affaires.

La structure financière a par ailleurs été nettement musclée avec des capitaux propres tutoyant les 28 millions et un endettement moyen et long terme en recul de 8,4% (5,3 millions).

La trésorerie nette représente un beau petit trésor de guerre et dépasse les 8 millions d’€. «Nous nous donnons les moyens de nos ambitions internationales avec deux axes prioritaires que sont l’innovation et la qualité», souligne le P-DG.

À lire aussi sur Eurogerm :

www.tracesecritesnews.fr/actualite/eurogerm-rompt-le-pain-avec-le-japonais-nisshin-seifun-553 www.tracesecritesnews.fr/actualite/eurogerm-pointe-son-nez-aux-etats-unis-3133

Crédit photo: Eurogerm



Roger Martin BTP
Article classé dans : Entreprises

Mots-clés : Dijon, Bourgogne, Côte-d'Or, Eurogerm, filière blé-farine-pain, agroalimentaire, international, Jean-Philippe Girard, croissance, ingédients

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